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Tome sixième.
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C A .R

dam lesquelles font enfilés les aleirons ;d’ailfeurs il y a des carénés qui portent jul-qu’à vingt aleirons de chaque côté : à quoiserviroient donc les poulies ?

CARETTI, f. m. ( Hifi. nat . bot. )plante épineuse & légumineuse du Mala-bar , fort bien gravée, avec la plupart deses détails, par Van-Rheede , dans sonHortus Malabaricus , volume II , plan-che XXII , page 35. Les Brames rappel-lent tiringo eji. M. Linné , dans son Sys-tem a naturce , édition in-11, imprimée en1 767 , page- 2.91 , l’appelle guilandina lbonduc aculeata , pinnis avatis , fohohsaculeis solitariis.

C’est un arbrisseau de-cinq à six piedsde longueur , rampant fur la terre St dansles broussailles , comme une espece deronce, à racine longue de deux à troispieds , cylindrique , d’un pouce de dia-mètre , ramifiée , à bois blanc recouvertd'une écorce mince ; fa tige est cylin-drique , épaisse de neufà dix lignes, verte,rampante, ramifiée dès son origine ennombre de branches alternes, cylindri-ques , à bois blanc , plein de moelle blan-che au centre , hérissées comme elle depointes coniques, un peu crochues en-bas , longues de deux lignes au plus, assezsemblables à celles du rosier.

Ses feuilles font alternes, disposées cir-culairement le long des branches , à desdistances de trois à six pouces ; ellesfont longues de neuf à dix pouces, pres-qu’auísi larges , ailées fur deux doublesrangs , de maniéré quo le premier rangcontient environ deux paires d’ailerons ;le second rang ou chaque aileron est eom-posé d’environ six à huit paires de folioleselliptiques, obtuses, longues d’un pouce& demi , une fois & demie à deux foismoins larges , entieres , assez épaisses^fermes, lisses, verd foncé dessus, plusplus clair dessous', relevées d’une côte lon-gitudinale , ramifiée de sept à huit pairesde nervures, & attachées horizontalementpar un petit pédicule cyl ndrique, le longdes cotes du pédicule commun, qui estaccompagné vers son origine de deux sti-pules demi-orbiculaires, fort grandes • lepédicule commun &c ses ramifications fontépineuses comme les tiges, mais Qon pa sTome VI.

P A R ,

les feuilles, qui font très - lisses.

J)e faisselle de chaque feuille fort unépi épineux comme les tiges , verd clair,un peu velu â son origine, d’abord unefois plus court qu’elles , ensuite pres-

Î u’aussi long, couvert dans les trois quartse fa longueur , de cinquante à soixantefleurs fo^tferrées , contiguës, longues desix lignesyîîhvertes en étoile de neuf lignesenviron de diamètre , portées horizonta-lement fur un pédoncule cylindrique, unefois plus court qu’elles , & accompagnéesà leur origine d’une écaille aussi longue,pointue & caduque. Avant lenr dévelop-pement , ces fleurs forment un boutonconique, taillé obliquement Sc étranglévers son extrémité.

Chaque fleur est hermaphrodite, polypé-tale,irréguliere, légumineuse, disposéeau-dessous de l’ovaire ; mais il n’y en a quecinq ou six des inférieures qui parviennentà maturité, les autres avortent; elle con-siste en un calice verd-jaunâtre, hémisphé-rique , de moitié plus court que la corolle,à tube très-court, partagé en cinq feuilleselliptiques, obtuses , assez inégales, troissois plus longues que lui, une fois plus lon-gues que larges , dentelées à leurs bords,réfléchies en-bas fous un angle de ^ de-grés ; la corolle est jaune , composée decinq pétales presqu’égaux , elliptiques ,longs de six lignes , une fois moins larges,épanouis horizontalement, dont un supé-rieur est un peu plus court Sc plus large ,creusé en cuilleron & veiné de quelqueslignes rouges, qui semblent le couper entravers ; dix étamines distinctes, assez éga-les , verd-claires, velues , une fois pluscourtes que la corolle, s’éìevcnt du fonddu calice, & font terminées chacune parune anthère sphéroïde jaune ; le centre dela fleur est occupé par un ovaire oblong ,porte fur un disque alongé en pédiculecylindrique , &surmonté.par un style courtterminé par un stigmate ovoïde, velu ,verd-clair , attaché sur son côté supérieur.

L’ovaire en mûrissant, devient un lé-gume elliptique , très - comprimé par lescôtés, long de deux pouces & demi, àpeine de moitié moins large , porté dansson calice sur un péduncule cinq à six foisplus çourt ; il est verd d’abord, ensuite