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Tome sixième.
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teste. Les contributions qu’il exige dansles lieux'où il passe, augmentent consi-dérablement ses revenus casuels. Guer,Mœurs & ufag. des Turcs , tom. II. (G)

CAPITÁNATE, (la) Géog. provinced’Italie au royaume de Naples, bornée aunord & à l’orient par le golfe deVenise ; àl’occident par le comté de Molise ; au midipar la principauté ultérieure, la Basilicate,& la terre de Bâti. Luceradellí Pagani enest la capitale.

CAPIT ANE, galere capitane. [MarinesLes puistànces maritimes, & les états sou-verains qui n’ont pas le titre de royaume ,donnent le nom de galere capitane à laprincipale de leurs galères.

Depuis la suppression de la charge decapitaine général des galères de France,il n’y a plus eu de galere capitane. La prin-cipale a été nommée réale, & la secondepatrone. La galere capitane porte troisfanaux posés en ligne courbe, & non'pas en■ droite ligne , comme ceux de la réale. ( Z )

CAPITANO, f. m. (Hijì. nat. icht-hyolog. ) poisson des isles Moluques, très-bien gravé & enluminé fous ce nom &fous celui de capitaine , par Coyett, aun°. 183 de la premiere partie de sonRecueildes poissons d’Amboine.

II a le corps médiocrement alongé &comprimé ou applati par les cotés, la têtegro fie & courte , presque ronde, les yeux& la bouche de moyenne grandeur.

Ses nageoires font au nombre de sept,savoir, deux ventrales, petites & menues,placées au-dessous de deux pectorales, quifont austì petites & étroites ; une dorsalefort longue, comme fendue en deux à sonmilieu , plus bastb devant que derriere ;une derriere l’anus plus longue que pro-fonde, & une à la queue, échancrée jusqu’aumuieu de sa longueur. Deux de ces nageoi-res font épineuses, savoir , l a dorsale qui aquinze rayons antérieurs épineux, & cellede l’anus qui en a quatre.

Son corps est blanc en-dessous & fur lescôtés , un peu cendré fur le dos & marbréde lignes noires obliques ; ses nageoiresfont 'jaunes, la prunelle de ses yeux estnoire , entourée d’un iris argenté, cercléde jaune.

Mœurs. Le capitano elt commun dans

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la mer d’Amboine.

Remarque. Ce poisson forme avec lefœtak un genre particulier dans la familledes fpares. ( M. AdAPíson.)

CAPITATION, f. f. (Finance.) estun droit annuel qui se leve sur tous lesbourgeois ou habitans des villes , à raisonde leur état & de leurs facultés. On levefur les paysans ou habitans de la campagneun droit à peu près semblable, qu'on ap-pelle taille. Voye\ Taille.

En France, la capitation est un droittrès-distingué de la taille, & que paienttoutes les personnes taiîlables ou non tail-1ables.

C’est proprement une taxe , ou une im-position , qui se leve sur chaque personneà raison de son travail , de son industrie ,de sa charge, ou de son rang. Personnen’en est exempt en France , pas même lesprinces du sang.

Cette espece de tribut en général est fortancien, & répond à ce que les Grecs appel-loient xapxTsriùv , les Latins capita ou capi-tatio, ou tributum capitis ou capitulare ;ce qui distinguoit les taxes fur les person-nes , des taxes fur les marchandises, qu’onnommoit vecligalia. Voye\ DROIT &Taxe.

On appelle encore capitation , une taxequ’on impose par tête dans certains besoinsde Péta t.

La capitation est encore aujourd’hui lataille des Turcs. Elle n’a commencé fousLouis XIV , qu’en 1695 ; & l’édit qui enordonnne l’imposition , est du 18 janvierde la même année. Le roi avoit promisde la supprimer après la paix : mais lesbesoins continuels de l’état ne Pont pas en-core permis. Larrey, Hijì. de LouisXIV*tome VI. Les ecclésiastiques ne paientpoint de capitation , mais ils en donnentl’équivalent fous d’autres titres. (G)

Capitation , en Angleterre, est unetaxe imposée par l’autoríté du parlementsur chaque personne ou tête , sur tout lemonde indifféremment, ou suivant quel-que marque de distinction reconnue , telleque la qualité, le métier, Voyea TAXE-

Ainsi par le règlement ou le statut 18de Charles II, chaque sujet du royaumed’Angleterre fut cotisé par tête suivant

son