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aussi bien dans nos provinces septentrio-nales ; pour l’y reproduire , il faut cou-vrir de terre l’origine de ses branches, quiprendront racine par le bas , & procure-ront du plant enraciné. On peut aussi profi-ter des surgeons qui naissent à quelque dis-tance du pied : que l’on couche en terre,en juillet, les branches les plus basses, enfaisant une petite coche dans la partie infé-rieure de leur courbure, on aura de bonnesmarcottes. M. Duhamel conseille aux cul-tivateurs de tenter la voie des semis, pourobtenir des fleurs panachées & doubles,qui feroient de la plus grande beauté. IIfaut se procurer la semence des pays chauds,encore y est-elle rarement bonne : il f’au-droit en recommander la récolte & l’envoià un correspondant soigneux. Les fleurs nes’épanouiflènt dans le pays Messin que dansle moisd’aoíic ou dans le mois de septem-bre : en Provence elles paroissiens en juin ;elles font fort larges & fort belles: commeles sommets des étamines font d’un violetclair , ils forment par leur réunion au cen-tre de la fleur, une houpe de cette nuance,dont l’effet est très-agréable. Les feuillesfont petites, épaissies, charnues, & d’unverd qui tire fur le violet. On peut cultiverce câprier dans de grands pots remplis deterre légere , mêlée de moellon : mais ilfaudra les arroser souvent ; car cette plantequi aime d’avoir sa tête au soleil , demandebeaucoup d’humidité à son pied. Qu’onenferme ces pots dans une orangerie pen-dant le froid; mais qu’on ait foin de lesplacer pies des fenêtres, car les câpriersfont avides d’air ; la privation de ce fluideles fcroit pourrir , la plupart même en pé-riroient. Le meilleur moyen de les con-server, est de les placer durant l’hiverdansune caistè a vitrage , qu’on aura foin d’aé-rer toutes les fois que le rems le permet-tra. Comme la nature les fait croître ordi-nairement dans une situation horizontale,on peut, à son imitation, leur donner unedirection semblable : pour cet effet, onpratiquera des trous horizontaux dans unmur adosse contre des terres ; il fera bonaussi d’eslàyer d’en mettre quelques pieds auhaut d’un mur , dans des cavités rempliesde terre : ils réussissent fort bien au pieddes murailles, ou bien mr les rochers, au
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midi ou au levant. Dans ces positions diffé-rentes , il convient de recouper leurs bran-ches toutes les automnes , à quelques pou-ces de la souche, & de les couvrir de pailleseche. On pourra enterrer quelques pots dccâpriers dans les bosquets d’été ; ils contri-bueront â. leur ornement.
Le câprier , n°. 2 , est plus délicat &plus difficile fur P exposition ; il ne prospéréque dans les délits des rochers ou les trousdes murs , & même il n’y vient que dansune situation horizontale. Ceux qu’on rienten pot ne font que vivoter , & périssentau bout de quelques années : on en voyoitíun pied superbe dans un mur à Cambden ,près de Kinsington.
Tous les autres câpriers viennent desclimats chauds ; la plupart habitent les en-virons de Carthagene : ils se multiplientpar leurs semences , qu’il faut se procurerde leur pays originaire, & semer de lamême maniéré que celles des plantes lesplus délicates : ils demandent d’ailleurs lemême traitement que les autres plantes deferre chaude; il ne faut leur donner quetrès-peu d’eau , fur-tout pendant l’hiver.(M. le baron DE TscnouDi. )
Usages. On cueille les boutons du cap-paris fpinofa, J. B. 2. 6 q , on les confitdans le vinaigre , & on les envoie partoute l’Europe.
Les câpres sont astringentes, ameres ,corroborantes , bonnes pour les estomacsfoibles & grossiers , chargés d’humeurs pi-tiriteuscs , & qui ont perdu l’appétit: ellesfont bonnes pour lever les obstructions desviscères, fur-tout de la rate ; pour la para-lysie & les convulsions causées par la fu-perfiuité des humeurs. On les recommandesdans les fievres chroniques & continues.
On applique des .linges ou une épongatrempée dans la saumure de câpres , linsle côté au-deíïòusde l’hypocondre, pourrésoudre l’enflure de la rate. Si l’on y ajoute)de la semence de moutarde , pour que fovinaigre puiílè s’imprégner de Ion sel vo-flatil, le remede n’en sera que meilleur.
Les câpres sont aussi bonnes pour ruci}les vers.
La racine du câprier est une des cinq pe-tites racines apéritives.
L’écorce de cette racine est apéritive ,
diurétique,