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Tome sixième.
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cendré noir, hérissé comme la châtaigne,de trois à quatre cents piquans coniques ,roides, droits, longs de trois, lignes furune ligne de largeur, épais de près d’uneligne, trés-solide, comme cartilagineux,doublé fur les parois intérieures d’une peaucharnue aílèz épaisse, suintant une gom-me , aune loge très-creufe, s’ouyrant endeux valves égaies, & contenant com-munément deux à quatre graines ovoïdes,longues de neuf lignes, de moitié moinslarges, d’abord vertes , ensuite blanc-cendré, veinées de lignes ondées, noirâ-tres, luisantes, semblables à une pierrede liais polie, & prefqu’aullì dures, atta-chées , pendantes par un filet trois à qua-tre fois plus court qu’elles du bord su-périeur des deux battans : leur amandeest extrêmement blanche, á deux cotile-dons.

Culture. Le caretti croît en quantitéauMalabar, dans les terres sablonneuses, in-cultes & les plus exposées au soleil , sur-tout vers les lifieres des bois.

Qualités. 11 n’a point d’odeur dansaucune de fes parties, & feulement unesaveur amere , légèrement âcre.

Usages. Cette plante est comme le spé-cifique des hernies ou des descentes, soitqu’on boive la décoction de fa racine &de l’éeorce de fes tiges, soit qu’on avalefes feuilles pilées dans le lait aigre ; soitqu’on applique dessus l’hernie fes feuilles,«n y mêlant l’amande pilée du coco, oufes feves pilées & réduites avec le lait ducoco en une pâte qu’on applique fur le bas-ventre ; la poudre de ces mêmes graines feboit dans le vin, non-feulement pour dis-siper les hernies, mais encore pour forti-fier l'etìomac, appaifer les coliques. Leurscendres fe donnent dans le vin aux fem-mes, pour rappeller leurs réglés fuppri-mees ; leur amande pulvérisée fe donneausti dans le vin pour la pierre & dans tou-tes les maladies endémiques.

Remarques. Le caretti a été confondupar los botanistes, depuis Plumier, dansJe >>enie du bonfluc du Canada, quoiqueces deux plantes & leurs efpeces méritentd’être distinguées. M. Linné a été plus loin,jl a conte n ’u avec te caretti & le bonducun uoiiieme fenxe, celui du monnga,

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quî est encore bien différent par fes longuèsgousses à plusieurs loges L á trois valves,& pour masquer cette confusion, il leur adonné à toutes le nom commun de gui-landina ; mais ce nom moderne nous pa-roi t d’autant plus superflu , que ces troisplantes ayant chacune leur nom , on peutles désigner dans tous les cas, foît qu’on lesregarde comme trois efpeces, soit qu’onles distingue en trois genres, comme nousavons fait en les plaçant dans la premieresection de la famille des plantes légumi-neuses. Foye\ nos Familles des plantes yvolume II, page 318.

On remarquera fans doute ici la bizar-rerie du système sexuel de M. Linné, furles étamines, qui place dans fa dixiemeclasse de la décandrie une vingtaine de gen-res de plantes qui, si son système étoit con-sidéré fous des rapports plus physiques &plus botanistes, feroient réunis à fa classe17, qui est appellée si improprement dia-delphie, & qui réunifia f’umeterre , le po-lygala, & plusieurs autres genres de plan-tes , avec les légumineuses qui n’ont avecelles aucuns rapports, ni prochains, niéloignés. ( M. Adanson. )

CA-REVAU, cri de chasse ; c’est-à-dire, que le cerf s’en retourne dans sonpays.

CAREX , f. m. ( Hijì . nat. hot. ) genrede plante qui ne différé du cypéroïde qu’ence que fes sieurs & fes fruits forment plu-tôt une tète qu’un épi, & qu’en chaquegrouppe il Ce trouve des fleurs & des fruits ;de façon que dans quelques efpeces les fleursoccupent la partie supérieure cu grouppe,& les fruits la partie inférieure : & dansd’autres efpeces les fleurs font au contrairedans le bas, & les fruits dans le haut. Ladivision des efpeces de ce genre dépendde cette différence de situation, & de la.figure des capsules. Micheii, Nova plant,geu. Vcye\ PLANTE. (/)

CARFAGNANA , ( Ge'og. ) petit paysd’Itahe dans le Modénois, près de l'A-pennin.

CARGA, ( Ge'og.) île d’Asie dépen-dante de la Perse de la province deKerman. ’

CARGABORS, f. m. pi. ( Commerce.)nom donne-à Amsterdam à des