CAR
Cette différente maniéré de caractériserles fluxions & les quantités différentielles,tient peut-être jusqu’à un certain point ala différente maniéré dont MM. Newton& Leibnitz les envisageoient ; en effetVidée qu’ils s* en formoient n etoit pas lamême, comme on le verra aux articlescités.
co exprime Y infini.
Caractères usités en aftronom'e.Caractère de Saturne. H les Cerneaux.
Jupiter.
Mars.
? Vénus.
5 Mercure.© !e Soleil.Ç la Lune.
S laTetre.vie Bélier.
V le Taureau.
L le Cancer,íl le Lion.tijp la Vierge.
A la Balance,m le Scorpion.H le Sagittaire.'A le capricorne.^ le Verseau.
X les Poissons.
Caractères des aspects , & c.
J Conjonction.SS Semi-sextile* Sextile.
Q Quintile.
A Trine.
B q Biquintile.Vc Quinconce.d 3 Opposition.
□ Quadrat ou quar- Nœud ascendant,tile-
Tí/Tridecile, °o Nœud descendant.
Caractères de tems.
A M. ( avant midi ou ante meridiem.)
P. M. {pofimeridiem), ou après midi.
As. matin.
S. soir. ( O)
Caractères de chymie.
Les caractères chymiques sont uneeípece d’écriture hiéroglyphique & mys-térieuse ; c’est proprement la langue sacréede la chymie : mais depuis qu’on en adressé des tables avec des explications quifont entre les mains de tous les gens deFart, ils,ne peuvent plus rien ajouter àï’obscurité des ouvrages des philosophes.Voye\ Planche de chymie.
On s’est servi des memes caractèreslorsque la chymie a commencé à fournirdes remedes a la médecine, pour cacherces remedes au malade , aux assistans, &aux barbiers. Les malades se sont ensin
CAR 271
accoutumés aux remedes chymiques, &les médecins à partager Pexercice de leurart avec tous leurs ministres ; & les carac-tères chymiques sont devenus encore inu-tiles pour ce dernier usage : on ne s’ensert plus aujourd’hui que comme d’uneécriture abrégée.
_ Les caractères chymiques les plus an-ciens font ceux qui désignent les substancesmétalliques connues des anciens, leurs septmétaux ; ces caractères désignoient en-core leurs sept planètes, qui portent aussiles mêmes noms que ces métaux. Que dedoctes conjectures ne peut-on pas formerfur cette conformité de nom, de signe,de nombre sur-tout ? Aussi l'on n’y a pasmanqué : mais la plus profonde discussionne nous a rien appris , sinon que ces signes& ces noms leur sont communs depuisune antiquité si reculée, qu’il est à peuprès impossible de décider si les astrolo-gues les ont empruntés des chymistes, ousi ce sont ceux-ci au contraire, qui lesont empruntés des premiers.
II est au moins certain que ces carac-tères sont vraiment symboliques ou em-blématiques chez les chymistes ; qu'ilsexpriment par des significations déjà con-venues des propriétés essentielles des corpsdésignés , & même leurs rapports généri-ques & spécifiques.
Ce sept signes n’ont que deux élémensou racines primitives ; le cercle, & lacroix ou la pointe : le cercle désigne laperfection ; la croix oulapointe, tout acre >acide , corrosif, arsénical, volatil, &c.
L’or ou le soleil est donc désigné parle cercle, par le caractère de la perfection ;l'argent ou la lune , par le demi-cercle oula demi-perfection ; les métaux imparfaitspar 1 un ou 1 autre de ces signes, & par lecaractère d imperfection ; imperfection quidépend d un soufre immûr , immaturum ,volatil, corrosif, &c. selon le langage de"ancienne chymie.
Ces métaux font solaires ou lunaires ;cette division est ancienne & très-réelle.Voye{ MENSTRUE.
Le fer ou Mars, & le enivre ou Vénus,sont solaires ou colorés ; le plomb ouSaturne , & l’étain ou Jupiter, sont lunai-res ou blancs ; aussi les deux premiers sont-