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est ver cl, epais, en cloche hémisphérique,tine fois plus court qu’elle, St couronnede six dents obtuses. Cette baie est liste,luisante, d’abord verd-brune^, pointillée deblanc, ensuite bleue-brune à chair verte,à une loge ne s’ouvrant point, & conte-nant une écorce cartilagineuse , ovoïde ,obtuse, longue de six lignes, prefqu’unefois moins large, bleue-rougeâtre à amandebleuâtre.
Culture. Le carua croît communémentsu Malabar dans les terres sablonneuses,sur-tout auprès de Cochin. 11 sieurit tousles ans au mois de janvier, St fructifie enmars.
f Qualités. Son bois n’a point d’odeur ;mais l’écorce de fa racine, de Ion troncSt de ses branches, ainsi que ses feuillesfroissées,- répandent une odeur forte decamphre.
De l’écorce de fa racine on tire par ladistillation, du camphre St une huile; decelle du tronc on tire l’huile appellée com-munément huile de cannelle. Celle quel'on retire de íes feuilles ressemble à celledu girofle , & celle de ses fruits ressemble2 celle du genièvre mêlée avec un peu decelle de cannelle St de celle de girofle. Deces mêmes fruits cuits fur le feu , on tireencore une huile grasse, épaisse commede la cire, propre à faire des onguens St de'Ja chandelle.
Usages. Les diverses huiles que l’on tireainsi de cet arbre, siir-tout celles de l’é-corce , font tròs-anodines St souveraines,appliquées extérieurement, pour la para-lysie , la goutte Sc les douleurs de mem-bres. On les prend aussi intérieurementpour l’asthme, les autres maladies du pou-mon , les fievres malignes, la gangrené,Jes ulcérés malins, les rhumatismes, les•vents & les coliques causées par !e froid ;elles font fudorifiques : leur odeur arrête■l’éternument causé par le rhume de cer-.veau.
L écorce de sa racine, priseen décoction.ou en poudre, avec le miel ou le sucre,.est souveraine pour guérir la roux humide ;pilée & messe dans l’eau , elle fournit unbain utile pour la goutte. L’écorce de sontronc St de les branches le prend cn dé-coction pour dissiper les vents, Le suc ex-fume VI,
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primé de ses feuilles, bu avec le poivre Scle sucre, calme les douleurs des reins & duhas-ventre qui font causées par des vents.La poudre de ces mêmes feuilles ou desfleurs se boit avec le sucre dans l’eau froide,pour dissiper les vertiges.
Remarques. Hermann, qui a observé lacannelle de l'île de Ceylan , qui en a rap-porté des pieds qu’il a cultivés dans sonjardin de Leyde, convient que le caruadu Malabar en approche plus que toutesles autres efpeces ; qu’il en a toutes les qua-lités , mais à un degré de force feulementinférieur, & que d’ailleurs ces deux plan-tes se ressemblent fort. Néanmoins, com-me il y a non-sculement entre ces deuxplantes, mais encore entre toutes cellesqui donnent une forte de cannelle, desdifférences qui n’ont pas encore été biensaisies par les botanistes , nous allons ren-dre ces différences sensibles & reconnoií-fables au premier aspect.
Deuxieme efpece. KlTRUNPU ouCanella.
Les habitans de Ceylan appellent dunem de kurundu 011 kurudu , l’arbre de lacannelle, quePison appelle par corruptioncuurudo , & dont Hermann a donné, sousle nom de caffia cinnamomcca jlve cinna-mon } deux signres assez médiocres, auxpages 129 & 6.5 5,656 de son Hortus Lug-duno-Batavus , imprimé en 16B7. Quei-ques-uns, au lieu de kurundu , écriventpar corruptipn coronde Se rajse-coronde ,c’est le canella Se le cinnamomum des bou -tiques, mais non pas le cmna/non des Hé-breux, selon quelques auteurs. M. Bur-mann , dans son Thésaurus Zeylanicus ,imprimé en 1737, page 62 ,pl. XXVII ,en a fait graver une figure assez différentede celle de Hermann, fous le nom de án-minomuin.foh.is latis ovatis j ) ugferum ;mais il s est trompé, c’est celle ce la plan-che XXVIII qui répond à celle d’Het-man n. M. Linné rappelle lattrus 1 cinna-momum } soli i s trinerviis , ovato-cblon-gis y nervis versus apicem evanejcentibus.Syjìema naturce , édition 12, de 1767,
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Voici en quoi le cannellier ou le íairun-
dn différé du carua. i°- fl s éleve moins
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