Z 26 t CARl’ovaire, & à graines couvertes ; elle con-siste en un calice à cinq feuilles persistan-tes , inégales, une à trois fois plus longuesque larges , deux fois plus courtes que lacorolle ; en úne corolle à tube cylindrique,long, partageai son sommet en cinq divi-sions inégales, ondées & portant à son ori-gine cinq étamines inégales, prefqu’unefois plus courtes qu’elles, à anthères jau-nes , longues, dont la cinquième est sté-rile , plus petite, composée d’un filet fansantherç. L’ovaire s’éleve du centre du ca-lice fur un disque orbiculaire, qui fait corpsavec lui, & qui est surmonté d’un style cy-lindrique blanc, terminé par deux stigma-tes en lames.
L’ovaire, en mûrissant, devient une cap-sule ovoïde, comprimée par les côtés, ob-tuse , terminée par une pointe longue deneuf à dix lignes, une fois moins large,s’ouvrant en deux valves, & partagée in-térieurement en quatre loges qui contien-nent chacune une vingtaine de graines el-liptiques noires, longues d’une ligne, at-tachées verticalement & imbriquées fur•foux. rangs le long de Taxe commun quiréunit les cloisons des valves au centre dela capsule.
Culture. Le carelu croît au Malabar,dans les terres sablonneuses.
Qualités. II a une saveur légèrementamere & mucilagineuíè ; fes fleurs sont fansodeur.
Usages. Ses fleurs se mangent pour lesmaux des yeux; pilées avec les capsulesencore vertes , & réduites en forme d’em-plâtre avec le beurre, on les applique furles tumeurs, pour les faire abfcéder. Ontire par expression de fes graines une huileappellée Jìrgelim, comme celle du fefamecultive, dont on frotte le corps pour dis-siper les humeurs phlegmatiques dues à desvents. Les Malabares prétendent que sonmage extenue les personnes grasses, & qu’aucontraire il engraisse celles d’un tempéra-ment maigre ; il suffit des’en frotter la tête,pour fortifier & éclaircir la vue. On enfait aussi un onguent vulnéraire, très-fàvo-rable pour cicatriser promptement les bles-sures. Sa graine pilée le mange avec le socdu cajenneam , c est - a - dii e, du maco ,pour dissiper les vertiges. On mange en-
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core ces graines de diverses autres manié-rés , après les avoir bien lavées & dépouil-lées de leur écorce.
Remarques. II paroît que M. Linné aconfondu cette especc avec le fefame or-dinaire , qu’il appellei orientale ,foliis'ovato-oblongis } integris > dans Í’ohSyjlema naturx , édition i/1-1 2 , page 423.Mais le fefame commun, appellé par lesBrames davo tiloe, & gravé par Van-Rheede, fous le nom malabare, schit élu 3klaplanche LIF,page 105 du volume IXde son Hortus Malabaricus , en différébeaucoup : i°. il est naturel à l’Afrique,& íùr-tout au Sénégal ; 2°. il s’éleve à lahauteur de quatre ou cinq pieds au plus ;3 0 . ses feuille-s sont moins grandes , plusétroites, presque deux fois plus longuesque larges, fans dentelures, portées fur unpédicule deux fois plus court qu’elles ;4 0 . fes fleurs sont prefqu’aussi longues queles feuilles de l’aistèlle defquelles elles sor-tent; 5 0 . ses capsules sont moins applaties,plus pointues, longues d’un bon pouce ,presque deux fois moins larges ; 6°. cha-que loge contient plus de 30 á 40 grainesblanches , plus petites.
Le fefame, sesamum , est un genre deplante qui fe range naturellement dans laquatrième section de la famille des person-nées, où nous l’avons placé. Voyt{ nos Fa-milles des plantes , volume II 3 page 213-( M. Adanson.')
CAREMBOUL , ( Géog. ) contrée del’île de Madagascar , dans la partie méri-dionale.
CARÊME , f. m. ( Hifloire ecclésafi. )quadragefima , sems de pénitence, pen-dant lequel on jeûne quarante jours, pourfe préparer à célébrer la fête de pâques.Voye\ Jeune.
Anciennement dans régisse latine, lecarême n’étoit que de trente-six jours. Dansle cinquième siecle, pour imiter plus pré-cisément le jeûne de quarante jours queJésos-Christ souffrit au désert, quelques-ims ajoutèrent quatre jours ; & cet usagea été suivi dans 1 occident, si l’on en ex-cepte legUfe de Milan , qui a conservél’ancien usage , de ne faire le carême quede trente-six jours.
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