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Tome sixième.
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fortifiée par ce que le P. Daniel rapportedans son Histoire de la milice française ,au sujet de l’arrangement régulier de noscamps. II y dit, « que dans un mémoire» qui lui a été fourni fur le régiment du>» Roi, on trouve que le sieur Martinet,,, qui fut lieutenant-colonel, puis colonel,, du régiment, commença à établir ou» rétablir la maniéré régulière de cam-» per. » Ce qui semble indiquer astèzclairement qu’on avoit précédemment ob-servé une méthode régulière qui n’étoitplus d’usage. Quoi qu’il en soit, cet officierfaiíoic diviser Te camp de son régiment pardes rues tirées au cordeau ; il le fit ainsicamper aux Pays-Bas á la campagne de1667, & mettre en faisceaux toutes lesarmes à la tête des bataillons. Le roi ayanttrouvé cette méthode fort belle, la fit,dit-on, pratiquer aux autres troupes. II estvraisemblable que c’est là l’origine de ladisposition actuelle de nos camps ; & quecomme elle ne s’est apparemment établiequ’insensiblement dans les différons corpsdes troupes du roi, fauteur des Travauxde Mars n'en étoit pas encore instruit lorsde la seconde édition de son livre en 1684,quoiqu’elle fût alors généralement suivie :c est ce qui est évident par le Traité del art de la guerre , de M. de Gaya, capi-taine au régiment de Champagne , impri-mé pour la premíere fois en 1679. On ytrouve à peu près les mêmes réglés qu’onobserve encore aujourd’hui dans le cam-pement des armées ; mais alors les soldats& les cavaliers n’avoient point de tentesou canonieres. Cet auteur marque préci-sément qu’ils le baraquoient, & il ne parlede tentes que pour les officiers ; ainsi l’usagedes canonieres pour les soldats & les cava-liers , est postérieur à 1679. II y a appa-rence qu’il ne s’est entièrement établique dans la guerre terminée par le traitét e ^st-'swick en 1697.

os camps diffèrent particulièremente ceux des princes d’Orange, en ce quees loupes y sont campées fur deux our ' 1 îà'^orie au centre & la

fron d ? ^ ades ; Lc que la tête on lefront du camp est entièrement libre, pour

en s! an, \ C V Uine H metrre en batailleen sortant du camp. Les officiers sont pla-

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cés à la queue de leur troupe; f artillerieest assez ordinairement un peu en-avantdu centre de la première ligne, & lesvivres entre la premiere & la seconde ligne,vers le milieu de l’arméc. Nos officiersgénéraux ne campent plus comme le fai-foient ces princes: ils occupent les villagesqui se trouvent renfermés dans le camp ,ou qui en font fort ptoches ; ce qui estregardé comme un inconvénient par biendes gens, en ce que par-là ils se trouventquelquefois éloignés des corps qu’ils doiventcommander, & qu’ils augmentent le nom-bre des gardes de l’armée.

Pour le camp, il n’est désondu ou for-tifié que par une espece d’enceinte forméede différentes troupes de cavalerie & d'in-fanterie , qu’on a substituée aux retran-chemens des anciens, quoique leur usageen cela, suivant les plus habiles militaires »fût infiniment supérieur au nôtre, non-seulemcnt pour la sûreté du camp , maisencore pour diminuer la fatigue des trou-pes, dont il faut toujours avoir une grandepartie fous les armes, pour être à l’abrides entreprises de l’ennemi. Préface desessais fur la cajlramétation , par M. leBlond: ( Q )

CASTRATION, f f. terme de chi-rurgie , est faction de châtrer , ou l’opé-ration par laquelle on ampute 6t retran-che les testicules d’un animal mâle , quidevient par - là incapable d’engendrer.Voye\ Testicules..

La caflration se pratique communémenten Asie , spécialement chez les Turcs,qui châtrent tous ceux de leurs esclavesqu’ils emploient à la garde de leurs fem-mes , & à qui ils coupent non - seulementles testicules, mais souvent même la verge.La castration se pratique aussi en Italie surles musiciens dont on veut que la voix leconserve. Cette castration n’est point uneopération de chirurgie , puisqu’elle n’a pasle rétablissement .de la santé pour objet.Voye\ Eunuque & Castrati.

La castration est aussi une opérationmédicinale , nécessaire en certains cas ,comme dans la mortification ou autresmaladies des testicules , & singulièrementdans la íàrcocele & la varicocele. Onl aquelquefois faite aussi à des maniaques.

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