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champ du tableau. Si l’on désiré ensin detendre la couleur d’une carnation brillanteSc éclatante, il faut que le champ sur lequelelle repole soit un incarnat sale, terreux ,ou une feuille morte rouíïatre, &c. C’eílsur le fondement de ces principes que lesfilles brunes qui sont sages , & qui aimentcependant â plaire, ne portent ni les blon-des , ni le linge , ni les coëffes, ni les ha-bits d’un beau blanc, parce qu’il les feroitparoîue d’un coloris incarnat, noirterne ; elles préfèrent les couleurs foncées.Les filles blondes , par la raison des con-traires peuvent rehausser l’écfat de leurteint, en portant des couleurs claires ,qui montrent par parallèle la différence deleur coloris Le celle du blanc d’albâtre oudu citron de leur habit. Les femmes co-quettes, qui comptent plus fur leur intrigueque fur la beauté de leur carnation , doi-vent porter les couleurs qui jurent avecle doux incarnat de la pudeur ; en un mot,elles doivent porter les couleurs les pluscontrastantes avec leur carnation , parexemple, un fard de carmin pur, & bario-ler leur visage de mouches ; noircir decouleur de jais leurs sourcils ; en un mot,mettre fur toute leur figure des enseignesqui appellent à grands cris les passans.
Ces observations générales de théorie &de pratique, doivent nécessiter le lecteurà conclure qu’il n’est aucune especede tonde carnation , que l’on ne puisse fairebriller autant qu’on le voudra , puisque lepeintre est toujours le maître de salir &ternir tout le champ qui environne le por-trait , ou sur lequel appuie la tète qu’il apeinte. ( V. A. L. )
§ Carnation , s. f. ( terme de Bla-son. ) couleur de chair, particulièrementdu visage, des mains & des pieds , repré-sentes au naturel.
Incarnation est un émail qui peut sereprésenter dans Part héraldique , quandles armes sont peintes ou enluminées ; maisla gravure n’a point de traits ou hachuresqui distinguent les chairs humaines.
La couleur des belles chairs étant unmélange de blanc & de rouge, on pour-roit la représenter en gravure par troispetites lignes perpendiculaires très-déliéessor chaque partie, comme fur le visage,
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sur chaque main, sur chaque pied.
Grandmont-Falon en Franche-Comté,d'a\ur à trois buftes de reines de carna-tion, couronnés d’or à P antique. Suivantla tradition, ces armes furent concédées àun de cette famille, pour avoir tué enduel un géant qui fàií'oic la guerre à troissoeurs, filles & héritières d’un roi d’Ecofíè.
( G. D. L. T. )
CARNaVAL , f. m. ( Hifi.modl) temsde fête & de réjouissance qu’on observeavec beaucoup de solemnité en Italie, sur-tout à Venise.
Ce mot vient de l’italien carnavale :mais Ducange le dérive de carn-aval ,parce qu’on mange alors beaucoup de vian-de (a), pour se dédommager de l’absti-nence où l’on doit vivre ensuite ; il dit enconséquence que dans la basse latinité onl’a appel lé carne le v amen , car ni s pri-vium\; & les Espagnols , carnes tollendas.
Le tems du carnaval commence le len-demain des Rois , ou le 7 de janvier , &durejusqu’au carême. Les bals, les festins,les mariages, se font principalement dansle carnaval. (G)
CARNÉ, adj. ( Jardinage. ) se dit d’unœillet dont le blanc tire sur la couleur dechair ; ce qui est regardé comme un dé-faut dans un œillet. (R)
CARNEADES, (Mythol.) Les car-né ade s étaient des jeux & des combats demusique, qui fe célébroient à Sparte & àAthènes, le septième d’avril, durant Pes-pace de neuf jours, lorsque la lune étoitdans son plein. Comme ces «ombats poé-tiques se fàisoient eni’honneur d’Apollon fon les appelloit carneades , du nom deCamus , fameux poète & musicien, filsde Jupiter & d’Europe, favori d’Apollon.
CARNEAU, f. m. (Marine.) Les ma-telots donnent ce nom à l’angle de la voilelatine , qui est vers la proue. (Z)
CARNET, f. m. (Çomm.) c’est un desnoms que les marchands, négocians , &banquiers donnent à une forte de livre
. f H ) Jfétymologie suivante ne pourroit- clic pasetre preferte ? a Carnavale : parmi les divinités lut*„ alternes , il yen avoit une appellée Carra :, qu„ prefidoit à P embonpoint. Le mot carnaval peut„ Jonc s’ètre formé dc l’union de ces deux mots ,„ eorna ( dea ) vals. Rien ici de torce , m dans u„ lettre ni dans le sens. Ann. litt. 1,74, P> ^^onl
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