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autant de parties, égales les uns súx au-tres 6c à !a premiere , qu’il y a de degrésde longtitude dans la portion de mer quevous voulez représenter ; 3 0 . achevez leparallélogramme ABC D, & partagezson aire en petits quartés ; & les droitesparallèles à A B , C D , seront les méri-diens , & les parallèles A D 6 c B C, lescercles parallèles ; 4 0 . vous y placerez, aumoyen d’une table de longitudes & delatitudes, les côtes, les îles, les baies, lesbancs de fable , les rochers, de la maniéréqui a été prescrite ci-dessus pour les cartesparticulières.
II s’ensuit delà i°. que la latitude & lalongitude du lieu où est un vaisseau étantdonnées , on pourra aisément représenterson lieu dans la carte : i°. qu’étant donnésdans la carte, les lieux F 6 c G, d’où le vais-seau part, 6c où il va ; la ligne F G, tiréedel’un à l'autre , fait avec le méridien A Bun angle AFG égal à l’inclinaison durhumb ; 6c puisque les portions F 1, iz,2.G, entre des parallèles équidistans fontégales, 6c que î’inclinaison de la droiteFG k tous les méridiens, ou à toutes lesdroites parallèles à A B, est la même, ladroite FG représente donc le rhumb. Onpeut prouver de la même maniéré, quecette carte représente véritablement lesmilles de longitude.
II s’ensuit de là qu’on peut se servirutilement des cartes planes , pour dirigerun vaisseau dans un voyage qui ne soit pasde long cours, ou même dans un voyageallez long, pourvu qu’on ait foin qu’il nese glislè point d’erreur dans la distance deslieux F 6 c G : ce qu’on corrigera de lamaniéré suivante.
Çonflruclion d'une échellepeur corrigerles erreurs des dijìances dans les cartesplanes. i°. Transportez cinq degrés de lacane a la droites B , fig. 10, & divisez-les en 300 parties egales ou milles géogra-phiques ; 1°. décrivez fur cette droite unpetit cercle ABC, qu’il faudra diviser engo parties égales : si l’on veut savoir enconséquence , combien cinq degrés font demilles dans le parallèle de cinquante, qu’onprenne au compas l’intervalle A C égala cinquante, & qu’on le transporte audiamètre A B , sur lequel il marquera le
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nombre de milles requis.
II s’ensuit de là que, si un vaisseau faitvoile sur un rhumb à l’est ou à l’on est,hors de l’équateur , les milles correspon-dans aux degrés de longitude se trouverontcomme dans l'article précédent ; s’il faitvoile fur un rhumb collatéral, alors onpeut supposer toujours la course de l’est àl’ouest dans un parallèle moyen entre leparallèle du lieu d’où le vaistèau vient, &de celui où il va.
11 est vrai que cette réduction par uneparallèle moyenne arithmétique, n’est pasexacte : cependant on s’en sert souvent d aysla pratique, parce que c’est une méthodecommode pour l’usage de la plupart desmarins. En estfet, elle ne produira pointd’erreur considérable, si toute la course estdivisée en parties dont chacune ne pastepas un degré; ce qui fait qu’il est conve-nable de ne pas prendre le diamètre dudemi-cercle A C B de plus d’un degré, 6cde le diviser au plus en milles géographi-ques. Pour F application des cartes planesd la navigation , voye\ NAVIGATION.
Carte réduite , ou carte de réduclion :c’est celle dans laquelle les méridiens fontreprésentés pa>r des droites convergentesvers les pôles, 6 c les parallèles par desdroites parallèles les unes aux autres, maisinégales. II paroît donc par leur construc-tion , qu’elles doivent corriger les erreursdes cartes planes.
Mais puisque les parallèles y devroientcouper les méridiens à angles droits, ils’ensuit auíîì que ces cartes sont défectueu-ses à cet égard , puifqu’elles représententles parallèles comme inclinés aux méri-diens ; c’est ce qui a fait imaginer une autreespece de cartes réduites , dans lesquellesles méridiens font parallèles , mais les de-grés inégaux ; on les appelle cartes deMercator.
Carte de Mercator : c’est celle dans la-quelle les méridiens 6t les parallèles sontreprésentés par des droites parallèles, maisoù les degrés des méridiens font inégaux,& croistènt toujours à mesure qu’ils Rap-prochent du pôle dans la même raison queceux des parallèles décroislènc fur le globe ;au moyen de quoi, ils conservent entr euxj la même proportion que fur le glo'oe.
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