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dont ils se servent pour connoître d uncoup-d’ceil le tems des échéances de leursdettes actives &. passives ; c’est-â-dire, dessommes qu’ils ont à recevoir & de cellesqu’ils ont à payer , afin qu’en fanant la ba-lance ou comparaison des paiemens a faireou à recevoir , ils puiííènt pourvoir auxfonds nécessaires pour paver a point nom-mé, & dans le tems des échéances.
Le carnet est du nombre des livres au-xiliaires • on le nomme encore bilan. Voy.Bilan & Livres auxiliaires.
' Carnet , fa dit aussi .d’une efpece depetit livre que les marchands portent dansles foires & marchés, fur lequel ils écri-vent , soit la vente , soit Tâchât qu’ils yfont des marchandises, & même leur re-cette & dépense journalière.
On appelle aussi quelquefois carnet , uneforte de petit livre dont se fervent les mar-chands à négoeians de Lyon , loríqu’ilsvont fur la place du change, pour faire levirement des parties ; mais son nom le plususité est bilan. Voye\ BlLAN. (G)CARNIA, (LÀ) Géog. province oudespotat de la Turquie en Europe , dans laBasse Albanie.
CARNIA , (la) Ge’ofr. pays d’Italie ,dans Tétât de la république de Venise,dans la partie soptentrionale du Frioul, lelong de la riviere de Tajamento,
* CARNIFICATION des or, ( Ghi-mrg. & Me'd. ) maladie des os, ainsi nom-mee par M. Petit. Dans cette maladie lasubstance des os est entièrement changée ;eue perd fa dureté, ses fibres ne paroissentfi) 1 ), lcs osseuses->es os ont la consistance, *: hair > & loa diroit qu’ils sont devenuschair , prenant ce mot dans la signification
gen-rale pour toutes les substances de notrecorps, qui font saignantes quand on lescoupe , oc le Jaiísont couper avec facilité,iy oyez , Mémoires de U académie 1712,page 229, plusieurs observations de MM.Pedt & Morand , qui constatent la certi-tude de cette maladie.
CARIAI OLE, ( Geog. ) province d’Al-lemagne , dans les états de la maison d’Au-triche , bornée par laCarinthie & la Sririepar TEfclavome & TIstrie , l a Croatie &le Frioul. Lauhach en est la capitale" CARNIVORE, adj. ( Ihjl mu )Tome VI.
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dit des animaux qui vivent de chair. Dansles animaux carnivores , le colon est sim-ple , & les excrémens liquides. C’est cequ’on a observé dans le chat, dans le chien,dans le lion , dans Tours. Déplus, ilsn’ontqu’un estomac membraneux , mou ; & ilest de même nature dans les lésards , dansles poissons, dans lesserpens, dans le veau-marin, £rc. mais toutes les especes d’oies,de poules, & d’autres oiseaux granivores,dont le nombre est immense, qui n’ontpoint de dents & ne se nourrissent qued’une farine végétale , enfermée dans desgrain s à double écorce, ont une structuredifférente. Au cou , au-dessus du sternum ,Tccsophage fe dilate en un bulbe ou sinus,appellé communément jabot , rempli deglandes salivasses, qui versent sur les grainsune liqueur propre à les amollir. Ces glan-des sont en grand nombre , rondes, oblon-gues , sistuîeuses, divisées suivant leur lon-gueur : elles paroisient caves, & versentun suc blanc un peu visqueux. Dans lesoiseaux de proie,. on trouve beaucoup decorps glanduleux. Malpighi remarque quedans f aigle , non-seulement la partie supé-rieure de Testomac, mais encore l’œso-phage, est parsemé de glandes ovales, &qu’on y voit par-tout de petits tuyaux quiviennent de la tunique nerveuse, & quifournissent un suc. Le jabot a été exacte-ment décrit par Wepfer dans la cicogne,& par Gre’v dans le pigeon. C’est doncdans ce jabot ou premier ventricule , queles matières séjournent, s’amollissent, &deviennent friables ; ensuite elles sont pous-sées au-dessous du diaphragme dans T ab-domen , où , au lieu d’un estomac mou 6cmembraneux , comme celui de l’homme& de tous les carnivores , elles ont à essuyerfaction de deux paires de muscles, aprèsavoir souffert celle des trois tuniques nuis-culeuses du jabot. Ces muscles ont à leurpartie supérieure , des glandes rangées enanneaux qui descendent de la membranemusculeuse, & sont percées à leurs pointes,comme on le voit encore dans l a poule Scdans Toqtarde, Mais ce qiffl y a peut-êtreici de plus singulier & de plus digne deremarque , c’est qu’étant de figure ellipti-que , ils laissent entr’cux une fente fortétroite , Sc sont intérieurement incrustes
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