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royal, ainsi nommé à Amboine, & assez 'bien gravé & enluminé par Coyett , aun°. 198 de la seconde partie de son Recueildes poijjòns d’Amboine.
Cet insecte a le corps lenticulaire, dedeux pouces environ de diamètre , bordébi r la moitié antérieure de chacun de sescôtés de huit dents coniques droites, dontles deux postérieures font prelqu’austì lon-gues que là largeur.
Ses pattes font au nombre de dix, dontdeux antérieures seulement en pinces éga-les , épineuses dans leur moitié inférieure,une sois plus longues que les autres, dontla paire postérieure a l’ongle applati ennageoire ou en demi-lune, un peu four-chue en deux, pendant que les autres on-gles font coniques. Sa queue est repliée en- Itiérement en-dessous, de maniéré cepen-dant qu’on en voit deux articles en-destiis.
Son corps est jaune, marqué à son mi-lieu de deux grandes taches routes, pen-dant que ses épines íbnt bleues. Ses pattes,font d’un jaune-brun , à ongles & pincesbleues, excepté les ongles plats des deuxpieds postérieurs qui font jaunes, commefendus en deux par une ligne longitudi-nale bleue vers leur milieu : chaque articledes pattes & de la queue est traversée parune ligne bleue.
Remarque. Le catjang radi forme, avecle koti du Sénégal , un genre particulierd’insecte différent du crabe , suivant la dis-tinction que nous en avons faite dans notreHistoire générale. ( M. An AN SON. )
* CATICHE , f. f. ( Hifl. nat. ) c’ertainsi qu’on appelle les cavernes ou trouspratiqués , soit dans les eaux, soit aux bordsdes rivières & étangs , par des animauxamphibies : ainsi l’on dit les cadches duloutre. Voye\ LOUTRE. Cet animal lesétablit fous les crones où il a occasion defaire un grand dégât de poissons. Voye\Crones.
CATIF, ÇGe'og.) ville d’Asie dans l’A-l'abie heureuse, près du golfe Persique.
CATILINETTES , f. f. {.Tard.) leu-canthemum , fleurs qu’on appelle austi mar-guerites d Espagne ; elles jettent une tigeqm se partage en plusieurs branches char-gées de boutons marquetés , qui étant ou-verts présentent de petites boules rouges.
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Ces fleurs demandent un grand soleil, unebonne terre, & beaucoup d’eau. (K)
• CATIMARON. V. Cantimaron.'
CATIN , s. m. ( Chymie. ) est une es-pece de bassin situé au pied du fourneauou l’on fond les mines.
II y a le grand & le petit catin. Le grandest un peu plus élevé que le petit. Le grandcatin sert à recevoir d’abord la mine fon-due qui coule du fourneau ; & le petit catin ■qui communique avec le grand par unerigole , reçoit le métal fondu qui couledu grand catin , dans lequel restent lesscories.
Ces catins font garnis en-dedans d’uneespece de mortier composé de terre à four& de charbon en poudre, délayés ensem-ble avec de l’eau. {M)
CATIR, v. act. Les tondeurs se fer-vent de ce terme pour signifier une sorted’apprêt qu’ils donnent aux étoffes de lainefous une presse , pour les rendre plus fer-mes & leur donner un plus bel œil.
II y a deux maniérés de catir les étoffes;l’une à froid, & l’autre à chaud.
La premiere maniéré d t catir les étoffes,qu’on appelle à froid > se fait de cette forte.Après que l’ttoffe a eu toutes ses façons,on la plie quarrément par plis égaux ,en observant de mettre entre chaque pliune feuille de vélin ou de carton bien finou bien lisse , & par-deslùs le tout un pla-teau ou une planche quarrée ; puis on laplace fous une preste que l’on ferre bienfort par le moyen d’une vis que l’on faitdescendre perpendiculairement sur le mi-lieu du plateau à force de bras & de leviers.Lorsque l’étoffe est restée un tems suffi-sant sous la presse, & qu’on en a ôté lescartons 00 vélins , on y fait quelques pointsd’aiguille avec de la menue ficelle ou dugros fil, pour arrêter le manteau , c’est-à-dire le cote du chef qui sert comme d’en-veloppe ou de couverture à toute lapiece,pour empêcher qu’elle ne se déplie.
II saut remarquer que quelques-uns nele servent point de presse à vis pour catirà froid , te contentant seulement de mettrel’étoffe sur une table solide après 1 avoirpliée & cartonnée ; ensuite^ ils mettentdessus le tout un plateau qu’ils chargent,d’un poids plus ou moins fort.