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Tome sixième.
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r', moins que c c ne soit une condition dumarché. Au reste il vaut mieux la leurpayer à part cjue de les y obliger. Voye 3VlGNE. Le mot cartager est principale-ment d’usage dans l’Orléanois.

C ARTAH LT, f. m. ( Marins. ) c’estune manœuvre qu’on paslè dans une pou-lie au haut des mâts, & qui sert à hisserles autres manœuvres , ou quelqu’autrechoie.

CARTAMA , ( Ge'ogr. ) petite villed’Eí pagne au royaume de Grenade. Long.17. 72. Lit. 7.6. 72.

_ CARTA-SOURA, ville d’Asie , ca-pitale de file de Java , & résidence del’empereur.

C ART AYER , v. neut. ( terme deMtjjagerie. ) c’est conduire une voiturede maniéré que les roues soient entre lesornières & les ruisseaux, & non dedans,ce qui facilite le roulement & soulage leschevaux.

CARTE GÉOGRAPHIQUE , s. f. ( Hifi.nzc.conchyliol.) coquillage univalve, íànsopercule , du genre des pucelages, cy priva , 4ainsi nommé à cause d’une marbrure blan-che qui, s’etendant fur un fond jaunâtre ,imite en quelque forte les lacs du globe ter-restre. On en voit une figure dans la Col-lection d’Histoire naturelle , vol. XXIII,pl.LXVIÍ, au n°. 3 . ( M.Avanson.)

Carte , f. f. ( Géog. ) figure plane quireprésente la surface de la terre, ou unede ses parties, suivant les loix de la pers-pective. Voye\ Terre & Perspec-tive.

Une carte est donc une projection de lasurface du globe ou d’une de ses parties,qui représente les figures & les dimensions, 'ou au moins les situations des villes, desrivières, des montagnes, &c. Voy. PRO-JECTION.

Cartes universelles , font celles qui re-présentent toute la surface de la terre , oules deux hémisphères. On les appelle ordi-nairement mappemonde. Voyez MAPPE-MONDE.

Cartes particulières, font celles, quireprésentent quelques pays particuliers, ouquelques portions de pays.

Ces deux ei'peces de cartes font nom-mées scuvent cartes géographiques , ou

CAR

cartes terrestres, pour les distinguer deshydrographiques ou marines , qui ne re-présentent que la mer, íes îles, & sescôtes.

Les conditions requises pour une bonnecarte, font i°. que tous les lieux y soientmarqués dans leur juste situation , euégard aux principaux cercles de la terre ,comme l’équateur, les parallèles, les mé-ridiens , &c. 2 0 . que les grandeurs de disi-ferens pays aient entr’elles les mêmes pro-portions fur la carte, qu’elles ont fur lasurface de la terre : 3 0 . que les diftérenslieux soient respectivement sur la carte auxmêmes distances les unes des autres , &dans la même situation que sur la terre elle-même.

Pour les principes de la construction descartes, & les loix de projection, voye%

Perspective & Projection de U

sphere. Voici l’application de ces princi-pes à la construction des cartes.

Construction d’une carte, l’oeil étant sup-posé placé dans L axe. Supposons , parexemple’, qu’il faille représenter l’hémis-phere boréal tel qu’il doit paroître à un œilsitué dans un des points de Taxe, commedans le pôle austral, & en prenant le plan del’équateur pour celui où la représentationdoit se faire : nous imaginerons pour celades lignes tirées de chaque point de l’hé-misphere boréal à F œil, & qui coupentle plan en autant de points. Tous ces der-niers points joints ensemble , formerontpar leur assemblage la carte requise.

Ici l’équateur sera la limite de la projec-tion ; le pôle de la terre se présentera ouse projetera au centre ; les méridiens de laterre feront représentés par des lignes droi-tes qui iront du centre de I’équateur ou dupose de la carte, à touS les points de l'é-quateur ; les parallèles de latitude forme-ront de petits cercles, dont les centresseront le centre même de l’équateur ou dela projection.

La meilleure maniéré de concevoir laprojection d’un cercle sur un plan , c e “d’imaginer un cône dont le sommet p'a^eà l’endroit où nous supposons l’mil , 01 cradieux, ou envoie des 'rayons t on a

base soit le cercle qu’il faut rc pi t en er >ôc dont les côtés soient autant de