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imprime irs en taille-douce. On prend en-suite des cartons unis blancs & point tropépais : avec une éponge trempée dans del’eau , on les mouille à Penvers ; & lors-qu’ils font un peu moites, on en prendun que l’on pose sur la planche gravée, onserre ensuite le tout sous les rouleaux dela presse , & l’on retire le carton gaussréen relief de tout le dessein de la gravure.
Si l’on veut que le carton soit doré ouargenté, il faut avoir du papier doré ouargenté tont uni, le coller sur le carton ,& sur-le-champ , même avant que I’or oul’argent se détachent à cause de l’humidité,mettre le carton fur la planche gravée, lepasser aussi-tôt sous la presse, le leverpromptement & le mettre sécher. Si l’onveut que la dorure ne pousse point de verdîle gris , au lieu du papier uni d’Allema-gne qui n’est doré que par du cuivre, ilfàut prendre une feuille de papier jauneque l’on aura collée fur le carton & laissésécher, y coucher un mordant de gommeclaire , adragant, arabique ou autre, y ap-pliquer de l’or en feuilles, faire bien sécher,humecter légèrement par Penvers, mettre :sur-le-champ du hon côté sur la planche,passer sous la presse,& l’óter ensuite promp-tement , de peur que Por ne quitte & nes’attache au creux de la planche.
Si l’on veut mettre or Lt argent ensem-ble , or au fond, & argent aux fleurs &bordures, on pique un patron exact desplaces où l’on veut de l’argent ; on poncece patron fur le carton doré, c’est-à-direqu’on en marque les points & les traits ;on couche dans ces places, avec le pinceauun mordant qu’on laisse sécher ; après quoion y applique P argent en feuille : on laisselécher, & l’on procede comme nous Pa-vons dit ci-dessus, pour le mettre fous lapresse : c est de cette maniéré que se fontles couvertures de livres gaussrées & dorées.
Ce font les papetiers-merciers & les pa-petiers-colleurs, autrement dit cartenniers,qui font le négoçe des cartons ; avec cettedisserence y que ces derniers fabriquent &vendent, au lieu que les premiers ne peu-vent fabriquer. II y a à Paris cinquante-cinq maîtres cartonniers. Voye\ les dé-tails de cet art, dans la Description desans & métiers, publiées à Nèuchatel, par
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M.Bertrand; tome IV^ pag. 580 & Tuiv.
Carton , terme d’architecíure , le ditd’un contour chantourné fur une feuillede carton ou de fèr-blaoc, pour tracer lesprofils des corniches, & pour lever lespanneaux de deístis Pépure. ( P )
CARTON , fe dit en peinture d’up des-sein qu’on fait sur de fort papier , pour 1ccalquer ensuite sur l’-enduit frais d’unemuraille, où l’on veut peindre à fresque.
Carton se dit austì d’un dessein en grand,coloré pour travailler en mosaïque, entapisserie, ùc. Voye\ Tapisserie.
Les cartons que l’on conserve à Hamp-toncourt en Angleterre, sont des desseinsde Raphaël d’Urbin , faits pour être exé-cutés en tapisserie. (R)
CARTON. Les imprimeurs appellentainsi une maculature bien unie , fur la-quelle ils collent des hausiès pour remédierà Pinégalité du foulage , qui se rencontre âpresque routes les presses. Ce carton seplace entre le petit tympan & les blanchets^Chaque ouvrage doit avoir son carton par-ticulier. Quand il est bien fait, il y a peu dehausses à mettre fur le tympan ; & presquetoujours la perfection ou la défectuontéd’une impression en dépendent, tant ìlest utile & de conséquence de le bien faire.Voye\ Hausse , &c.
Carton , terme de libraire, de b r 0-churc & de relieur j cÛ un ou plusieursfeuillets détachés d’une feuille entiere. Uy a plusieurs cas où l’on est obligé démettredes cartons dans les livres. i°. Quandaprès l’impression, soit d’un manuicrit,soit d’un livre déjà imprimé, il reste dsla matière dont la quantité ne suffit paspour faire une feuille entiere, ni mêmeune demi feuille , ce reste s’imprime furun ou deux feuillets de papier sérai A &■s’appelle carton. 1°. Quand pesant lecours de 1 impression il s’cfl glisté quelquesfautes grossières dans l’ouvrage , ou quel-que proposition hasardée relativement àla religion , au gouvernement, aux moeurs,pu à la réputation des particuliers, on afoin de déchirer la partie .de la feuille furlaquelle se trouve ce qu’on veut suppri-mer, & l’on y substitue d’auties feuilletspurgés de ces sautes, & ces feuillets senomment aussi cartons. ^