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soutenu que sur des voûtes fit des conca-vités ; celui des îles Açores, celui des îlesCanaries, celui des îles du cap Verd , &en général le terrein de presque toutes lespetites îles, est à l’intérieur creux fit ca-verneux en plusieurs endroits • parce queces îles ne font, comme nous Pavons dit,que des pointes de montagnes , où il s’estfait des éboulemens considérables, soit parfaction des volcans, soit par celle des eaux,des gelées, fit des autres injures de Pair.Dans les Cordillères au Pérou , où il y aplusieurs volcans , fit où les tremblemensde terre font fréquens ,.i! y a aussi un grandnombre de cavernes , de méme que dansle volcan de Pile de Banda, dans le montArarat, qui est un ancien volcan, &c.
Le fameux labyrinthe de Pile de Candien’est pas Pouvrage de la nature toute feule.M. de Tournefort assure que les hommesy ont beaucoup travaillé,fit l’on doit croireque cette caverne n’est pas la feule que leshommes aient augmentée ; ils en formenttous les jours de nouvelles, en fouillantlys mines & les carrières ; & lorfqu’ellesfont abandonnées pendant un très-longespace de tems, il n’est pas fort aisé dereconnoître si ces excavations ont été pro-duites par la nature, ou faires de la maindes hommes. On connoît des carrières quifont d’une étendue très-considérable ; cellede Maílricht, par exemple, où l’on ditque 50000 personnes peuvent se réfugier,& qui est soutenue par plus de mille piliersqui ont 20 ou 24 pieds de hauteur ; l’é-paisseur de terre & de rocher qui est au-dessus , est de plus de 25 brasses : il y adans plusieurs endroits de cette carrièrede Peau fit de petits étangs, où l’on peutabreuver d u bétail, ùc. Voyez Tr. phil.^ r - v oh II, page 46q. Les mines de selde Pologne forment des excavations en-core plus grandes que ce'le-ci. II y a ordi-nairement de vastes carrières auprès detoutes les grandes villes : mais nous n’enparlerons pas ici en détail ; bailleurs lesouvrages des hommes , quelque grandsqu’ils puissent être, ne tiendront jamaisqu’une bien petite place dans l’histoire dela nature.
Les volcans & les eaux qui produisentdes cavernes dans í’intérieur , sonnent
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austì à Pextérieur, des fentes, des précipi-ces Lt des abymes. A Cajétan en Italie , ily a une montagne qui autrefois a été sépa-rée par un tremblement de terre, de façonqu’il semble que la division en a été faitepar la main des hommes. Les eaux produi-sent , aussi bien que les feux fouterreins ,des affaissemens de terre considérables ,des éboulemens, des chûtes de rochers,des renverfemens de montagnes, dont nouspouvons donner plusieurs exemples.
" Au mois de juin 1714, une partie de„ la montagne de Diableret en Valais ,» tomba subitement & tout à la fois entre» deux & trois heures après-midi, le ciel» étant fort serein ; elle étoit de figure co-» nique ; elle renversa cinquante-cinq ca-» bancs de paysans, écrasa quinze person-» nés, plus de cent boeufs fit vaches, fie77 beaucoup plus de menu bétail, & cou-» vrit de les débris une bonne lieue quar-77 rée. 11 y eut une profonde obscurité cau-77 fée par la poussière ; les tas de pierres77 amassées en-bas, font hauts de plus de7> trente perches, qui font apparemment» des perches du Rhin, de dix pieds; ces77 amas ont arrêté des eaux qui forment de77 nouveaux lacs fort profonds. 11 n’y a dans77 tout cela aucun vestige de matière bi-" tumineufe, ni de soufre, ni de chaux" cuite, ni par conséquent de feu souter-77 rein : apparemment la base de ce grand77 rocher s’étoit pourrie d’elle-mémc &77 réduite en poussière Hift. de Uacad.des scienc. page 4, ann. 1715.
On a vu un exemple remarquable deces assaisiemens dans la province de Kent,auprès de Folkstone: les collines des en-virons ont baissé de distance en distancepar un mouvement insensible fit sans aucuntremblement de terre. Ces collines son £à l’intérieur, des rochers de pierre fit decraie ; par cet affaissement elles ont je tf fdans la mer des rochers fit des terres quien étoient voisines : on peut voir la rela-tion de ce fait dans les Transactions phi'losophiq. abr.vo\. IV, page 3.59. , r ,
En 1618 , la ville de Pleurs, dans la \ a **
teline , fut enterrée fous les rochers au pied
desquels elle étoit située. En 1678, il y eutune grande inondation en Gascogne, cau-sée par rassaistement de quelques morceau