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Tome sixième.
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5§o . C A V

C’est tin arbristèau vivace , à racine cy-lindrique , longue de trois à quatre pieds,fur deux à trois pouces de diamètre, ra-meuse à bois blanc, strié de fibres diver-gentes en rayons , partant d’un centre ,recouvert d’une écorce jaune, sanguine enpartie.

De sa racine sortent plusieurs tiges cy-lindriques , ligneuses , semblables à elle ,ramifiées en-hauten plusieurs branches al-ternes , longues de 25 à 30 pieds cylindri-ques, striées f vertes, de quatre lignes dediamètre.

Ses feuilles font alternes, disposées cir-culairement autour des tiges, à des distan-ces de trois à quatre pouces, taillées encœur, de sept pouces de diamètre, arron-dies & échancrées d’un sixième de leurlongueur à leur origine , terminées parune petite pointe â l’extrcmité opposée ,marquées de cinq angles obtus, & de 30à 40 dentelures fur chacun des côtés, ve-loutées un peu , âpres en-destùs, relevéesen-defl'ous de cinq grosiès nervures rayon-nantes , & portées fur un pédicule cylin-drique ,, strié, une fois plus court qu’elles.

De I’aistèlle de chaque feuille fort unevrille à deux branches, aussi longue qu’elle ,&: une fleur blanche , tantôt mâle, tantôtfemelle.

La fleur femelle est , avec son ovaire ,presqu’austi longue que le pédicule desfeuilles, & portée fur un pédoncule cinqà six fois plus court; elle consiste en uncalice rougeâtre à tube court évasé, à cinqdivisions, & en une corolle blanche, deuxfois plus longue , à tube pareil, uni ausien , & partagé en cinq divisions ellipti-ques, obtuses, crépues & velues en-destùs,une fois plus longues que larges, épanouieshorizontalement en une étoile d’un pouce& demi de diamètre. L’ovaire est au-des-sous de la fleur, une fois plus long qu’elle,cylindrique, noueux, deux fois plus longque large, comme étranglé à son milieu,& couronné en-destùs d’un style court,partagé en trois stigmates, grands, appla-tis, en demi-lune, & veloutés fur leurface intérieure. Les fleurs mâles ont troisétamines fans ovaire.

L’ovaire en mûrissant , devient unebaie sphéroïde de trois pouces de lon-

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gueur , d’un sixième moins large, d’a-bord verte , ensuite rouge écarlate, âécorce mince & chair jaune, à íìx logespleines , contenant chacune dix à douzegraines elliptiques, brunes-roussatres, lon-gues de six lignes, une fois moins larges ,disposées horizontalement fur deux rangs ,& enveloppées chacune d’une membranetrès-fine, verd-bleuâtre.

Culture. Le cavandeli croît au Malabardans les forêts les plus épaisses , fur-toutauprès de Paleoti ; fa racine produit con-tinuellement de nouveaux jets ; el'e fleuriten juillet.

Qualités. Sa racine, fesgraines & tou-tes ses autres parties ont une saveur ame-re • fes fruits ont une odeur très - désa-gréable.

Usages. Les Malabares n’en font aucunusage.

Remarque. Le cavandeli est une especedc calebasse, cucurbita , qui vient natu-rellement dans la famille des bryones, oùnous l’avons placé. Foye\ nos Famillesdes plantes , volume II, page 138. ( Af.Adanson. )

CAVATINE, f. f. ( Musique. ) forted’air , pour l’ordinaire assez court, quin’a ni reprise, ni seconde partie, &qui se trouve souvent dans des récitatifsobligés. Ce changement subit du récitatifau chant mesuré , & le retour inattendudu chant mesuré au récitatif , produisentun effet admirable dans les grandes ex-pressions , comme font toujours celles darécitatif obligé.

Le mot cavatina est italien ; & quoi-que je ne veuille pas, comme Brosiard,expliquer dans un dictionnaire Irançoistous les mots techniques italiens, fur-toutlorsque ces mots ont des synonymes dansnotre langue, je me crois pourtant obhg ed’expliquer ceux de ces mêmes mots qu ° nemploie dans la musique notée , parcsqu’en exécutant cette musique, il con-vient d’entendre les termes qui s’y trou-vent , & que fauteur n’y a pas mis P ou£rien. ( S )

CAUB , ( Ge'og. ) petite ville d’Alse-magne , fur le Rhin, vis-à-vis de Bacha-rach, dans le duché de Simmern.^ fC ALCALI) HERISSONNEt

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