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{Hìjl. nat. bot. ) genre de plante à fleursen rose, disposées en ombelles, & com-posées de plusieurs pétales inégaux & sou-tenus par le calice, qui devient un fruitcomposé de deux semences oblongues ,voûtées par le dos , cannelées profondé-ment dans leur longueur en feuillets den-telés & hérissés de piquans : ces semencesfont plates du côté par où elles se touchent.Tournefort, Infi. rel herb. V. PLANTE.(/)
* CAUCASE , s. m. ( Myth. Ù géog. )chaîne de montagnes, qui commence au-dessus de la Coíchide & finit à la mer Cas-pienne. C’est là que Prométhée enchaînéeut le foie déchiré par un vautour ou parun aigle. Les habitans de cette contréeprenant, si l’on en croit Philostrate, cettefable à la lettre , taisaient la guerre auxaigles, dénichoient leurs petits , & les per-Çoient avec des fléchés ardentes j ou l'in-terprétant , selon Strahon , de la conditionmalheureuse des humains \ ils se mertoienten deuil à la naislânee des enfans , & seréjouissoient à leurs funérailles. II n’y apoint de chrétien vraiment pénétré desvérités de fa religion , qui ne dût imiterl’habitant du Caucase , & se féliciter dela mort de ses enfans. La mort asiure àPensant qui vient de naître , une félicitééternelle • & le sort de I’homme qui paroîtavoir vécu !e plus saintement, est encoreincertain. Que notre religion est tout à lafois terrible & consolante !
CAUCHEMAR, f. m. ( Méd. ) nompopulaire que l’on a donné à une incom-modité nommée par les médecins grecsephialtes , & par les latins incubas.
Ceux qui ont coutume de dormir furle dos , & de charger leur estomac d’ali-mens lourds & difficiles à digérer, font fortsujets à cette incommodité.
Pendant le sommeil ils croient avoir lapoitrine chargée d’vin poids considérable,& ils ont souvent l’imagination frappéed’un spectre ou d’un phantôme qui leurcoupe la respiration.
Certe incommodité ne vient point,comme on se 1 etoit imaginé autrefois, desvapeurs épaisses qui remplissent les ventri-cules du cerveau, mais plutôt d’une tropÊ r ande plénitude de l’estomac, qui s’op-U’ome VI.
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pose au mouvement du diaphragme, &par conséquent à la dilatation de la poi-trine , sans laquelle on ne peut respirerque difficilement. Cependant d’autres pré-tendent que cette incommodité si pénibleest occasionnée par une convulsion desmuscles de la respiration.
Etmuller observe que les Arabes appel-lent cette incommodité une épilepsie noc-turne ; parce qu’étant portée à un certaindegré, elle dégénéré en épilepsie ; & eneffet, le cauchemar est le prodrome del’épilepsie dans les jeunes gens , comme ilest l’avant-coureur de l’apoplexie dans lespersonnes d’un âge avancé. ( //)
CAUCAUBARDUES , sub. m. pi.( His. ecclés. ) secte d’hérétiques dans leíixieme siecle, ainsi nommés d’un certainlieu où ils firent leurs premieres assem-blées ; ils suivoient les erreurs de Sévèred’Antioche & des Acéphales. Nicephore,livre XVIII } ch. 49. Baronius, A. C.;u- (C)
C A UD A LUC ID A, ( Aftron.) Iaqueue du lion , est une étoile de la pre-mière grandeur. Sa longitude est de 167*<ys. fa latitude de il° 16'. Son ascension,droite 173 0 9'. Voyez LION. ( O)
CAUDAT AIRE, f. m. (His. eccle's.)est un clerc ou aumônier qui porte le basdelachappedupapa ou d’un cardinal. {H)
CAUDE , adj. en terme de blason , sedit des étoiles & des comètes qui ont unequeue. ( V)
CAUDEBEC, f. m. ( Comm.) forte dechapeau fait de laine d’agnelin, de poil,ou de duvet d’autruche, ou de poil dechameau. On les nomme ainsi du nom dela ville de Caudebec en Normandie, où Us’en fabrique une grande quantité. Voye\Chapeau.
Caudebec , (Géog.) ville de Franceen Normandie, capitale du pays de Caux,remarquable par íes manufactures de cha-
peaux.
CAUDES-COSTES. ( Géog. ) petiteville de France dans l’Armagnac, à unelieue de la Garonne.
CAUDF.TTE , ( Géog.) petite rivièred’Efpagne, dans la nouvelle Castille, quisc jette dans le Xucar.
* CADDICAIRES, f. m. pi. ( His.
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