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Tome sixième.
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On entend par ce mot Véglise épiscopaled’un lien. Ce nom lui a été donné dn motcathedra , ou siégé épiscopal. On tirel’origine de ce nom , de ee que les prê-tres qui compofoientl’ancien presbyteriumavec leur évêque , étoient astis dans deschaires à la maniéré des juifs dans leursconsistoires, & que l’évêque présidoit dansun fìege plus élevé ; d’où vient qu’on cé-lébré encore présentement les fêtes de lachaire de saint Pierre à Rome & à An-tioche. II ne faut pas confondre ces an-ciennes cathédrales avec les églises qu’onnomme aujourd’hui cathédrales , parceqne ce mot à’église ne íignifioit en cetems-là qu’une assemblée de chrétiens, &non des temples , comme ils font bâtisaujourd’hui , & nue les chrétiens n’ontpoint eu la liberté de bâtir des templesavant l’empereur Constantin. Néanmoinsplusieurs auteurs Espagnols qui ont écritde l’antiquité de leurs églises cathédrales ,assurent qu’il y en a eu de bâties dés letems des apôtres ; mais tout ce qu’on ditde ces anciennes cathédrales est fabuleux.Quant au nom d’église cathédrale , il n’eftpas fort ancien. On appelloit l’églife prin-cipale , celle ou l’évêque célébrois ordi-nairement , la grande église , Véglise épis-copale , Yéglise de la ville . Le nom decathédrale n’a été en usage que dans sé-visse latine , & depuis le dixieme siecle.

CATH£DRATIQUE ; adj. ( Hift. ec-clés) droit qu’avoient les évêques d’exigerune certaine somme d’argent en visitant lesparoisses de leur diocèse , & cela à causede leur dignité épiscopale, propter cathe-dram episcopalem. II en est fait mentiond’abord dans le concile de Prague, puisdans le septième concile de Tolede. Cettesomme étoìt de deux fous d’or ; & les évê-ques de France la percevoient fous le régnéde Charlemagne , & des autres rois de laseconde race. On appelloit encore ce droitsynodatique ? parce qu’on le payoit au sy-node. Depuis, le nom de cathédrati que aété étendu aux droits affectés aux archidia-cres & aux doyens ruraux dans leurs visites.Thomaslin , DiscipL de Véglise , part. III,Uv. II, eh. ií&ch.U&34.(C)CATHÉRETIQÚES, adj. ( Médec.)se dit de remèdes qui rongent & consu-

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ment les chairs fongueuses ou baveuses desplaies, des ulcérés, ou autres semblables.

Ce mot est tiré du grec xuS-xifírwc ,;, dé-rivé de x.xS-Mçr-1 , qui signifie purger } émon-der ; ou de v.xrà. & àiçíu , enlever , em-porter.

On appelle austices mêmes remed essar-cophages , c’est-à-dire qui mangent leschairs : tels font le précipité rouge , l’alunbrûlé , 1e cuivre brûlé , le vitriol bleu, £>\(N)

CATHERINE (L’ordre de Ste. ),Hift. moder. c’est un ordre de Ruffie, quine se donne qu’à des dames de la premierequalité de la cour ; il fut fondé en 1714par la czarine Catherine , épouse de Pierrele Grand , en mémoire du bonheur signaléqu’eu 1 ; ce prince d’échapper aux Turcs en1711 , furies bords du Pruth. Cette prin-cesse , pleifie de tendresse pour son époux,eut le courage de le suivre dans cetteexpédition , ou toute l’armée Rulfienne 1 etrouva dans un péri! imminent; dans uneconjoncture si fâcheuse , la czarine prit leparti d’envoyer un Courier au grand-visirqui commandoit l’armée ottomane, lui pro-mettant une somme très-considérable s’ilvouloit entrer en négociation avec le czar.Le visir y consentit : en conséquence il en-voya des députés dan» le camp des Russiens,leur recommandant fur-tout de ne pasmanquer de voir la czarine , parce qu’ilne pouvoir se persuader qu’une femme eûteu aster de courage & de tendresse conju-gale , pour s’exposer à un péril austi grand,Ce fut asin de conserver le souvenir d’unévénement si remarquable, que le czarvoulut que cette princesse fondât un ordrequi portât son nom, & dont elle fut gran-de-maîtresse. Les marques de cet ordrefont une croix rouge , tenue par unefigure de sainte Catherine on la porteattachée à un cordon ponceau, bordé desdeux côtés d’un petit liseré d’argent, se rlequel on voit le nom de sainte Cathe-rine & la devise Pro Fi du et P a *tria ,

Dans la fondation il ne doit y avoir qu esept dames agrégées à cet ordre : mais Uczarine en augmente le nombre suivant lavolonté. (—)

Catherine ( chevaliers de sainte O

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