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Tome sixième.
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n’ont aucun ligne propre pour exprimersur le papier ces mêmes sons ; & quantaux Chinois, on trouve dans le P. du Rai-de , qu’ils furent étrangement surpris devoir les Jésuites noter & lire fur cettemême note, tous les airs chinois qu’on leurfaisoit entendre.

Les anciens Grecs se servoient pour ca-ractères dans leur musique, ainsi que dansleur arithmétique , des lettres de leur al-phabet : mais au lieu de leur donner dans« la musique une valeur numéraire qui mar-quât les intervalles, ils se contentoient deles employer comme signes, les combi-nant en diverses maniérés, les mutilant,les accouplant, les couchant, les retour-nant différemment, selon les genres & lesmodes, comme on peut voir dans le Re-cueil d’Alypius. Les Latins les imitèrent,en fe servant, à leur exemple , dçs lettresde l’alphabet, 6c il npus en reste encorela lettre jointe au nom dç chaque note denotre échelle diatonique 6c naturelle,

Gui Are'tin imagina Içs lignes , les por-tées , les signes particuliers qui nous fontdemeurés fous le nom de notes , 6r quifont aujourd’hui la langue musicale & uni-verselle de toute l’Europe. Comme cesderniers signes, quoiqu’admis unanime-ment , & perfectionnés depujs l’Arétin ,ont encore de grands défauts, plusieursont tenté de leur substituer d’autres notes.De ce nombre ontétéParran .Souhaitti,Sauveur , Dumas , & moi-meme : maiscomme au fond tous ces systèmes, en cor-rigeant d’anciens défauts, auxqucls on esttout accoutumé, ne fàisoient qu’en substi-tuer d’autres, dont l’habitude est encoreà prendre , je pense que le public a très-lagement fait de Iaistcr les choses commeelles font, & de nous renvoyer, nous 6cnos systemes, au pays des vaines spécula-tions.

CARACTERE. ( Afed. ) Le caractèred’une maladie sc manifeste principalementpar les symptômes dont elle est accompa-gnée : ainsi on appelle grâce ceile qui trou-ble l’économie animale par plusieurs symp-tômes très-fìcheux, soit qu’i! y ait en mêmetems denger , soit qu’il n'y en ait pas. Onappelle au contraire légere celle qui causepeu d’incommodité.

C A R

La maladie bénigne , quoique considé-rable peut-être, étant cependant suscepti-ble d’un traitement convenable, ne causepoint de frayeur par des symptômes funes-tes ou extraordinaires. Quoique la mali-gnité qu’on attribue aux maladies, soit sou-vent Pasyle de Pignorance, & serve â cou-vrir les fautes des gens de Part, commecependant elle a effectivement lieu , ellene doit pas du tout être négligée. A laprendre dans son véritable sens, elle dési-gne une maladie qui, douce en apparence,& ayant commencé avec des phénomènesassez favorables, se montre tout d’un coupsous des symptômes très-graves , & oppri-me les forces de la nature. Elle désigneencore une maladie qui excite des symptô-mes tout-à-fàit opposés à son caractère, 5edes troubles plus violens que ceux qui pa-roisiènt convenir à fa nature. On peut en-core mettre au nombre des maladies ma-lignes celles qui sont rebelles, qui éludentaussi la force des remedes éprouvés, 6cdont le traitement est popr <elle un nou-veau sujet d’irritation,

Cette malignité qui regarde principale-ment les maladies aiguës, appartient ce-pendant aussi aux maladies chroniques, 6cdoit sop origine aux puissances virulentes ,aux miasmes, aux contagions, aux mauxépidémiques, aux vices multiplié? des hu-meurs , à l’irritabilicé, à la langueur, à lacomplication de plusieurs maladies , aumauvais régime des malades, ou au trai-tement mal dirigé : d’où il est évidentqu’on a, à la vérité, raison de diviser lesmaladies malignes en venimeuses 3 pejli-lentielles 6c contagieuses ; mais que la di-vision n’est pas entiere, parce qu’on doitconsidérer non-sculement les puissancesnuisibles, mais même aussi les semence*accessoires.

Lorfqu’une maladie , accompagnée dessymptômes ordinaires, parcourt ses temsd’une maniéré convenable à fa nature »on l’appelle régulière , choisie; (Sc irrégu-lière , au contraire, loríqu’elle fe fait con-noître par des symptômes extraordinaires,& par des signes & une marche étrangers.L’irrégularité entretient à peu près quel-que chose de rebelle , 6c provient des mê-mes causes que la malignité, dont ordi-