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'Ordinairement le gouverneur de ne lui enaccorder aucune, s’il ne prend le parti de serendre promptement ; s’il Iaille achever,par exemple, le pastàge du folle de la place,ou établir quelque batterie vis-a-vis lesflancs , Si l’on trouve les propositionsqu’il fait trop dures, on rend les otages ,& on fait rebattre le tambour fur le rem-part, pour faire retirer tout le monde,avant que l’on recommence à tirer, ce quel’on fait trës-peu dc tems après. II faut ob-server que pendant le tems que dure lanégociation, on doit se tenir tranquillede part & d’autre, & ne travailler abso-lument en aucune maniéré aux travaux dusiégé. Le gouverneur doit auísi pendant cetems se tenir exactement sur ses gardes ,pour n’étre point surpris pendant le traitéde la capitulation ; autrement il pour-roit se trouver exposé à la discrétion del’aíliégeant.
Supposant que l’on convienne des ter-mes de la capitulation , le gouverneur en-voie aux affiégeans pour otages deux outrois des principaux officiers de fa garni-son , & le général des affiégeans en envoiele meme nombre & de pareil grade, poursûreté de l’exécution de la capitulation.Lorsque les assiégés ont exécuté ce qu’ilsont promiì, on leur remet leurs otages;& lorsque les affiégeans ont pareillementexécuté leurs engagemens, on leur ren-voie auísi les leurs.
Les conditions que demandent les assié-gés, varient suivant les différentes circons-tances & situations où l’on se trouve. VoiciJes plus ordinaires : z o. que la garnison sor-tira par la breche avec armes & bagages,chevaux, tambour battant, meche alluméepar les deux bouts, drapeaux déployés, uncertain nombre de pieces de canon & demortiers, avec leurs armes & des affûts derechange, des munitions de guerre pourtirer un certain nombre de coups ; pourêtre cofuluite en sûreté dans la ville qu’onindique , & qui est ordinairement la plusprochaine de celles qui appartiennent auxassiégés : on observe de mettre par le pluscourt chenun , ou on indique clairementcelui par lequel on veut être mené. Lors-que la garnison doit être plusieurs jours enmarche pour le rendre uu lieu indiqué, on
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demande que les soldats soient munis deprovisions de bouche pour quatre ou cinqjours, suivant le tems que doit durer lamarche par le chemin dont on est convenu.
2.0. Que l’on remettra le soir, ou le len-demain à telle heure , une porte dela ville aux affiégeans, & que la garnisonen sortira un jour ou deux après, suivantce dont on sera convenu à ce sujet de part& d’autre.
3°. Que les affiégeans fourniront un cer-tain nombre de chariots couverts, c’est-à-dire qui ne seront point visités, & en ou-tre des chariots pour conduire les malades& les blestés en état d’étre transportés, &en général toutes les voitures néceíîairespour emporter les bagages de la garnison »& l’artillerie accordée par la capitulation.
4 °. Que les malades & les blestés, obli-gés de rester dans la ville, pourront en sor-tir avec tout ce qui leur appartient, lors-qu’ils seront en état de le faire, & qu’enattendant i! leur sera fourni des logemensgratis , ou autrement.
$o. Qu’il ne sera prétendu aucune in-demnité contre les assiégés, pour chevauxpris chez ie bourgeois & pour les maisonsqui ont été brûlées & démolies pendant tesiégé.
6 °. Que íe gouverneur, tous les offi-ciers de l’ctat major, les officiers des trou-pes , & les troupes elles-mëmes, &: toutce qui est au service du roi, sortiront dela place sans être sujets á aucun acte dereprésailles, de quelque nature que cepuisse être , & sous quelque prétexte qi>ece soir.
7°. Sí ceux auxqueís on rend la villene sont point de la religion catholique,apostolique & romaine, on ne manquepas d’ínsérer dans la capitulation , qu’ellefera conservée dans la ville.
b°. Que les bourgeois Lt habitans ferontmaintenus dans tous leurs droits, privilè-ges & prérogatives.
9°. Qu’il fera libre à ceux qui voudrontsortir cle la ville , d’en sortir avec tousIctus est ts, & d’aller s’établir dans leslieux qu’ils jugeront à propos. On y mar-que aussi quelquelois ( & on le doit, lorf-qu’on craint que l’ennemi ne traite avectrop dc rigueur les bourgeois , fur les