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Cependant la PruíTe , accablée sous leJoug de Tordre leu tonique, appclloit Ca-simir. L’ofFre d’une couronne,, la gloirede délivrer des peuples opprimés , le plai-sir d’abattre un ordre orgueilleux , si long-tems fatal à la Pologne j tant de motifsréunis conduisirent Casimir en Prusse,vers Tan 1457. La fortune des armes fedéclara d’abord en laveur des chevaliers ;mais la prise de Mariembourg , la con-quête de Choinitz, la défaite de plusieursde leurs détachemens ébranlèrent par de-
Í rés ce colosse qui menaçoit tout le nord.
Tordre demanda la paix. Casimir la luiaccorda, aux conditions les plus dures.Culm , Miclou & le duché de Poméranieretombèrent fous la domination Polono -fe. L’ordre céda encore à Casimir , Ma-riembourg, Schut, Christbourg , Élbing& Tolkmith. Ce prince honora le grand-maître & ses successeurs du titre de con-seiller né du sénat de Pologne ; mais il leurvendit cher cette faveur, donc ils croientPeu jaloux. II étoit régie que le grand-maître.six mois après son élection,viendroitrendre hommage au roi pour la Prusse,& lui prêter ferment de fidélité, au nomdes chevaliers & de leurs vassaux.
Casimir à son retour , eut la gloire devoir , en .1471, Ladislas son fils appelle autrône de Boheme, & son second fils Ca-simir , couronné roi de Hongrie. II mou-rut peu de tems après. Ce fut un hommecdebre, & non pas un grand homme. IItermina , il elt vrai, par Tabaissement deTordre Teutonique, une guerre qui, de-puis deux íîecles, avoir fait des frontièresde Pologne &c de Prusse un théâtre dé-voué au carnage ; mais ses sujets gémirentfous le fardeau des subsides ; & s’il les ren-dit redoutables, il ne les rendit pas heu-reux. (M. de Sacy. )
CASIMIR V , ( Hifl. de Pologne . ) roide Pologne. Ce prince fut un exemplesingulier des bizarreries de la fortune &de celles de Tefprit humain. Uladislas,roi de Pologne, son frere, Tenvova en Es-pagne Tan 1638. Cette puillànce ttoit alorscn guerre avec la I rance. Casimir , à lafois négociateur & général, devoir con-clure un traité d’alliance entre Uladislas &Philippe III, & prendre le commande-l'orne VI.
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ment de !a flotte qui devoit détruire lecommerce des François fur la Méditerra-née. Forcé par les vents à relâcher fur lescôtes de Provence, il promena dans Mar-seille & dans Toulon des regards curieuxqui devinrent bientôt suspects. II n’avoitpoint de passeport ; on saisit ce prétextepour s’assirer de fa personne. II demeuradeux ans en prison. La cour de Polognene Tabandonna point, & ne cessa de négo-cier pour fa délivrance qu’elle obtint en1640. Celle de France craignoit que, mal-gré fes fermens, il n’allât fe joindre auxEspagnols pour se venger ; celle de Varso-vie s’attendoit à le voir revenir prendrepossession des états qu’on lui donnoit emapanage. Toutes deux fe trompèrent. Apeir t échappé de prison, Casimir fe jetadans un cloître, & fe fit jésuite â Rome.Si cette révolution fut le fruit des réfle-xions qu il avoir faites fur le néant des gran-deurs pendant fa captivité, fa philosophies’évanouit bientôt, & l’ainbition fe ré-veilla dans son cœur. Ne pouvant plus bri-guer une couronne , il brigua un chapeaude cardinal & Tobtint. A peine étoit-il reçudans le sacré college, qu’Uladislas mourut.Le jésuite conçut alors de nouveaux pro-jets de grandeur, brigua les suffrages dansla diete , & fut élu. Le pape le releva defes vœux: il laissa son chapeau à Rome,& alla prendre la couronne à Cracovie,,Tan 1648. Les Cosaques s’étoient soulevés& avoienr porté le ravage fur les frontiè-res. ( Voye\ Cosaques. ) Les injusticesque leur chefavoit essuyées, avoient alluméles premieres étincelles de cette guerre.La noblesse excita Casimir à venger laPologne. " Vous n’auriez pas de crimes" à punir , répondit le roi, si vous n’en
" aviez vous-mêmes donné Texemple aux
" Cosaques. On perd le droit de châtier les» coupables , quand on le devient foi-» rneme w. Cette réponse étoit belìe : maisle mal etoit pressent, & il falloit plutôtlonger a défendre les Polonois qu’à lesharanguer ; déjà les Cosaques avoient ga-gné une bataille ; Bogdan Kmielnieski s’a-vançoit à la tète d’une armée triomphan-te. Casimir , qui n’avoit point encore ras-semblé les forces de la république , lui pro-posa une treve, le reconnut général des
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