Band 
Tome sixième.
Seite
238
JPEG-Download
 

2Z8 CAP

marques (Rattachement qu’ils auront don-nées pendant le siégé pour le prince donils quittent la domination) qu'ils ne r eronrni inquiétés ni recherchés pour au une deschoses qu’ils auront pu faire avant oupendant le siégé.

io°. On met aussi dans la capitulation ,qu’on livrera les poudres & les munitionsqui se trouveront dans la place , & qu’onindiquera les endroits où il y aura desmines préparées.

xi°. Quçles prisonniers faits de part &d’autre pendant le siégé, seront rendus.

II faut observer que, pour qu’une placesoit reçue à composition, il faut qu’elleait encore des vivres & des munitions deguerre au moins pour trois jours , fans quoielle se trouveroit obligée de se rendreprisonnière de guerre ; mais si I’assiégeantn’en est point informé, & que la capitu-lation ait été signée, il ne seroit pas juste deretenir la garnison prisonnière de guerre,lorsqué l’on reconnoítroit sa disette demunitions.

Quand l’ennemi ne veut point accorderoe capitulation , à moins que la garnisonne sc rende prisonnière de guerre , &qu’on se trouve dans la fâcheuse nécessitéde subir cette loi, on tâche de l’adoucirautant qu’il est possible : on convient assezcommunément ,

i°. Que le gouverneur & les principauxofficiers garderont leurs épées, pistolets,bagages, &c.

2 °. Que les officiers subalternes, au-destòus des capitaines, auront leurs épéesfeulement, avec leurs ustensiles ou bagages.

3°. Que les soldats ne seront ni dé-pouillés , ni dispersés de leur régiment.

43 . Que la garnison sera conduite en telendroit, pour y demeurer prisonnière deguerre.

ǰ. Que les principaux officiers aurontla permission d’aller vaquer à leurs affairespendant deux ou trois jours.

6°. Que lorsque la garnison évacuerala place, il ne fera pas permis de débaucherles soldats, pour les faire déserter de leurs

régimens. . , . a

Lorsque toute la capitulation est arrê-tée , il entre dans la place un officier d’ar-tillerie des assiégeans, pour faire, conjoin-

CAP

terrent avec un officier d’artillesse de lagarnison , un inventaire de foutes les rru-n tions de guerre qui se trouvent dans laplace : il y entre aussi un com m flaire desguerres , pour fâi;e un état des munitionsde bourbe qui s’y trouvent encore.

Lorsqu’on prévois être dans la nécessitéde se rendre, & que l’on a des magasinsconsidérables de munitions de guerre oude bouche , on en gâte autant que l’onpeut avant de parler de se rendre , afinqu’il n’en reste dans la place que ce qu’ildoit y en avoir pour pouvoir capituler,& que l’ennemi n’en profite pas : si l’onattendoit, pour les brûler ou gâter , quel’on entrât en capitulation , l’ennemi pour-roit insister à ce qu’ils íustbnt conservés ;mais il ne peut plus y poisser lorsqu’on apris ses précautions auparavant.

Aussi-tót que les assiégés ont livré uneporte de leur ville aux assiégeans, le pre-mier régiment de farinée s’en empare,& y fait la garde.

Le jour venu que la garnison doit sortirde la place, on fait mettre l’armée assié-geante sous les armes ; elle se range ordi-nairement en deux haies de bataillons &d’escadrons , & la garnison passe au milieu.L’heure venue de la sortie , le général &les principaux officiers se mettent á la têtedes troupes, pour la voir défiler devanteux.

Le gouverneur fort à la tête de la gar-nison , accompagné de l’état-major de laplace & des principaux officiers ; il la saitdéfiler dans le meilleur ordre qu’il lui estpossible. On met ordinairement les anciensrégimens â la tête & à la queue , & lesautres au milieu avec les bagages. Lors-qu’on a de la cavalerie, on la partage demémo en trois corps , pour la tête, lecentre & la queue. On détache des cava-liers & de petits corps d’infanterie pourmarcher le long des bagages & veiller ileur sûreté, afin qu’il n’en soit pillé aucunepartie.

L’artillerie accordée par la capitulation tmarche après le premier bataillon. Lors-que la garnison est arrivée â la place oùelle doit être conduite, elle remet à l’es-corte les otages des assiégeans ; & lorsquecette escorte a rejoint farinée, on r en-