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Tome sixième.
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Galatie & la Pamphilie au couchant, & lePont-Euxin au septentrion.Ce fi.it un royau-me, mais les Romains la réduisirent enprovince : elle appartient maintenant auxTurcs,

CAPPE , f. f. ( Sucrerie. ) C’est ainsiqu’on appelle des morceaux de bois légers,minces, arrêtés ensemble par le bout d’en-haut : on en couvre les formes caflées, pourles mettre en état de servir encore. É'élé-vation que forme l’aísemblage des mor-ceaux dc bois, s’appelle la. tête ou le cro-chet de la cappe.

CAPPEL ou WALD-CAPPEL, (Géo-graph. ) petite ville d’AIIemagne, dans lepays de Hesse, sur la Wobra.

CAPRAIA ou LA CAPRÉE , (Gêog.')île d’Italie dans la mer de Toscane. Don-ner une idée de file de Capraia , ce serapeindre d’un seul trait plusieurs petites îlesde la Méditerranée, qui offrent à l'obser-vateur les mêmes usages, les mêmes par-ticularités. L’île de Capraia est située dansla mer de Toscane, a neuf ou dix lieuesnord-est des côtes de Corse. C’est un ro-cher de cinq lieues de tour,dont le fol aridene produit quq de forge & n’en produitpas encore asiêx pour la subsistance dequinze cents habitans qui, rassemblés dansle même village , composent toute la popu-lation de file. Les Capraiens ont des no-tions fort obscures de leur origine : il estvraisemblable qu’ils descendent de quel-ques familles romaines proscrites ^réfu-giées fur ce roc. Cette idée est fondée furce qu’il n’y a que cinq ou six noms de fa-mille dans file & fur ce que son séjour n’ajamais pu faire envie à personne. L’identitéde nom ne les fait pas se regarder commeparens ;d’où il fuit que la tige communeeít fort éloignée. Au reste, rien ne leur estplus indifférent que des connoistances furleur origine , & ils n’ont marqué , quandon lotir a fait des questions à ce sujet,cu’une extrême surprise de nous voir pluscurieux qu’eux-mêmes de choses qui lesregardent, & dont ils ne se sont jamaisinquiétés. Pour diminuer la consomma-tion de forge, ilsfont des provisions d’unpoisson séché qu’ik nommentsaraque. Onne trouve qu’une feule fontaine d eaudouce dans file ; elle tarit quelquefois du-

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rant l’été, alors on a recours â seau deciternes. Les perdrix, les ramiers & leslapins y font communs ; mais la chasten’occupe pas les Capraiens. Ils négligentaussi la pêche, qui est abondante fur leurscôtes': entièrement adonnés au cabotage,ìhla laissent faire fans regret aux pêcheursNapolitains. Les Capraiens font grands &vigoureux , austi paresseux à terre que labo-rieux en mer : ils sont tous matelots. Lesbateaux qui fervent à leur cabotage, se cons-truisent en Sardaigne & ne courent guereque les côtes de cette île & du golfe deGênes. Depuis la conquête de la Corse parles François, ils se louent pour servir surles bateaux de poste qui vont de Toulonà Bastia. L'air à Capraia est pur & très-bon ; on y vit long-tems ; & les Génois Tqui f enlevèrent en iço 7 à la famille DiMare, y envoyoient leurs soldats malades,qui y retrouvoient la santé. On n’y voitpoint de bois, si ce n’est de ces bruyèresnommées makia. La mer occupant tous lesCapraiens, il ne reste pour l’ordinaire dansl’ile que les enfans au-destons de neuf ans,les vieillards , les femmes Lc les filles :celles-ci font grandes, bien faites, com-munément brunes, rarement jolies, maisrobustes & fa: fan t toute Tannée les travauxde la culture des terres, &. tous ceux aux-quels leur existence dans cette île & cellede leurs maris &: de leurs enfans peuventles assujettir & les obliger. Elies sont vê-tues à la grecque, & marchent toujoursnus-pieds ; «Iles ne chauffent de souliersque le jour de leurs noces ; & si fur leursrochers elles se blessent un pied , elles,chaussent celui-là seul jusqu’à sa guérison.Rien de si sobre que ce peuple, quoique levin ne lui manque pas : on ne voit personnedans l’île qui en boive au-delà du besoin.Sur ces amas de rochers, les portions deterres labourables sont éparses çà & là.Un champ de sept à huit toises quarrées ysoroit considérable. Si Ton veut trouverun gouvernement très-rapproché de l’étatde nature, il faut aller à Capraia. Le peu deterres susceptibles de culture, qui se trou-vent dans Tile, appartiennent en communà tous les habitans; on les divise en troisportions égales ; on en cultive une tousles ans, tandis que les deux autres se re-

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