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Tome sixième.
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jugement duquel le septieme canon duconcile de Sardique , tenu en 247, permetd’appelier au pape , pouf examiner denouveau l’affaire : mais il en réserve tou-jours le jugement aux évêques de la pro-vince voisine.

Suivant le droit nouveau , c’est-à-dire,

Y introduction des décrétâtes , comprisesdans Le recueil d’Ijidore , c’est-à-dire,depuis le neuvième siecle, le concile dela province peut bien instruire fit examinerle procès : mais la décision doit être réser-vée au saint-siege. Toutes les causes ma-jeures depuis ce tems ont été censées ap-partenir au pape seul en premiere instance ;St voici ce que les canonistes lui attribuent.Déclarer les articles de foi : convoquer leconcile général : approuver les conciles,& les écrits des autres docteurs : diviserSt unir les évêchés , ou en transférer lesiégé : exempter les évêques St les abbésde la jurisdíction de leurs ordinaires :transférer les évêques, les déposer, lesrétablir : juger souverainement , enserrequ’i! n’y ait point d’appel de ses jugemens.

Voilà ce qu’on entend communémentpar causes majeures. La pragmatique sanc-tion a reconnu que les causes majeures ,dont l’énumération expresse (e trouve dansle droit, doivent être portées immédiate^knent aai saint-siege, St qu’il y a des per-sonnes dont la déposition appartient aupape : enserre que s’ils sont trouvés méritercette peine , ils doivent lui être renvoyésavec leur procès instruit.

Le concile de Trente, fejs. XXTV, c. 5,ordonne que les causes criminelles contreles évêques, si elles sont assez graves pourmériter déposition ou privation , ne serontexaminées St terminées cjue par !e pape ;que s’il est nécessaire de les commettrehors de la cour de Rome, ce sera auxevêques ou au métropolitain que le papechoisira par commission spéciale signée de*? main ; qu’il ne leur commettra que lafeule connoistance du fait, St qu’ils seront"hligés d’en envoyer l’inrtruction au pape,? stist lo jugement défìnitisest réservé. Onai *se au concile provincial les moindresCa uses.

Mais l’église gallicane a conservé l’ancienûroit , suivant lequel les évêques ne doi-

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vent être jugés que par les evêques de laprovince assemblés en concile, en y appel-lant ceux des provinces voisines julqu’aunombre de douze, sauf l’appel au pape ,suivant le concile de Sardique. O’est ceque le clergé de France a arrêté,tant parsa protestation faite dans le tems contrele décret du concile dc Trente , que parcelle qu’il sit en 1650, au sujet de ce quis’étoit passé d’irrégulíer fit de contraire àses droits dans l’instructfon du procès del’évêque de Léon, en 1632. Fleury, Instit.au droit eccLéf tom. II, part. 3 , ch. 18 ,page 169 & íuiv. ( G )

CAUSSADE, ( Géog .) petite ville deFrance dans le bas Quercy , près de TA-veyrou.

CAUSTICITÉ , f. f. ( Chymie.) estla propriété qu’ont plusieurs substances defaire une impression vive fit brûlante furles parties animales; cette action est urievéritable dissolution : mais qui est-ce quiconstitue cette propriété ? Ce n’est pasune des questions les moins intéressantesde la chymie ; il est certain que la chauxaugmente sensiblement la cauftiaté desalkalis, fit les uns attribuent cet effet àune portion de terre calcinée qui demeurecombinée ; d’autres croient , avec Hoff-man , que la chaux leur fournit un principeterreux, igné fit non salin. Voye\ Chaux.M. Pott, dans ses recherches fur la chy-mie de Ludoíf, imagine qu’il résolue del’union des parties sulfureuses de la chaux.M. Meyer explique ce phénomène par laprésence d’un soufre particulier ou acidegras. Voye\ Causticvm. Mais sopi-nion la plus vraisemblable , est que la caus-ticité dépend uniquement, comme le ditM. Macquer , de l’état de liberté ou deconcentration où sc trouve le dissolvant.II reste à savoir quelle est la substance quien arrête faction par une espece de satura-tion , avant qu’il soit rendu caustique ?Plusieurs chymistes célébrés pensent, avecle docteur Black , que ce n’est qu’un airfixe , fit il faut convenir que quand on aune fois adopté ce système ingénieux , tousles faits paroiffent se ranger naturellementdans Tordre des conséquences qu’il pré-senté. V. Aï r FIXE.' Cependant, comme,les propriétés qu’il donne à l’air , en sot-