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Tome sixième.
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merent à cet égard à la capitale de l’em-pire. On crois communément que lescapitouîs ou juges consuls de Toulouseont tiré leur nom du apitoie érigé dansleur ville. (C)

CAPITOLINS , adj. pi. (Fiji. anc.)jeux apitolins , tudi cap: toit ni. Camilleles institua en mémoire de la levée dustege du capitule parles Gaulois, ou plutôtde ce que -e cri des oies avoit empêchéces barbares de surprendre cette citadelle.On lòs cúébroit tous les ans en l’honneurde Jupiter Capitol'n. Plutarque dit,qu’une partie de ces jeux consistoit en ceque les crieurs publies mettoient íesEtru-riens à l’encheie , & qu’on prenoit unvieillard qu’on hab'dloit avec la robe pré-texte & une bulle d’or au cou, pour repré-senter les rois d’Emuie ; origine qui neparoìt pas avoir beaucoup de rapport àl'événement que Camille avoit prétenduretracer dans ì’instituticn de ces jeux.

Domitien en institua de nouveaux ,nommés igones capitolini , dans lesquelsnon seulement les lutteurs, les gladiateurs,les conducteurs de chars, & les autresathlètes s’exerçoicnt, mais encore les poè-tes, les orateurs, les historiens, les musi-ciens , & les acteurs de théâtre, se dispu-te ient des prix. Ces nouveaux jeux capi-t o luis fc célebroitnt de cinq en cinq ans:s empereur lui-même y distribuoit lescouronnes ; & ils devinrent si fameux,cju’au calcul des années par lustres onsubstitua l'usage de compter par jeuxcapit<dins , comme ies Grecs avoient faitpar olympiades. I! paroi t pourtant que cetusage ne hit pas de longue durée. (C)

CAPITON, s. m. {Comme: ce defoie.)boinre qu on hie Je deíiiis le co. o n , aprèsqu on en^a enlevé L bonne foie. On l’appelleau.ii cujjis , arasjjì ; & l’ on donne lesmén.es noms a des étoiles communes qu’onqn fait.

CAPITOL L S , f. m. ( F:fi. mod.) ma-gistrats de ville à Toulouse, ou officiersmunicipaux, qui y exercent la inême juris-cîiction que ks échevins à Taris, les juraisà Bordeaux, les t enfuis en Provence & enLanguedoc. On ne choisît, pour remplirces places, que des bourgeois des plus hon-nêtes familles, & e est un honneur que

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d’avoir passé par ces charges. ( G )CAPITULAIRES, í m. pi. { Hisi.mod. & Dr. can. ) ce nom qui signifie engénéral un livre divisé en plusieurs chapi-tres ou capitules, s’est appliqué en parti-culier aux loix tant civiles que canoni-ques, & spécialement aux loix ou régle-mens que les rois de France faisoient dansles assemblées des évêques & des seigneursdu royaume. Les évêques rédigeoient enarticles les réglemens qu’ils croyoient né-cesiàires pour la discipline ecclésiastique ,qu’ils tiroient pour la plupart des ancienscanons. Les seigneurs drestòient des ordon-nances suivant les loix & les coutumes ; leroi les confirmoit par son autorité , & en-suite ils éioient publiés & reçus.

réexécution de ceux qui regardoient lesa flaires ecclésiastiques, étoit commise auxarchevêques & aux évêques; & celle descapitulaires qui concernoient les loix civi-les , aux comtes & aux autres seigneurstemporels ; & à leur défaut, des commis-saires envoyés par le roi, qu’on appelloitmi fil dominici , étoient chargés d’y veil-ler. Ces capitulaires avoient force de loidans tout le royaume ; non-seulement lesévêques, mais îes papes même s’y soumet-toient. Childebert, Clotaire , Dagobert,Carlomau , Pépin & sur-tout Charlema-gne, Louis le Débonnaire, Charles le Chau-ve , Lothaire , & Louis II ont pirdié plu-sieurs capitulaires : niais cet usage s’estaboli sous la troisième race de nos rois.

Anfegiíè, abbé rie Lobe , selon quelques-uns , ou selon jVi. Baluze, abbé de Fontc-nelles, a fait le premier un recueil des ié-glemens contenus dans les capitulaires deChuilemagne 6 c de Louis le Débonnaire ;>.e r e. u w' est partagé en quatre livres, &a été approuvé par Louis le Débonnaire &par Charles le Chauve. Après lu , Benoît,diacre de Mayenne , recueillit vers l’an84Ç , Jes capitulaires de ces deux empe-reurs, omi* par Ansegife, & y joignit les ca-pitulai res de Carloman 6 c de Pépin. Cettecollection est divisée en trois livres, quicomposent, avec les quatre précédent, lessept livres des capitulaires de nos rois :les six premiers livres ont été donnés pardu Tillet cn 154b , & le recueil entier deslept livres par MM. Pithou. Mais on a