CAR
On distingue quatre lots de cartes, re-lativement à leur degré de finesse : cellesdu premier lot Rappellent la fleur ; cellesdu second, les premieres ; celles du troi-lieme, les secondes ; celles du quatrième& du cinquième, les triards ou fonds.
Quand on a distribué chaque forte re-lativement à fa qualité ou à son degré definesse, on fait La couche , où l'on formeautant de fortes de jeux qu’on a de dif-férons lots ; ensuite on range & on com-plété les jeux , ce qui s’appelle faire laboutée. On finit par plier les jeux dans lesenveloppes ; ce qu’on exécute de maniéréque les jeux de fleur fe trouvent fur le dessusdu sixain , afwt que si l’acheteur veut exa-miner ce qu’on lui vend, il tombe néces-sairement fur un beau jeu.
On prépare les enveloppes comme lescartes , avec un moule qui porte renseignedu cartier ; mais il y a à l’extrémité de cemoule une petite cavité qui reçoit unepiece amovible, fur laquelle on a gravé enlettres le nom de la forte de jeu que l’cn-veloppe doit contenir, comme piquet , sic’est du piquet , médiateur ou comete^ , sic’est du médiateur ou de la comete. Cettepiece s’appelle bluteau. Comme il y a deuxsortes d’enveloppes, Tune pour les sixains,r autre pour les jeux, il y a plusieurs mou-les pour les enveloppes. Les moules nediffèrent qu’en grandeur.
Les cartes fe vendent au jeu, au sixain& a la grosse. Les jeux fe distinguent enjeux entiers, en jeux d’hombre & en jeuxde piquet.
Les jeux entiers font composés de cin-quante-deux cartes, quatre rois, quatredames, quatre valets, quatre dix, quatreneuf, quatre huit, quatre sept, quatre six,quatre cinq , quatre quatre, quatre trois,quatre deux & quatre as.
Les jeux d’hombre font composés de qua-rante cartes, les mêmes que celles des jeuxentiers, excepté les dix, les neuf & leshuit, qui y manquent.
Les jeux de piquet sont de trente-deuxcartes, as, rois? dames, valets, dix, neuf,huit & sept. '
Les cartiers , faiseurs de cartes à jouer,serment à Paris une communauté fort an-cienne ; on les nomme aujourd’hui pape-
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tiers - cartiers ; & ils font au nombre dedeux cents dix maîtres.
Les statuts dont ils fe fervent encore àprésent , & qui ne sont que des statutsrenouveílés en conséquence de l’édit deHenri III de 1581 , ont été confirmés &homologués en 1594 so us Henri IV. Ilscontiennent vingt-deux articles, auxquelsLouis XIII & Louis XIV en ont encoreajouté quelques autres.
Le tems d’apprentissage est fixé à qua-tre ans , & celui de compagnonnage à trois.
A présent qu’on perçoit un droit furles cartes, au profit de l’école royale mili-taire , la régie établie pour le lever, obligeles cartiers de se pourvoir de papier potou papier au pot , comme on le nommedans le Dictionnaire du commerce , & nonpapier pau , comme dans les différons bu-reaux établis en plusieurs villes du royau-me ; de mouler ledit papier dans le bu-reau de la régie, c’est-à-dire, y imprimerles figures qui doivent y être peintes en-suite , & d’y faire apposer la bande du con-trôle fur les jeux qui en proviennent.
En conséquence des arrêts du conseil de1746 & 1751 , l’entrée des cartes étran-gères est absolument défendue. Voye\ lesdétails de cet art, dans la Description desarts ù métiers , publiée par M. Bertrand,tome IV) pag. 611 & fuiv.
Cartier , nom d’une forte de papierqui est destiné à couvrir les jeux 011 lessixains de cartes à jouer. Voye\ PAPIERè Cartes.
CARTILAGE, en anatomie; c’est unedes parties solides du corps, blanche, po-lie , uniforme , flexible & élastique; moinscompacte qu’un os, mais plus dure qu’au-cune autre partie.
Les cartilages paroissent être à peu prèsde même nature que les os , puisqu’ils ontété cartilages } & que d’ailleurs toutes lesparties solides ne paroissent différer quepar le plus ou moins de consistance. Voy.Os, Ossification , ù Solide.
II y en a qui sont très-durs , & quimême deviennent osseux avec le tems ;comme ceux qui unifient les côtes au ster-num, ceux du larynx, &c. l r oye\ STER-NUM & Larynx.
D’autres font plus tendres, & fervent