Band 
Tome sixième.
Seite
564
JPEG-Download
 

j-*4 CAV

CAVELIN , s. m. ( Commerce. ) Onnomme ainsi a Amsterdam ce que nousappelions en France un lot en termes decommerce.

Dans les rentes au bassin , qui se font àAmsterdam, c’est - à - dire dans les ventespubliques où les marchandises se crient enpreience des vendus-meesters ou commis-saires députés des bourguemestres , il y acertaines sortes de marchandises dont levendeur fait les cavelins aussi grands ouaussi petits qu’il le juge à propos , par rap-port ou à leur valeur ou à la quantité qu’ilen veut vendre ; & d’autres dont ìescave-hns font réglés par l’ordonnance du bour-guemertre.

De la premiere forte font la cochenille ,les foies, l’indigo, le poivre, le café , lesucre de Brésil , les prunes, & plusieursautres : de la seconde font les vins, les eaux-de-vie , le vinaigre. Ces cavelins fe règlentpar balles , caisses, serons, pieces, demi-pieces ;& ceux des liqueurs, par tonneaux,barriques, bottes, pipes , aams, avec tantdc plokpœnin, c’est-à - dire de denier àDieu , par cavelin. Voyez - en le détaildans le Dichonn. du commerce , tome II,page 135. ( G)

CA VENTENIER, f. m. terme de cor-der ie , est une petite corde composée de Iíîx, neuf, douze , ou dix-huit fils : cetteforte d’auffiere fe fabrique à trois torons ;par exemple , si l’on veut faire un cavente-nier de douze fils, on en forme trois to-rons de quatre fils chacun ; on leur donneau moyen du rouet le tors convenable,& ensuite on commet ensemble les troistorons.

GAVER, v. neut. en escrime , est lecontraire ôìopposer. Voyez OPPOSITION.

C est par conséquent s’exposer à recevoirun coup ci’tpee dans le même tems qu’onle porte.

On appelle improprement quarte sur lesarmes , faction de caver dehors & fur lesarmes; car pour cuver y il faut porter uneestocade de tierce , ayant le bras & lamain droite placés & tournés comme pourparer en quarte, ou porter une estocadede quarte, ayant le bras & la main droiteplacés & tournes comme pour parer entierce.

CAV

CAVERNE, f. f. ( Hifl. nat. &phy/îq.)réduit obscur & fouterrein d’une certaineétendue.

Les cavernes fe trouvent dans les mon-tagnes , & peu ou point du tout dans lesplaines : il y en a beaucoup dans les îlesde l’Archipel, & dans plusieurs autres îles ;& cela parce que les îles ne font en géné-ral queMes dessus de montagnes. Les ca-vernes fe forment comme les précipices ,par l’affaissement des rochers , ou commeles abymes, par faction du feu ; car pourfaire d’un précipice ou d’un abyme unecaverne , il ne fautqu’imaginer des rocherscontre-butés & faiíànt voûte par-dessus ;ce qui doit arriver très-fouvent lorfqu'ilsviennent à être ébranlés & déracinés. Lescavernes peuvent être produites par lesmêmes causes qui produisent les ouvertu-res , les ébranlemens, & les affaissemensdes terres; & ces causes font les explosionsdes volcans, faction des vapeurs fouter-reines, & les tremblemens de terre; carils font des bouleverfemens & des éboule-mens qui doivent néceííàirement formerdes cavernes & des ouvertures de touteefpece. Voye% Volcan , &c.

La caverne de saint Patrice en Irlanden’est pas aussi considérable qu’elle est fa-meuse; il en est de même de la grotte duChien près de Naples, & de celle qui jettedu te u dans la montagne de Benieguaze-Val, au royaume de Fez. Dans la provincede Darbyen Angleterre,,il y aune grandecaverne fort considérable , & beaucoupplus grande que la fameuse caverne deBauman auprès de la forêt Noire, dansle pays de Brunswick. On a appris par unepersonne aussi respectable par son mériteque par son nom, milord comte de Mor-ton, que cette grande caverne , appclléeDevis s-hole , trou du diable , préiènted’abord une ouverture fort considérable»comme celle d’une très-grande porte d e-glife ; que par cette ouverture il coule ungros ruisseau ; qu’en avançant, la voûte dela caverne fe rabaiílê si fort, qu’en un cer-tain endroit on est obligé, pour continuerfa route , de fe mettre fur 1 eau du mu-seau dans des baquets fort plats, où fou fecouche pour paslèr fous la voûte de la ca-verne, qui çst abaislee dans cet endroit a»