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trient au Malabar, dans les terres sablon-neuses. II y fleurit & fructifie toute Tannée.
Qualités. Toute la plante a une saveurdouce & mucilagineuse, & cependant sesgraines font un peu acres & caustiques.
Usages. Ses feuilles pilées & mêléesavec le lait de vache , s’emploient en ca-taplasme sur la tête pour en calmer lesdouleurs , dissiper les vertiges & procurerle sommeil. Ses fruits, pilés dans Teau ,se boivent pour arrêter les difiènteries ,& pour guérir les aphtes & les gerçures dela bouche.
Deuxieme efpece.
Le gojsipium hei baceumflve xylon Ma-deraspatense rubicundo flore pentaphyl-Iceiim, gravé par Plukcnet en 1691 , dansfa Phytograph. planche CLXXXVIII ,n°. 3 , Atmageft. page 172, est une autreefpece de coton qui différé du capujsi , ence que , i°. ses feuilles font portées' fur unpédicule une fois plus court qu’elles ; 2°.leurs lobes font fendus jufqu’au tiers feu-lement ; 30. ils sent seulement une à deuxfois plus longs que larges ; 4 0 . ils ont en-tre leurs découpures deux autres petits lo-bes ; 5 0 . ses fleurs font rouges ; 60. ellesfont portées fur un péduncule égal à leurlongueur.
Culture. Cette efpece croît communé-ment autour de Madras, fur la côte deCommande!.
iîr marques. Ces deux especes de cotonfont donc fort différentes. M. Linné a donceu tort de les confondre fous la meme dé-nomination comme une feule & mêmeefpece , d’autant plus qu’il en a séparéd’autres qui ont beaucoup moins de diffé-rences.
Le coton goflìpium est, comme Tonfait, une plante malvacée, & elle Te rangenaturellement dans la troisième section dela famille des mauves, où nous T avonsplacée , volume II de nos Familles desplantes, page 401. ( M. Air an s on. )
CAPUT DRACONIS , tête dedragon , en Astronomie , c’est le nœudascendant de la lune. Voye\ Dragon &
Nœud. (O) .
Caput mortuum. ( Lhymie.)Les Jiymistes ont désigné par cette ex-
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pression le produit le plus fixe des' ana-lyses ordinaires faites par le moyen de ladistillation , ou la partie d u corps analyséqui a été épuisée par le feu ( pouffé auplus haut degré auquel ils avoient cou-tume de Télever dans les distillations ) ,& qui reste encore , après Topération , aufond du vaisseau dans lequel les matièresá distiller ont été exposées au feu.
Le caput mortuum étoit un des cinqprincipes prétendus des anciens chymistes,ou plutôt un des cinq produits des an-ciennes analyses chymiques. Ces cinq pro-duits étoient T esprit ou mercure , leplilegme , Thuile ou soufre , le sel, & laterre damnée ou caput mortuum. Voye\Principe.
C’est avec raison qu’on commence àbannir T expression caput mortuum du lan-gage chymique , & de lui substituer lemot générique & indéterminé de résidu.La premiere dénomination est absolumentfausse ; car on pourroit regarder , sur lafoi du nom , les matières qu’elle désigne ,comme dépouillées de tout principe actif ,comme indestructibles, ou ne donnant priseà aucun agent naturel ; en un mot, commeune pure terre exactement simple , & parconséquent connue autant qu’il est possiblepar l’art , ou du moins peu digne d’unexamen ultérieur ; & c’est là I’idée queplusieurs chymistes s’en étoient faite.
Mais ces matières ne font rien moinsque simples & inaltérables ; elles contien-nent le plus souvent des substances sali-nes , soit neutres, soit alkalines, qu’on ensépare très-facilement. Voye\ LlXIVIA-TION. Les résidus charbonneux contien-nent au moins du pholgistique, qui en esttrès-féparable aussi. Voye\ INCINÉRA-TION ù Charbon.
D’ailleurs T examen ultérieur du résidudes distillations que Rappellerai analytiquss( de celles qu’on pousse à grand feu , carce n’est que de celles-là dont il s’agit danscet article ) , entre nécessairement dansla fuite des opérations d’un procédé ré-gulier. II est même telle de ces distillationsqu on n execute que pour coproduit, pourle résidu ; comme si Ton dislilloit , parexemple , une huile minérale avec de Tal-kali fixe , ou un savon de Starckey pré-