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posent : ce tiers des terres est partagé tousles ans avant le teins des semailles, de ma-niéré que chaque famille en ait en raisondu nombre de les membres. Si une famillea eu le malheur d’avoir une année uneportion de terre de peu de produit, onl’en dédommage par une meilleure Tannéesuivante, & cet usage est scrupuleusementobservé. La seule propriété du Capraienqui ne lui soit pas commune avec ses con-citoyens, c’est celle de la maison: toutesfont construites en pierres & généralementassez bien bâties. Ceux qui ont défrichéentre des rochers quelques portions deterre, où ils ont planté des seps de vigne,jouissent du fruit de leur industrie ; per-sonne ne peut ni leur disputer ni s’appro-prier le petit terrein que chacun a cultivé envignoble ; mais ils ne peuvent le vendre,comme ils pourroient vendre leurs maisons.Point d’impótdans cette île, aucune loi ci-vile que la loi naturelle , personne n’y saitlire ni écrire ; aucune notion des arts , sì cen’eít de celui de la navigation. Ne pou-vant avoir de moulins à eau faute de ri-vières, les Capraiens n’en ont pointa vent.Chaque famille a une petite meule depierre qui lui sert à moudre grossièrementson orge, dont il n’est pas d’usage de sépa-rer le son après la trituration. Tout le vil-lage, ainsi qu’en Corse, cuit son pain lanuit du vendredi au samedi de chaque se-maine , dans des fours communs, où cha-cun apporte son fagot de broussailles pourle chauffage. L’autorité des païens fur lesCnfâns est très-grande, elle finit au mo-ment du mariage des enfkns : ils ont étédans la dépendance par leurs besoins ; íònt-íls en état d’y pourvoir eux - mémes , ilsfont libres comme l’air. La langue des Ca-praiens est l’italien ; leur religion, la ca-tholique romaine. Ils sont superstitieux àl’excês, & ne s’embarquent jamais fansfaire dire des méfiés, qui font vivre le seulcouvent de Franciscains qu’il y ait dans1 île. Au leste on imagine bien que quinzecents habitans dans 1 ignorance & la mifere,dont les femmes ne voient point d’hom-mes pendant les trois quarts de Tannée, &qui n ont nulle propriété , ont de bonnesmœurs. Ce n’est pas vertu chez eux, ilsn’cn peuvent avoir d’autrcs, JJ y auroit
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pour eux mille préjugés à vaincre, tout àperdre dans leur société en perdant leursmœurs, & nul dédommagement à espérerde cette perte. Parmi les superstitions desCapraiens, on peut en remarquer unequ’ils partagent avec les Italiens, les Es-pagnols & quelques habitans du midi de laFrance. Le jeudi-faint ils font une proces-sion , couverts du masque & de cette longuerobe qui vêtit & cache les initiés dans cessociétés ultramontaines , qifon a nomméespénitens blancs , pénitens bleus , rouges,jaunes, verds. Les Capraiens sont pour lacouleur blanche; & dans cette procession ,le dos découvert, ils se flagellent au pointde faire ruisseler le sang. Celui qui s’estle plus écorché, paííè pour le plus dé-vot.
Le château bâti dans le village de Ca-praia est d’une assez bonne défénîé: il do-mine un petit havre qui peut recevoir destartanes. Ce port est encore protégé parune bonne tour ; deux autres s’élevent au:tdeux extrémités de Tîle, pour découvrir lesbarbaresques qu’elle redoutre. De Pom-merai! , Hift. de Corse.
CAPRANICA , ( Geog ;. ) petite villed’Italie dans Tétât de Téglílê, à deux mil-les de Sutri.
CAPRARA, ( Ge'ogaphie. ) petiteîle du golfe de Venise, une de celles deTrémiti, dépendante du royaume de Na-
Plt CAPRÉES ou CAPRI, ( Geog. ) île dela Méditerranée au royaume de Naples ,dans la principauté citérieure, fameuse parla retraite & les débauches de Tibere ,& par la grande quantité de cailles qui ypafiònt tons les ans.
CAPRES , 1 . m. pi. ( Mdrine. ) c’estle nom qu’on donne aux armateurs fk auxvaisseaux qui sont armés en guerre pourfaire la course. (Z)
Câpres , s. f. plut- baie du câprier. V.Câprier.
CAPRI, (Geog. ) capitale de file d 11même nom : elle a un beau château: t lieest à huit haies de Naples. Long. 31. 41.lat. 40. 35.
CAPRIANA, ( Ge’ograph.) petite villeforte d’Italie, dans le Mantouan.
CAPRIATO, ( Geog.) petite ville d’I-