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voir être très-utiles à un officier qui seroitchargé de reconnoître un pays , ou quiFcntreprendroit pour son instruction: tel-les sont celles de la France , dressées parMM. de l’académie royale des sciences ;celles des Pays-îias, par Fricx ; celles duthéâtre de la guerre derniere en Heíïè &pays circonvoisins, par M. de la Roziere,copiées à Paris par les géographes Beau-rain & Julien; celles des campagnes deM. le prince Ferdinand de Brunswick, enWestphalie , par le colonel Bawr, maré-chal général des logis de Tannée Hano-vrienne ; celles de la Bavière, par Finck;celles de la Boheme, par le major Mill-ier , & quantité d’autres cartes particuliè-res de dift’érens pays de P Allemagne , pu-bliées à Nuremberg, à Augsbourg, à Ber-lin ; celles du théâtre de la guerre en Italie,
Î >ar les ingénieurs du prince Eugene ; cel-és de la Savoie & du Piémont, publiéespar Jaillot, &c.
La plupart des cartes qu’on vient d’in-diquer, ayant été levées géométriquement,peuvent servir à construire des cartes mi-litaires } en faisant d’avance des extraitsdes campagnes qui auront été faites dansles pays qu’elles représentent, en dessinantsur une plus grande échelle les parties depays qu’on devra reconnoître, en cher-chant les lieux élevés pour mieux décou-vrir le terrein , en questionnant les gensde la campagne, en parcourant le pays detout sens , & en voyant par soi-mémetous les objets qui méritent attention.
Lorsqu’on n’a point de cars s particu-lières , qu’on n’a pas le tems d’en lever ,ou que Toccasion ne permet pas d’opérer,on a recours aux cartes générales. On yprend les positions qui paraissent les mieuxdéterminées; on les trace à grand pointíur des feuilles séparées, & on fait unecarte a vue qu on accompagne d'un me-moire. 11 n’y a.point d’offieier d’état-ma-jor qui ne doive savoir cette méthode ,qui est on ne peut pas plus nécessaire, sur-tout en campagne. (M. D. L. R.)
Carte ou Quarte , s. f. (Commerce.)mesure de grains dont on se sert en quelqueslieux de la Savoie, & qui n’est pas par-toutd’un poids égal.
La carte de Conflans pèse trente-cinq
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livres poids de marc.
Celle de S. Jean de Maurienne, 21 li-vres aussi poids de marc.
La carte de Faverge, 30 livres poids daGeneve.
La carte de Miolans, S. Pierre d’Albi-gny , S. Philippe , 25 livres poids deGeneve.
Celle de Modane, 24 livres aussi poidsde Geneve. Voye\ Livre, Marc,Poids. Diçl. du comm. ( G )Carte-blanche , fe dit dans Y Artmilitaire , pour exprimer qu’un généralpeut faire ce que bon lui semble sans enavertir !a cour auparavant. Ainsi dire qu ungénéral a carte-blanche , c’est dire qu’ilpeut attaquer l’ennemi lorsqu’il en trouveToccasion, sans avoir besoin d’ordres par-,ticuliers. ( Q )
Carte ou Carde , instrument dontse fervent les perruquiers pour travaillerles cheveux destinés à faire des perruques.C’est une efpecc de peigne composé de dixrangées de pointes de fer de pies d’unpouce & demi de hauteur, épaiilès de deuxlignes, & éloignées les unes des autres parla pointe , d’environ trais lignes. Ces poin-tes font enfoncées dans une planche debois de chêne , assujettie fur une table pardes clous, & rangées en losanges.
II y a des cartes ou cardes de plusieursgrosseurs , fur Içsquelles on passe les paquetsde cheveux pour les mélanger, en com-mençant par les plus grosses , & successi-vement jusqu’aux plus fines.
* Cartes , s. s. ( Jeux.) petits feuilletsde carton oblongs, ordinairement blancsd’un côté, peints de Tautrc de figureshumaines ou autres, & dont on fe sert aplusieurs jeux, qu’on appelle partetre rai-son jeux de cartes. Voye\ LANSQUENET,
Breland, Pharaon , Ombre, P 1 'quet, Bassette, &c. Entre ces jeux”y en a qui sont purement de hasard, ôLd’autres qui font de hasard de combi-naison. On peut compter le lansquenet,le breland , le pharaon , au nombre despremiers ; l’ombre , le piquet, le média-teur , au nombre des seconds. Il y en a ou
Tégalité est très-exactement conservée en-tre les joueurs, par une juste compensationdes avantages & des désavantages, u y eq