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mimante en qualité de fondeurs de carac-tères : ce qui doit se faire sans frais.
II leur est néanmoins défendu d’exercer
la librairie ou fimprimeric.
.lis doivent résider & travailler dans lequ rrder de runiverfité.
On a vu par ce qui précede , ce qu’ílfaut penser de farticle des réglemens furlaproportion des caractères. I! leur est en-joint de fondre les caractères de bonnematière forte & cassante ( voye\plus hautce que c’ejì que cette matière ] : de tra-vailler pour les imprimeurs de Paris parpréférence à ceux de province : de n’en-voyer au-dehors aucune fonte fans en avoirdéclaré au bureau de la communauté laqualité, le poids, & la quantité: de fondreles fontes étrangères fur la hauteur de cel-les de Paris : de ne livrer des fontes & ca-ractères qu’aux imprimeurs.
Voilà les principaux réglemens ; d’oùl’on voie combien ils font imparfaits, &combien il est incertain qu’en séparant lesarts de graveur, de fonceur, & d’impri-meur, on ait travaillé à leur perfecîionréelle.
Je n’ai rien épargné pour exposer claire-ment ce qui concerne les deux premiers ,cjui fervent de préliminaires eílentiels autroisième - , & j’efpere que les gens de let-tres , qui ont par leurs ouvrages quelqueprétention à l’immortalité, ne m’accu'e-
ront pas d’avoir été prolixe : quant au ju-gement des autres , il m’importc peu. J’au-rois été beaucoup plus étendu , fi je n’a-vois pris fur moi de gibier légèrement fuiles opérations les moins importantes. Enrevanche j’ai tâché de décrire les autres dcmaniéré à m’acquitter envers l’art & à leconserver, s’il étoit jamais menacé de ftPerdre. Voye^ la fuite d f article Impri-merie. Jòevions-nous moins à h f onde-Tie en faracleres , par laquelle les produc-ticns des grands génies fe multiplient &s éternisent, q„'à l a fonderie en bronze,qui met en relief l es héros & leurs actions iVoyei fonderie e n b à [> arndlBronze. a
Tels font les principaux caractères qui f<rapportent ou aux sciences, ou aux artsou au commerce - & c est ce noulavions- a dire de plus important fur lemo
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caractère pris dans son sens propre & pri-mitif , c’est-à-dire pour nne marque quisert à désigner quelque chose. Mais ce motcaractère fe prend en beaucoup d'antressens; la signification qu’on lui donne estalors figurée. Le mot dont il s’agit n’estpas le seul qu’on ait transporté du propreau sigill é : on peut dire avec assez de vé-rité , que presque tous les mots de la lan-gue font dans ce cas. II en est même quel-ques-uns qui ont perdu leur sens propre,à qui n’ont plus que le métaphorique, *comme aveuglement & bajsefje d'autresqui s’emploient plus souvent au sens mé-taphorique qu’au sens propre; & d’autresenfin qui s’emploient également & aussisouvent dans l’un que dans l’autre : carac-tère est de ce nombre. Voici ses principa-les acceptions au figuré: elles ont toutes,ainsi que les acceptions de cette efpece,un rapport plus 011 moins éloigné au senspropre; c’est-à-dire, qu’elles désignentune forte de marque ou d’empreinte sub-sistante avec plus ou moins de ténacité :on peut même ajouter que le mot caractèreest un de ceux où le sens propre diffère lemoins du figuré.
CARACTERES de musque , ( Mus q. )ce font !es divers signes qu’on emploie pourreprésenter tous les sons de la mélodie , &toutes les valeurs des tems & de la me-sure ;de forte qu’àl’aidede ces caractères ,on puiíìò lire & exécuter la musique exac-tement comme elle a été composée ; & cettemaniéré d’écrire s’appelle noter. Voye\N()T£S'.
II n’y a que les nations de J Europe quisachent écrire leur musique. Quoique dansles autres parties du monde chaque peupleait aussi la sienne, il ne parole pas qu’au-cun d eux ait pou fié fes recherches jusqu’àdes caractères pour la noter. Au moinseíl-il fur que les Arabes ni les Chinois,les deux peuples étrangers qui ont le pluscultivé les lettres, n’ont ni l’un ni fau-ne de pareils caractères. A la vérité, lesPersans donnent des noms de villes de leurpays, ou des parties du corps humain , auxquarante-huit sons de leur musique. Ils di-sent , par exemple, pour donner l'intona-tion d’un air : alle\ de cette ville d celle-là , ou alle\ du doigt au coude mais ils