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Tome sixième.
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vilégie’s. Voye\ Prévotal & Privi-légié.

II y en a enfin qu’on appelle ecclésias-tiques , parcequeles seuls juges d’église enpeuvent connoître. {H)

* Cas de CONSCIENCE , {Morale.)Qu’est-ce qu’un cas de conscience ? C’estune question relative aux devoirs del’homme & du chre'tien, dont il appartientau théologien appelle casuifle , de peserla nature & les circonstances, & de déci-der selon la lumière de la raison, les loixde la société, les canons de l’église , &les maximes de l’évangile ; quatre grandesautorités qui ne peuvent jamais être encontradiction. Voyer CasuÌSTE.

Nous sommes chrétiens par la croyancedes vérités révélées, & par la pratique desmaximes évangéliques. Nous faisons à Dieule sacrifice de notre raison par la foi, Scnous lui faisons le sacrifice de nos penchanspar la mortification : ces deux branches deî’abnégation de soi-méme sont égalementessentielles au salut: mais l'infraction n’enest peut-être pas également funeste à la so-ciété ; & c’est une choie encore à savoir ,si ceux qui attaquent les dogmes d’une re-ligion , font austì mauvais citoyens queceux qui en corrompent la morale.

11 semble au premier coup-d’ccil, que lepoison des corrupteurs de la morale soitfait pour plus de monde que celui desimpies. La dépravation des mœurs est uneffet direct de celle des principes moraux ;au lieu qu’elle n’est qu’une fuite moinsprochaine de l’irréligion ; mais fuite tou-tefois presqu’infaillible, ainsi qu’un de nosplus grands orateurs , le P. Bourdaloue,î’a bien démontré. L’incrédule est bail-leurs quelquefois un homme qui , las dechercher inutilement dans les sources com-munes Lc les conversations ordinaires lerayon de lumière qui devoir rompre l’é-caille de ses yeux, s’est adresté au public ,en a reçu les eclaircistèmens dont il avoirbesoin, a abjuré son erreur , & a évité leplus grand de tous les malheurs, la mortdans l’impénitence : c’est un homme quis’est exposé à nuire à beaucoup d’autres ,pour guérir du mal dont il étoit attaqué.Voye^ 'sarticle CERTITUDE. Mais celuiqui défigure la morale , tend à rendre les

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autres médians, fans espérance d'en deve-nir lui-même meilleur.

Au reste , quel que soit le parti qu’onprenne dans cette question , l’équité veutqu’on distingue bien la personne de l’opi-nion, Sc sauteur de I’ouvrage : car c’estbien ici qu’on a la preuve complété queles mœurs & les écrits font deux chosesdifférentes. La foule des casuistes quePas-chal a convaincus de relâchement dans lesprincipes, en offre à peine un seul qu’onpuisse accuser de relâchement dans la con-duite : tous ne semblent avoir été indul-gens c^ue pour les autres .' c’est au pied duerucihx , où l’on dit qu’il restoit pros-terné des jours entiers, qu’un des plus fa-meux d’entr’euxrésolvoit en latin ces com-binaisons de débauches si singulières, qu’iln’est guere possible d’en parler honnête-ment en françois. Un autre passe pour sa-voir disputé aux peres du désert par saus-térité de sa vie. Mais nous ne nous éten-drons pas davantage fur les mœurs des ca-suistes : c’est bien astèz d’avoir montréqu’elles n’avoient rien de commun avecleurs maximes.

Cas réservés , dans la disciplineecclésiastique , font certains péchés atro-ces , dont les supérieurs ecclésiastiques seréservent sabsolution à eux-mémes, ouà leurs vicaires généraux. II y a quelquescas réservés au pape , suivant un ancienusage ou consentement des églises : autre-fois il falloit aller à Rome pour en être ab-sous ; à présent le pape en donne le pou-voir par des facultés particulières , auxévêques & à quelques prêtres.

Les cas réservés au pape , suivant lerituel de Taris, sont i°. sincendie deséglises , & celle des lieux profanes, sil’incendiaire est dénoncé publiquement ;z°. la simonie réelle dans les ordres &Iss bénéfices, & la confidence publique :3°. le meurtre ou la mutilation de celuiqui a les ordres sacrés ; 4. 0 . frapper un évê-que ou un autre prélat ; 5 1 ’. fournir desarmes aux infidèles; 6 °. falsifier les bullesou lettres du pape j 7 0 . envahir ou piller -les terres de l’églife romaine ; S g . violerf interdit du saint siégé.

Lescj.s réservés àrévëqne sont frap*per notablement un religieux ou un derc

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