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Tome sixième.
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haut, n’ayant que vingt à vingt-cinq pieds.En levant de terre, ses deux lobes, au lieude s’épanouir horizontalement, restent ap-pliqués parallèlement l’un contre Tautre ,& couchés fur un côté de la jeune tige. z°.Ses feuilles font obtuses, arrondies à leurorigine , longues d’un pouce & demi àdeux pouces au plus, & une fois à une fois& demie moins larges. 3 0 . Leurs trois ner-vures commencent de même un peu au-dessus de leur base, mais elles fe termi-nent à peu près vers le milieu de leurlongueur. 4°. Elles font portées fur un pé-dicule demi-cylindrique, neuf à dix foisfeulement plus court qu’elles. 5 0 . Les pa-nicules des fleurs font une fois plus lon-gues que les feuilles, & pontent chacunetrente â quarante fleurs. 6 °. Les baies fontovoïdes , longues de quatre à cinq lignesseulement.

Culture. Le kurundu ne se trouve quedans file de Ceylan , où les Hollandois neJe cultivent que fur la côte maritime , &seulement dans une étendue de quatorzelieues , qui suffit pour fournir de cannelletout le relie de la terr.e.

Qualités. Lorfqu’il est en fleurs, il ré-pand une odeur très-fuave, qui s’étend àune grande distance, comme d’une à deuxlieues.

Usages. On n’écorce que les jeunes ar-bres de trois ans, afin que la cannelle en soitplus fine, & cette cannelle est feulementJ’écorce intérieure qui est au-destons de l'e-corce grise. Les arbres qu’on écorce enentier, périssent infailliblement, quoiquequelque auteurs aient avancé le contraire.Ce íeroit en effet un phénomène bien par-ticulier , que le cannellier lut le seul arbrequi eût ce privilège, pendant que les ex-périences nous apprennent que tous lesautres arbres qu’on a dépouillés entière-ment de leur ecorce , & fur-tout de l'é-corce mteneure du liber , qui est la vraiecannelle, fe dessèchent & meurent, lesuns plus tôt, les autres plus tard , selon quele terrein & l’athmofphere où ils font plan-tés , font plus ou moins secs. Voye\ sesautres usages décrits à Y article Cannelle.

Troisième espece. NlKADUWALA.

Les habitons de Ceylan appellent des

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noms de nikaiuwala , ou nikadawalu ,ou dawal-kurundu , une autre espece decannellier , dont il a été gravé une figure,fous le nom de maal-coronde , ou cinna-momum floridum , cannelle fleurie , auvolume I des Aclx naturcc curiosorum ,imprimé en 1717. M. Burmann en a pu-blié une en 1737, dans son ThésaurusZeylanicus , page 6 3 , planche XXVII,& non pas planche XXVIII , qui est unetransposition , fous le nom de cinnamo-mum perpetuo florens , folio tenuioreacuto.

Cette espece différé de la cannelle pro-prement dite, en ce que , i°. ses feuillesfont plus larges, longues d’un pouce &demi à trois pouces, à peine une fois moinslarges, verdâtres en-dessous ; 2 0 . leurstrois nervures ne vont guere que jufqu’aumilieu de leur longueur, mais elles comrmencent précisément à leur origine ; 3".leur pédicule est à peine six à huit fois pluscourt qu’elles ; 4 0 . les particules portentseulement quatre à six fleurs, & font àpeine d’un quart plus larges que les feuilles.

Remarques. La contradiction que souffrela description de M. Burmann, comparéeà ses deux figures, & la conformité de favingt-huitième avec celle d’Hermann ,nous a fait reconnoître une transpositionqui a été faite de ces deux figures dansleur citation : transposition qui, étant ainsicorrigée, fera éviter par la fuite les erreursdans lesquelles font tombés tous les bota-nistes qui ont écrit d’après ces auteurs,fans faire assez attention à cette irrégu-larité.

M. Burmann donne d’abord à entendreque ces deux plantes pourroient bien n’êtreque deux individus, l’un mâle, l’autre fe-melle, de la même espece; ce qu’on voitqui ne peut être, par les grandes différen-ces de la figure de leurs feuilles. En secondlieu, il dit que les fleurs font posées furl’ovaire; qu’outre le calice à cinq divi-sions , il y a une corolle à long tube , àcinq divisions , posée aussi fur l’ovaire, &cinq étamines aussi longues, & que la baieest monofperme au-deíïòus de cette fleur ;tous caractères qui ne conviennent nulle-ment à aucune espece de cannellier , maisfeulement à une plante de la seconde fec-