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ou vers le haut de la sphere, regarde aucontraire le centre du globe dans celled’Hévélius; Tépaule orientale « est dansBayer & Flamsteed lYpaule gauche ; dansHévélius, comme dans les anciens, c estl’épaule droite ; Tétoile R , ou n gel , quiest fur le pied droit dans Bayer , est fin-ie pied gauche dans Hévélius ; dans l’un ,ce géant paroît à genoux, & levant lepied droit ; dans l’autre, il semble monteren levant le pied gauche ; dans Bayer , iltient fa maííùe élevée à l’orient de la maingauche ; dans Hévélius , il la tient de lamain droite ; toutes ces différences fontvoir la nécessité des lettres par lesquelles onest convenu de désigner les étoiles, & Tin-convénient qu’il y auroit à fe servir dansles catalogues, des mots de droite & degauche ; il vaut beaucoup mieux se servirdes mots oriental & occidental. En ester,quoique Flamsteed ait suivi en général lescartes île Bayer , il y a cependant encoredes distérences : par exemple , Orion ,dans les cartes de Bayer , a la tête tour-née à gauche ; dans celle de Flamsteed , ill’a tournée du côté droit, ensorte que lesétoiles x & 0, qui font à la tempe gauchedans Bayer, font fur la tempe droite dansFlamsteed. ( M. de la Lande. )Carte militaire * ( Artmilit . ) estla carte particulière d’un pays ou d’uneportion de pays, ou d’une frontière, oudes environs d’une place , d’un poste, furlaquelle font exprimés tous les objets qu’ilest elsentiel de connoître pour former &exécuter un projet de campagne. On y voitles marches qu’une armée peut faire , leshej.x où elle peut camper, les divers postesqu elle doit occuper, les défilés & l eurlongueur ; les rivières, les ruisseaux, leurlargeur, leur profondeur , les gués, J anature du fond, la hauteur des bords, lesponts, les passages, les moulins, les ca-naux , les étangs ; les villages, les ha-meaux , les châteaux, les métairies & au-tres lieux qui sont bons à occuper, lesmontagnes, leur hauteur , leur pente ,leurs efearpemens, les vallons, les ravins,leur largeur, leur profondeur ; les foliés ,les champs clos, les bois, les marais ; lanature des plaines, les cantons de fourra-ges i la distance d’un lieu à un autre x le
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nombre des maisons & écuries de chaquelieu, les dissérens chemins, leur qualité,&c. Si la carte représente quelque partiede mer, on y distingue la nature de lacôte , les laisses c’e haute & de basse-mer,de morte-eau comme de vive-eau ; lesfondes des anses, des baies, des rades ; les^dangers de toute efpece, les différentes bat-teries établies pour la défense des mouil-lages , des passes ; ses retranchemcns, lesépaulemens pratiqués dans les parties oùl’ennemi peut tenter une descente ; sescamps, les postes qui doivent couvrir lesprincipaux établissemens, & l’intérieur dupays, &c. Tous ces détails peuvent êtrecompris dans une carte militaire y & àl’aide d’une légende ou d’un mémoire ,fe faire sentir aisément ; mais il y a très-peu de gens capables d’un tel travail : iln’y en a pourtant pas de plus importantpour pouvoir régler & conduire les opéra-tions d’une campagne. On nefauroit doueformer trop de sujets pour une partie íiprofonde & st essentielle. C’cst aussi danscette vue que notre ministère n*a pas dis-continué depuis la paix d’employcr desofficiers dc Tétat-major de Tannée , avecdes ingénieurs-géograpbes, fur les fron-tieies & fur les côtes du royaume.
L’ufage des cartes militaires étoit con-nu des anciens ; Végece ne nous laisse au-cun doute à cet égard. “ On générs!, ditcet auteur, doit avoir des tables dressées,avec exactitude, qui lui marquent non-leulement la distance des lieux par le nom-bre de pas, mais la qualité des chemins »les routes qui abrègent, ses logemens quis’y trouvent, les montagnes & les riviè-re . On aslùre que les plus habiles géné-raux, non contens de ces simples mémoires,ont fàit lever les plans du théâtre dc laguerre, afin de déterminer plus sûrementleur marche fur íe tableau merae deslieux ». On ne fart st ces plans étoient aussiparfaits que nos cartes topographiques,mais au moins devoient-ils donner beau-coup de facilités aux généraux pour leurs,opérations.
Nous avons aujourd’hui un grand nom-bre de cartes qui, quoiqu’elles ne con-tiennent pas, à beaucoup près, tous le&détails nécessaires, ne bussent pas de pou-