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Tome sixième.
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CATÉCHUMENAT, s. m. catechu-menatus , ( Hijl. eccléf ) état des caté-chumènes pendant qu’ilsafpiroient au bap-tême ; ce qui comprend conduite quePégliíc tcnoit avec eux depuis leur pre-mière réception jufqu’à leur baptême , &celle qu’ils étoient eux-mêmes obligés detemr dans les divers degrés par lesquels onles fáifoit passer. Voyc\ CATÉCHUMÈNE.

La durée du catechumenat n’a jamaiseu de réglés fixes & universelles ; on voitpar les actes des apôtres , que Padminis-fration du baptême suivoit de près fins-tructíon : mais quand le nombre des fidelesse tut accru, l’on craignît & avec raisonqu’un peu trop d’empreíícment ne fit en-trer dans Péglise des. sujets vicieux ou malaffermis, qui l’abandonneroient au moin-dre péril. C’est pourquoi le concile d’Elvirefixa à deux ans le tems d’épreuve descatéchumènes. Justinien en ordonna autantpour les juifs qui voudroient se conver-tir. Cependant le concile d’Agde n’exiged’eux c;ue huit mois. Las constitutionsapostoliques demandent trois années depréparation avant le baptême : quelquesauteurs ont cru que le tems du carêmeíuftìsoit. Dans des circonstances pressanteson abrégeoit encore ce terme ;car Socrate,parlant de la conversion des Bourgui-gnons , dit qu’un évêque des Gaules secontenta de les instruire pendant septjours. Si un catéchumène fe trouvoit subi-tement en danger de mort, on le baptiíoitsur-le-champ. 11 est facile de sentir quequelque sévères que fustènt communémentles réglés, les évêques en dispensoient sui-vant leur prudence, les circonstances, lezele ou le besoin urgent des catéchumènes.Bmghani, Orig. eccléf tom. IV, liv. X ,chap. i, §. ').(G)

LAI ÊGORIE , f. fi ( Logiq .) Ce motsignifie une classe d’êtres, ou de maniérésd’étre. Quoique l'on pût fort commodé-ment distinguer toutes nos idées en idéesde substances, idées de modes, & idéesde relations, Aristote jugea à propos deformer dix dalles, dystt la premiere ex-prime la substance les autres les acci-dens ; savoir , la qijiantiré , la qualité, larelation , faction, passion , le lieu, letems, la situation, ctqeníin l’iubiliement.

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Toute cette nomenclature a été tirée parAristote du tour & du génie de la languegrecque ' & ce philosophe a sacrifié ici lajustesse de son génie à l’envie de rendresa doctrine agréable à ses compatriotes,en leur indiquant de quoi fournir à leurbabil. C’est à cette complaisance que l’ondoit le livre ou il explique fort au longces dix classés, & les diverses distinctionsdont elles font susceptibles. Cette divisionde termes plutôt que d’idées , a trop long-tems occupé les philosophes qui l’ont enri-chie de leurs éclaircissemens. Porphyre sur-tout s’est signalé dans cette futile carrièrepar son traité de prcedicabilihus Jive um-verfalibus. II y parle aussi des. idées desgenres & des especes, fur lesquelles on nerreuve rien aujourd’hui dans Aristote.,Diogene Laërce témoigne pourtant qu’iíavoit écrit fur cette matière. Le P. Rapiafait à cette occasion la remarque suivante;,savoir, que Gassendi n’auroit peut-être pasjugé la logique d’Aristote imparfaite, parle supplément de Porphyre, qu’il a crunécessaire pour y servir d’introducticn„s’il eiit fait réflexion que ce traité qui aété mis à la tête de la logique d’Aristote,.est pris de fa métaphysique, d’où Porphyrel a tiré ; & qu’il y a apparence que ce sup-plément eût été inutile, s’il ne se fût rien,perdu des livres de la logique d’Aristote ,dont Diogene Laërce fait mention.

11 n’y a pas long-rems qu’on est revenu:de ces sottises : encore a-t-íl bien fallu com-battre pour les détruire. On a représenté-d abord q u’eîles n’étoientpas à leur placedans la logique, puisqu’il s’y agit des rela-tions des êtres universels, qui font du res-sort de Pontologie. On a ajouté que les dis-tinctions exprimées dans les catégories „étoient frivoles, & qu’on y discernoit h»différence du propre, tandis qu’on omettoitla distinction entre l’essence & l’accident..M. le Clerc a fort bien remarqué que lescatégories ne nous apprennent autre chose,sinon quelles étoient les classes d’idées dans!a tête d’Aristote, & non ce qu’elles font.dans la nature des choses, & qu’ainfi cen’esl pas la peine dç donner tam de tems.à les étudier. Si pourtant quelqu'un déni o

une conviction pleine & tntiere de futilitédçs cau'gJiies ì il peut encore recoin u a

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