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fait engagea Charlemagne à faire composerces quatre livres, qui contiennent cent vingtchefs d’accuíùtion contre les grecs. Ceslivres furent envoyés au pape \Adrien I,à qui ils furent présentés par Angubeit,abbé de Ccntule» Adrien écrivit à Charle-magne pour soutenir les décisions du con-cile de Nicée : mais on persista en Franceà les rejeter, parce qu’on ne les entendoitpas ; opposition qui cessa pourtant lorsqu’oneut démêlé la véritable pensée des grecs,& réduit à leur juste sens des expression»qui avoient paru outrées, & révolter lesesprits. Aussi les prétendus réformés n’ont-ils jamais pu tirer aucun avantage réel, nides décisions du concile de Francfort, nides liures carolins.
On a douté de la vérité & de Pantîqûitéde ces livres, lorsque M. du Tillet, évêquedeMeaux, les donna pour la premiere ibisen 1549 s 0U s le nom à’Eliaphilyra , parcequ’on crut qu’its avoient été supposés parles nouveaux sectaires, dont ils paroissoientfavoriser extrêmement les opinions. Quel-ques-uns les attribuoient à Angilram, évê-que de Metz ; d’autres à Alcuin ; & d’autresenfin à tous les évêques astemblés à Franc-fort : mais quoiqu’on n’en connoiíïe pas levéritable auteur, il est certain qu’ils onttté écrits du tems de Charlemagne, commeil paroît par la réponse du pape Adrien ,par les conciles de Francfort &de Paris,par le témoignage d’Hincmar qui les cite,& par les divers manuscrits anciens qu’onen a recouvrés. Dupin, Bibliotheq. desauteurs eccle's. du huitième Jiecle. ( G)
CAROL US , f. m. ( Com. ) anciennemonnoie de billon de, France, frappéefous disserens regnes, a différens tirre &
1 valeur. Les premiers carolus furent fabri-ques fous le régné de Charles VIII, &valoient dix deniers: ils augmenterontfous les regnes suivans, revinrent à leurpremiere valeur, puis cessèrent d avoircours.
II y a eu beaucoup de distérens carolusdans plusieurs états de l’Europc ; mais pres-que tous ont été de billon tenant argent auplus haut titre de cinq deniers deux grains& au plus bas de deux deniers, st l’ on C nexcepte le carolus d’Angleterre, & c .Carolus j ancienne piece d’or assez
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groste,‘frappée en Angleterfe soilS Char-les I, dont elle porte l’image & le nom ;fa valeur a été de vingt-trois fchelins, quoi-qu’on dise qu’au tems où elle a été frappéeelle ne valoir que vingt fchelins. Koye%
Monnoie. (G)
CARON, [Geog. ) riviere d’Asie dansla Perse, qui íe décharge dans le gosse deBalsora.
CARONCULE, s. f. terme d*Anato-mie , signifie à la lettre une petite portionde chair, étant un diminutif du latin caro ,chair. Voyei Chair.
Máís ce terme s’applique d’une maniéréplus spéciale à quelques parties du corpscn particulier.
Les caroncules lacrymales font deuxpetites éminences, situées Tune à droite ,l’autre à gauche, chacune au grand anglede l’œil, & qui séparent les deux pointslacrymaux.
Quelques auteurs n’appellent lacrymaleque la caroncule qui est au grand angle ouangle interne, & appellent celle qui estau petit, innommée.
Galienavoit enseigné qu’il y avoir dansl’œil deux glandes qui versent un suc, &cela dans les brutes ; & cependant les mo-dernes voulant les trouver dans l’homme,ont imaginé que la caroncule siltrois leslarmes ; & l'erreur n’a fait que passer , pourainsi dire, de main en main juíqu’à Stenon& Morgagny ; J’un qui proposa de nou-veaux conduits hygrophtalmiques, & l'au-' tre qui donna une anatomie plus exacte dela caroncule : c’est une glande sébacée,conglomérée, oblongue , transversalementsituée dans l’appendice de la fente del’œil,pleine de follicules qui donnent une cirequi fort par divers p$tits trous, sousla for-me de vers, pleine aussi souvent de diverspetits poils, comme on en voit presquepar-tout dans les glandes sébacées. HaUer,Comment. Boerh.
II est facile de concevoir que cetteglande empêche le lac , ainsi nommé parM. Petit, de se dessécher. Quand les bordsdes paupières font exactement joints, elledistend les points lacrymaux , afìn qu’ilssoient libres , éminens, & comme atten-tifs à leur devoir : elle retient dans les,poils les ordures de l’œil ; enfin elle