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Tome sixième.
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gravement raconté. Je crois qu on peut,fans se rendre coupable d’incrédulité , sedispenser d’ajouter une foi entiere à sonrécit : d u reste, le inertie historien nousapprend que Carriaric -, auíïi bon catholi-que qu’il avoit été arien obstiné j mouruten 559, & qu’il fut inhumé dans l’églisequ’iî avoit fait construire en l’honneur deS. Martin. (L. C.)

CARRICK, ( Ge'og. ) province méri-dionale de TEcostè, dont la capitale estBargeny.

C ARRIER , s. m. ( slrtme'ch) ce sontles ouvriers qui travaillent â tirer les pier-res des carrières.

Ils se fervent pour cet effet de coinsde différentes figures & grosseurs, & demarteaux qu’on appelle mail , mailloche ,pic j &c. & d’un grand levier que l’onappelle barre quelqueiois aussi de poudreà canon, pour détacher de grandes piecesde rocher , au moyen d’une mine.

Parmi les coins dont se sert le carrier,les uns font tranchans par leur extrémitéinférieure ; les autres sont obtus & dedifférentes grosseurs. On les fait entrer à

f ;rands coups de mail dans le vuide quee premier a pratiqué entre deux lits oubancs de pierre. II emploie une barre defor de 50 à 70 livres, percée en son milieupour recevoir un manche long d’environdeux pieds & demi. La mailloche, qui estun marteau de méme grosseur, mais dontle fer est beaucoup moins long, lui estégalement nécessaire.

Après qu’il a introduit ses plus gros coins,il arrive aster souvent que les pierres fontencore unies ensemble : pour achever en-tièrement de les séparer , il prend unebarre ou pince, pap le manche , & il metl’extrémité du bec entre les deux lits depierre qu’il faut séparer ; le crochet, quifort d’hypomoclion ou point d’appui,tourne vers le lit inférieur. 11 pesé ensuitesur I’extrémké, & sépare ainsi ce que lescoins n’avoient pas pu séparer.

La mine que les carriers font pour écla-ter de gros morceaux de pierre , consistec n un trou cylindrique, d’environ un poucete demi de diamètre, & assez profond•pour atteindre le centre de la pierre : oncharge ensuite ce trou comme on charge

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un canon, & on remplit le vuide que saisisla poudre,d’un coulis de plâtre, après cepen-dant y avoir introduit une aiguille de ferpour former la lumière. L’espace occupépar la poudre, est la chambre de la mine :il faut apporter un grand soin pour enbien boucher l’entrée. Voyez Particle.Mine.

La tariere a deux poignées perpendi-culaires d la tige : la premiere est fixe, &sert à tourner la tariere ; la seconde estmobile dans l’espace d’environ un pied,où la tige est arrondie ; elle sert à appuyerla tariere sur l’endroit qu’elle doit percer :il y a pour cet effet, à l’endroit où elle esttraversée par la tige, plusieurs rondellesde fer ou de cuivre, qui appuient fur deuxchevilles qui traversent la tige.

CARRIERE, si si ( Architecture .) c’eftun lieu creusé en terre, d’où l’on tire lapierre pour bâtir , ou par un puits commeaux environs de Paris , ou de plain-piedle long de la côte d’une montagne, commeà Saint-Leu, Troci, Mallet, & autres en-droits. Les carrières d’où l’on tire le mar-bre, font appellées en quelques endroitsde France maibrieres ; celles d’où l’on tirela pierre, perrières , & celles d’ardoise ar-doisieres , & quelquefois perrières , commeen Anjou. Le mot carrière vient, selonM. Ménage, du latin quadraria ou qua-drant! u , fait de quadrants lapis, pierrede taille. Voye^ Carrìer , Pierre,Marbre , & Ardoise. ( P )

CakRIERE, (ie/me de Manege.) c’eítune place renfermée d’une barrière oùl’on court la bague. Voye\ BARRIERE.

On s’cn sert auífi pour marquer lacourse méme des chevaux, pourvu qu’ellene soit pas de plus de zoo pas.

Dans les anciens cirques, la carrièreétoit l’espace où les luges ou quadrigesdévoient courir â route bride pour rem-porter le prix. (P)

C ARR ION , ( Geog. ) riviere d’Espa—gne , qui prend !â source fans les Affût ies ,& qui se jette dans celle de Piíùergia- R /a au royaume de Léon , une ville qu onappelle Carrion de los Coudes. ,

* CARROSSE , f. m. ( ouvra# desellier-carrojjìer , de charron > de jet 1 u-rier 3 &c.) c’est une voiture commode oc