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sien ne prouve son indestrnctibilité ; &puisque sart sépare le phlogistique de l’a-cide vitriolique, on ne voit pas pourquoiJ’acide végétal résiíteroit davantage à cettedésunion. D’ailleurs, s’il ne relie qu’unseizieme de cendres, il ne faut pas croireque le surplus du poids total tût celui del’acide , ou encore moins du leu , dont lapesanteur a été jufqu’ici au moins insensi-ble : indépendamment d’une portion d'eauqui demeure toujours dans le charbon ,& que manifelle íà décrépitation , lorf-qu’onf expose brusquement à un grand feu,il est encore certain qu’une partie de saterre s’éleve ou est emportée dans la com-bustion , tout de méme qu’une portiond’alltali le dissipe dans le foie du soufre,le charbon étant un véritable hépar ter-reux dans l’état de siecité. Voy. HÉPAll.( Cet article ejl deM. de More e a u.j
C AUSTIQUE, adj. pris subst. fC/iym.)Ce nom a été donné à certains distblvans,dont on a évalué Faction par leur effet fin-ie corps animal, qu’ils affectent à peu prèsde Iaméme façon que le feu , ou les corpsactuellement ignés ou brûlans. Cette actionest une vraie dissolution. ( Voye\ Mens-TRUE). Car les caujliques proprementdits, font de vrais distblvans des substancesanimales. Les alkalis fixes, fur-tout animésparla chaux ( F.PlERRE A CAUTERE),les alkalis volatils, la chaux vive, attaquentces substances très - efficacement , & secombinent avec elles. Les acides minérauxconcentrés, & les sels métalliques surchar-gés d’acide, comme le sublimé corrosif,le beurre d’antimoine, le vitriol, les cryí-taux de lune, &c. les attaquent & les dé-composent. Voye^ Lymphe.
Quelques sucs résineux, comme ceuxde quelques convolvulus , du toxicoden-dron, des tithymales, & quelques baumestrès-vifqueux , comme la poix de Bour-gogne , les huiles essentielles vives, nefont pas des caustiques proprement dits.Ces substances n’agissent fur Fanimal vi-vant que par irritation ; elles peuvent en-flammer les^ parties, les mortifier mémeaíîòz rapidement : mais c’est comme sensi-bles que ces parties font alors affectées, &Hon pas comme lobbies.
Ç’eíl appliquer un cautère fur une jambe2 orne VI.
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de bois, dit-on communément pour ex-primer Finutilité d’un secours dont onestàie. Un médecin diroit tout aussi volon-tiers , & plus savamment, fur la jambed'un cadame p puisque la bonne doctrinesur Faction des remedcs est fondée fur lejeu des parties, fur leur mobilité, leursensibilité, leur vie ; les remedes n’opé-reroient rien fur le cadavre , disent laplupart des auteurs de matière médicale.Ces auteurs ont raison pour plusieurs reme-des, pour la plupart méme ; mais ils setrompent pour les vrais caujliques. Onferoit aussi bien une escarre sur un cadavreque siir un ooips vivant.
L’opération pai laquelle on prépare outanne les cuirs , n’c-st autre chose que F ap-plication d’un cau stique léger à une partiemorte , dont il distout & enleve les sucslymphatiques, les humeurs, en épargnantles fibres ou parties solides; mais qui dé-truiroit ces solides même à la longue, sil’on augmentoit la dose ou l’intensité dudissolvant.
La préparation des momies d’Egyptenedifférois de celle de nos cuirs , que par ledissolvant que les embaumeurs Egyptiensemployoient. Nos tanneurs se servent dela chaux; c’étoit le natron qui écoit enusage chez les Egyptiens. Voyez Vextraitdu Mémoire de M. Rouelle fur les mo-mies, lu à l’assemblée publique de Vacadé-mie des sciences , du mois de novembre1750 , dans le Mercure de janvier 1751.Cet article est deM. Verres.
L’usage des caujliques , en médecine , estdémanger les chairs fongueuses & baveu-ses; ils pénètrent méme dans les corps durs& calleux, fondent les humeurs ,' & fontd’un usage particulier dans les abcès & lesapostumes, pour consumer la matière quiest en suppuration, & y donner une issue ;& servent aussi quelquefois à faire uneouverture aux parties, daas le cas où l’in-cision feroit difficile á pratiquer ou dan-gereuse.
Les principaux médicamens de cetteclasse font l’alun brûlé , Féponge, les can-tharides & autres vésicatoires, Forpiment,la chaux-vive, le vitriol , les cendres defiguier, le frêne , la lie de vin , le sel dela lessive dont on fait le savon, le mercureD ddd
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