C A T
der un grand nombre de femmes, oìi j’aîobservé quelques difficultés. La plus com-mune vient de la descente de matrice :pour peu que cet organe soit un peu plusbas qu’il ne doit être naturellement , lavessie entraînée par son adhérence au va-gin , forme un pli qui empêche l’intro-duction de la sonde ; i! ne faut dans cecas qu’étendre un peu les parties, en intro-duisant le doigt index de la main gauchedans le vagin : la fonde entre alors avecfacilité. C’ess une petite attention , fans la-quelle néanmoins on peut se trouver dansl’impoílibìlité ce ne soulager une personnequi lòussre cruellement, qu’en employant•des moyens douloureux , tels que la ponc-tion. ( Y )
CATHOLICITÉ , f. f ( Théologie ) .â un des caractères de la vraie église,c’est-à-dirc son universalité, à tons lestems , à tous les lieux, fie à toutes fortesde personnes.
La catholicité de l’église se tire, selonnos théologiens, de quatre chefs princi-paux: i°. de runiverfalité des lieux danslefqudsrégisse est répandue: 2 P . de l’uni-yerfalité des tems dans lesquels elle a fub-fisté , Sc de ceux où elle subsistera : 3 0 . def universalité de la doctrine qu’clle a en-seignée fans mélange & fans altération : 4". 1enfin de runiverfalité des personnes de,tout íexe, de tout âge, de toute condition ,qui sont entrées dans son soin.
On a prouvé'conne les protestans, quel’églisc romaine avoir toujours eu ces qua-tre marques. Cependant, loríqii’o.n parlede fa catholicité ou de son universalité engous lieux & à toutes sortes de personnes,.on convient que ce terme ne doit pas s’en-tendre d’une universalité physique fie ab-solue , mais d’une universalité morale fie■relative ; ensorte que la société des catho-liques romains a toujours contenu & con-tient encore infiniment plus de personnes,& s’étend .en beaucoup plus de lieux qu’au-Cl ine des sectes qui fe sont séparées d’elle.
Catholicité fe prend aussi quelque-s O!s pour la doctrine catholique & l’atta-t ternent d une personne à cette doctrine.U» véritable fidele doit toujours être prêta donner des preuves non-sufpectes de faCatholicité. Voye\ ORTHODOXIE. (G)lomé ] L
C A T 545
CATHOLICON, ( Pharmacie .) épi-thète de certains électuaires anciens qu’onregardoit comme universels, 011 commepurgeant toutes les humeurs. Voy. EléC-TUAIRE.
On trouve dans les auteurs différentesdescriptions de ces électuaires : voici celuidont on donne la description dans ]z Phar-macopée de Paris , sous le nom de catho-licon double de rhubarbe , qu’on appelleordinairement de Nicolas. Prenez racinede polypode de chêne coupée par petitsmorceaux, une demi-livre ; racine de chi-corée , deux onces ; semence de fenouil,une once fie demie ; feuille d’aigremoinefie de scolopendre, de chacune trois onces.
Faites bouillir à petit feu dans huit livresd’eau commune rédirtes à moitié , passezen pressant, & faites cuire le tout en con-sistance d’électuaire : retirez-so du feu, &y ajoutez ensuite pulpe de casse & de ta-marin , de chacune quatre onces. Joi-gnez ensuite peu peu la poudre de rhu-barbe à la quantité de quatotze onces ; defeuilles de séné mondé, de semence deviolette, de chacune deux onces ; de ra-cine de réglisse ratissée , nue once ; desquatre semences froides, uné demi-once.'Faites du tout un éíectuaire selon fart.
La dose de cet éíectuaire est d’une de-mi-once dans quelque véhicule approprié.
On s’en sert sur-tout dans les diarrhées,& après les dysenteries, lorsque l’infìam-mation des viscères est calmée. /.
Nota. Les 'anciens nommoient? ainíïles médicamens purgatifs, qu’ils croyoientcapables de purger toutes les humeurs en-semble', parcs qu’ils pensoient que les unspurgeoient le phlcgme, les autres la Bile,d’autres enfin l’humeur mélancolique, &c.ce qu’ilsjugeoient parla couleur dessellesdu malade 3 mais on est, avec raison, re-venu de ces sortes de préjugés.
Le catholicpn qu’on emploie pour leselysteres, différé de celui dorít j’ai donnéci-dessus la description, en ce qu’il n’y en-tre point de rhubarbe , & qu’au lieu c ssucre, on se sert de miel commun. (A)
CATHOLICON , s. m. c’est, en ternesde layetier , en généra! une boite de qim/zepouces de long , dix de large, fi; huit àneuf de haut.
Z z z