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Tome sixième.
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à donnera certaines parties leur configu-ration ; comme ceux du nez , des oreillés,(sc. qui doivent avoir un petit mouve-ment que produit l’élasticicité de ces car-tilages , laquelle leur fait faire l’office demuscles antagonistes. Voye^ Nez , &c.

II y en a d’autres plus mous encore ,qui tiennent quelque chose de la nature desJigamens, & qui , par cette raison , sontappelles cartilages ligamenteux. Voy. LI-GAMENT.

II y a des cartilages de différentos figu-res , auxquelles on donne différens nomstirés de ceux des choses auxquelles ils ref-íemblent : l’un se nomme se'mi-lunaire ;un autre xiphoïde , parce qu’íl ressemblek la pointe d’un poignard ; un autre scuti-forme , parce qu’il a la figure d’un bou-clier ; & ainsi des autres. Voye\ chacunde ces cartilages à leur article.

Les cartilages n’ont point de cavitéqui contienne de moelle , ni de nerfsou de membranes, qui les rendent sus-ceptibles de sensations. Leur usage estd’empêcher les os de s’offenser ou de seblesser par un froissement continuel, deles joindre l’un à l’autrepar synchondrose ,de contribuer à la conformation de cer-taines parties, comme le nez , les oreilles,la trachée, les paupières, &c. ( L )

CARTILAGINEUX, EUSE, adj. quiest de la nature du cartilage, qui est com-posé de cartilage : ligament cartilagineux,symphyse cartilagineuse.

* CARTISANNÈ , en termes de bou-tonnier , de passementier , de rubannier ,&c. c’est un ornement composé d’un fondde vélin ou de veau , recouvert de soie ,de milanoil’e , d’or ou d’argent, &ç. Oncoupe d’abord son vélin ou son veau , tan-tôt par bandes plus ou moins étroites , tan-tôt en .pic , en sabot, en pompons, avecl’emporte-piece. Voye^Vic , SABOT , &POMPON. Ensuite on couvre ces bandesou découpures, les premieres au rouet, lessecondes â la bobine, avec de la foie detrame pour les cartisannes unies, & defoie de grenade pour faire les frisées. Lescartisannespeuvent être couvertes de nou-veau d’un trait d’or, quand les ouvragesqu’on veut en faire font riches. La carti-íanne s’emploie au lieu de milanoife, de

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clinquant , de cordonnet, &c. On en faitles feuilles d’une cocarde, d’une aigrette ;on en recouvre en différons desseins, desbandes de corniche dans les appartemens,pour imiter des morceaux de sculpture. Levélin s’emploie comme il vient de chez leparcheminier ; le veau fe prend chez lecorroyeur, & on lui donne un apprêt quiest un secret parmi les boutonniers, pourle rendre dur & ferme.

* CARTON , f. m. ( Art mé'chaniq. )Le carton est un corps qui a beaucoup desurface & peu d’épaisseur, composé parart avec des rognures de tortes, des ro-gnures de reliures , & de mauvais papier,á l'usage d’un grand nombre d’ouvriers ,mais fur-tout des relieurs même. II y abeaucoup de ressemblance entre la manœu-vre du papetier & celle du canonnier: lepapetier prend dans un moulejle chiffon ré-duit en bouillie , pour en faire du papier ;le canonnier prend dans son moule le pa-pier même remis en bouillie, pour enfaire le carton.

Pour faire du carton , il faut ramasserdans un magafin une grande quantité derognures de relieur & de cartier, avecbeaucoup de mauvais papier ; quand on afa provision faite de matières, on en trans-porte ce qu’on en peut travailler relative-,ment au nombre d’ouvriers qu’on emploiedans un attelier bien clos.

Le pavé de l’attelier du cantonnier doits’e'lever un peu vers la partie opposée àl’entrée, & l’attelier doit être garni chan-ges de pierre, larges & profondes, pla-cées vers le côté par où l’on entre. Onjette, au sortir du magafin, le mélangede papier & de rognures dans les auges dol’attelier qu’on appelle le trempis ; on hu-mecte ces matières avec de Peau, & de làon les jette fur le fond de l’attelier, où l’oncn forme des tas considérables.

Quand la matière des tas a séjourné as-sez ìong-tems pour avoir acquis une fer-mentation suffisante qui la dispose à semettre en bouillie, on en prend une quan-tité convenable qu’on porte dans un at-telier contigu qu’on appelle Yattelier ditmoulin. Cet attelier est partagé en deuxparties: d’un côté sont les auges; de I au-tre , le moulin. Les auges de cet atte ìer

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