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nous ne connoissons rien dans le mouve-ment que le mouvement même, c’est-à-dire , l’eípace parcouru & le tems em-ployé à le parcourir , & que les causesmétaphysiques nous font inconnues ; quece que nous appelions causes , même delapremiere espece , n'est tel qn’impropre-ment ; ce sont des effets delquels il ré-sulte d’autres effets. Un corps en pouffeun autre, c’est-à-dire , ce corps est enmouvement , il en rencontre un autre , ildoit nécessairement arriver du changementà cette occasion dans fétat des deux corps,a cause de leur impénétrabilité ; on dé-termine les loix de ce changement pardes principes certains , & l’on regarde enconséquence le corps choquant comme lacause du mouvement du corps choqué.Mais cette façon de parler est impropre.La cause métaphyfique , la vraie causenous est inconnue. Foye^ Impulsion.
D’ailleurs, quand on dit que les effetsfont proportionnels d leurs causes, oul’on n’a point d’idée claire de ce qu’on dit,ou l’on veut dire que deux causes , parexemple , font entr’elles comme leurseffets. Or, si ce sont deux causes méta-phyfiques dont on veut parler , commentpeut-on avancer pareille assertion? Leseffets peuvent se comparer, parce qu’onpeut trouver qu’un espace est double outriple , &c. d’un autre parcouru dans lemême tems : mais peut-on dire qu’une cau-se métaphyfique , c’est-à-dire, qui n’estpaselle-même un effet matériel, & pour ainsidire palpable, soit double d’une autre causemétaphysique? C’estcomme si l’on disoitqu’une sensation est double d’une autre ;que le blanc est double du rouge, &c. Jevois deux objets, dont l’un est double defautre : peut-on dire que mes deux sen-sations sont proportionnelles â leurs ob-jets ?
Un autre inconvénient du principe dontil s’agit, c’est le grand nombre de paralo-gismes, dans lesquels il peut entraîner, lorf-qu’on fait ma! démêler les causes qui secompliquent quelquefois plusieurs ensem-ble , pour produire un effet qui paroîtunique. Rien n’est si commun que cettemauvaise maniéré de raisonner. Concluonsdonc que le principe dont nous parlons est
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inutile, & même dangereux. I! y a beau-coup d’apparence que si l’on ne s’étoit ja-mais avisé de dire que les effets sont pro-portionnels à leurs causes , on n’eût jamaisdisputé sur les forces vives. Foye\ Fo RCE.Car tout le monde convient des effets.Que n’en restoit-on là ? Mais on a voulusubtiliser, & on a fout brouillé , an lieud’éclaircir tour. (O)
■ Cause PROCATARCTtQUE , en méde-cine, signifie la cause ou l’occasion origi-ginale , primitive , ou préexistante, d’uneffet.
Ce mot vient du grec^-x«7-«xx7-xit, quiest formé du verbe ®?o*»rcef%<w fiepréexifle ,je vais devant.
Telle est, par exemple , une maladiequi s’unit 6c coopere avec quelqu’autremaladie dont elle est suivie. Ainsi , lorsquela colere , ou la chaleur du climat dans le-quel on vit, donne aux humeurs une dis-position qui produit la fievre , cette dis-position est la cause immédiate de la fievre;& la colere ou la chaleur en est la causepr o c atar clique.
Cause continente C Médecine, )se dit de celle dont la maladie dépend siimmédiatement, qu’elle ne fauroit cessertant qu’elle subsiste. Voye\ Maladie.
Une cause continente de la suppressiond’urine, est le calcul qui se trouve dansla vessie. Voye\ Calcul.
Fievre continente ou continue , estcelle dont la crise se fait sans intermissionou rémission. Voye\ FIEVRE. ( N )
CAUSE , en terme de pratique , est lacontestation qui fait l’objet d’un plaidoyer,& quelquefois le plaidoyer même. On ditplutôt procès } quand il s’agit d’une affairequi s’instruit par écritures.
On appelle cause d’appel , les moyensque l’appellant entend alléguer pour sou-tenir la légitimité de son appel, (f/)
Causes Majeures, dans la disci-pline eccléfiafiique , sont toutes les ques-tions importantes qui concernent, soit 1®dogme, soit la discipline , & particulière-ment les actions intentées contre les évê-ques dans des cas où il peut y avoir lieu àJa déposition.
Suivant l’ancien droit, ces causes étoientjugées dans le concile de la province , uW