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Cosaques, & parut moins donner la paix
aux rebelles, que l’accepter lui-méme.
Les Cosaques n’attendirenr pas , pourrompre la treve, qu’elle fût expirée. Ilsentrerent en Pologne, causèrent de grandsravages, gagnèrent des batailles , prirent& brûlèrent des villes, & vinrent les ar-mes à la main demander une amnistie, &la confirmation de leurs privilèges, queCasimir n’osa leur refuser. La guerre netarda pas à te rallumer. Les Polonoisavoient appris, dans leurs défaites, la ma-niéré de combattre des Cosaques ; ils triom-phèrent enfin de ce peuple indocile l’an16$ i. Jean Casimir combattoit au premierrang dans la bataille qu’il gagna contreeux. Mais bientôt la nation secoue sonjoug , est châtiée de nouveau , se révolteencore, se ligue avec les Russes, fait avecses alliés une irruption combinée en Po-logne. Elle est secondée par les Suédois ;Jean Casimir fait des vœux, met ses étatsfous la protection de la Vierge, tandis queses ennemis les ravagent. II fit allianceavec sélecteur de Brandebourg qui, endevenant son ami, cesl'a d’étre son vastal,acheta a vil prix l’indépendance à laquelle ilaspiroit, & vendit fort cher à la Pologne lefoible appui qu’il lui promettoit. Ce traitén’empêcha pas les Russes , les Cosaques,IesTartares& les Suédois, de continuerleurs ravages. Tandis qu’ils pénétroientdans la Pologne , Casmir, au lieu de re-pousser les ennemis de Tétât, ne s’occu-poit qu’à détruire les hérétiques, & assoi-blisibit T armée de la république, en nerecevant que des soldats catholiques fousses drapeaux.
II chassa les fociniens , & oublia queparmi eux ily avoit des artisans, des la-boureurs & des soldats ; mais ce qui déplutsor-tour a la nation , c’est que cédant auxinstances dela reine Ion épouse , il voulutdésigner pour son successeur Henri deBourbon , duc d’Enghien, fils du grand•Condé. " On ne vous permettroir pas„ pour votre fils, lui dit un gentilhomme,,, ce que vous voulez faire en faveur d’unri étranger ». C’étoit Lubomirski , quiavoit osé faire au roi cette réponse digne■d’un républicain : il avoit des ennemis ;on lui chercha des crimes, il fut proscrit ;
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Breslaw fut son asyle : il n’en sortit qu’â lala tête d’une armée , battit les royalistes ,rendit la liberté aux prisonniers , retournaà Breslatf , & mourut couvert de gloire.Sobieski , vaincu par lui, apprit de sonvainqueur l’art de la guerre , & remportafur les Cosaques des succès qui Toccupe-rent plusieurs années. Dès que ce grandhomme paroît fur la feene, Casmir neparoît plus qu’à l’écart dans le fond du ta-bleau. Ennuyé de ce rôle obscur , il vou-lut devenir plus obscur encore, & descen-dre du trône. La république s’opposa envain à ce dessein bizarre ; il abdiqua Tani (568 , vint en France, obtint Tabbayede S. Germain des Prés , celle de S. Mar-tin de Revers, & mourut dans un douxloisir Tan 1672. C’étoit un des hommesles plus vertueux & un des rois les plus foi-bles dont l’histoire ait parlé. II ne fit dansfa vie qu’un seul choix conforme à son ca-ractère & à ses talens, ce fut lorfqu’il se fitreligieux à Rome. ( M. de Sacy.)
* CASIUS. ( Myth. ) Jupiter fut ainsiappellé des montagnes de ce nom, sor lèsequelles il étoit honoré. II y en avoit uneà T entrée de TEgypte ; une autre en Syrie.Ce Jupiter étoit représenté sous la formed’un rocher escarpé, avec un aigle à côté.
CASLEU, f.m. ( Hijì.anc.) neuviememois de Tannée sainte des Hébreux, & letroisième suivant Tordre civil & politi-que. II répond à peu près à notre moisde novembre , & a trente jours pleins.Voye\ An.
Le septième jour de casleu , les Juifsfont un grand jeûne en mémoire de ceque le roi Joachim perça d’un canif lelivre des prophéties de Jérémie, & les jetafur du charbon allumé dans un réchaud.Le quinzième du même mois, ils s’affli-gent devant le Seigneur, à cause qu’à pa-reil jour Antiochus Epiphanes profana letemple de Jérusalem, & y plaça une sta-tue de Jupiter Olympien. Le vingt-cin-quieme de casleu , Judas Macchabée puri-fia le temple, & en fit de nouveau la dé-dicace , en mémoire de laquelle les Juifscélébroient tous les ans une fête solem-nelle nommée encáiies. Voye\ EnCÉ-nies & Dédicace.
On dit austi que le trentième de cc
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