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Tome sixième.
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peuples orientaux, consiste Ski grííncse pat-rie à brûler les chairs, ou à y appliquerdes cautères actuels ; & qu’il y a peu demaladies que ces diísérens peuples ne gué-rissent par cette méthode.

Le cautère potentiel est une compositionde remedes caustiques, où entrent ordi-nairement de la chaux vive, du savon &de la suie de cheminée. Voye\ CAUSTI-

S JE. On s’en sert pour l’ouverturq descès. Voye-{ Abcès.

Ambroise Paré enseigne la compositiond’un caustique qu’il nomme cautère develours , ainsi appelle parce que ce remedene cause point de douleur » ou parce qu’ilavoi t acheté le secret sort cher d’un chymis-tc. L’auteur dit : ..." à iceux je donnerai>■> le nom de cautères de velours , à raisonqu’iss ne font douleur, principalementlorsqu’ils seront appliqués fur les partiesj) exemptes d’inflammation & de dou-» leur ; & austi parce que je les ai recou-„ vrés par du velours >,. Le cautère est austiun ulcéré qu’on procure exprès dans quel-que partie laine du corps, pour servir d’é-£OUt aux mauvaises humeurs. Voye^ FON-TICULE L' Séton,

Les cautères se font communément à lanuque, entre la premiere & la secondevertebre du cou ; à la partie supérieure dubras, dans une petite cavité qui fe formeentre le muscle deltoïde & le biceps; & âla partie interne du genou, un peu au-des-sous de l’attache des fléchisseurs de lajambe.

Pour bien appliquerun cautère , on com-mence par faire une emplâtre ronde de !agrandeur d’un écu, & trouée par le milieu ;elle doit être fort em plastique, asin qu’elles’attache fortement â la pean, pour em-pêcher que l’escarre ne fasse plus de progrèsqu on ne le désiré. On met cette emplâtrefur l’endroit destine au cautère : on appli-que une pierre à cautère fur la peau qui estdécouverte au centre de Pemplâtre ; on la irecouvre d’une autre emplâtre plus grandeque celle qui estpercée : on applique ensuiteune compresse & un bandage circulairequ’on ferre un peu, asin que l’appareil nechange pas de place.

II íâut qne le chirurgien connoisle I ac-tivité du caustique dont il se sert, pour ne

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le laisser qu’un tems suffisent pour faire,escarre à la peau : on panse l’escarre, onen procure la chute par l'usage des remedessuppurants, & on entretient ensuite lasuppuration de l’ulcere en tenant un poisdedans, qu’on a foin de renouvelles tousles jours.

Les cautères font d’une grande utilitédans nombre de maladies : il y en a mêmeplusieurs qu’on ne saurok guérir fans cau-tère , lorsqu’elles font enracinées ou obsti-nées ; telles font l’ophthalmie , les anciensmaux de tête, les fluxions fréquentes, lesulcérés invétérés , V. SÉTON. ( Y)

CAUTÉRISATION , f. f. terme dachirurgie, application d’un fer rougi aufeu, fur les parties du corps. On appellecautères actuels les instruraens qui y ser-vent. Voye\ CAUTERE.

L’ufage des cautères actuels est de con-sumer la carie des os , d’eitipêcher la ver-moulure que cette maladie peut occasion-ner en faisant des progrès. L’applicarion»des cautères, en desséchant l’humidité oula saisie qui exsude des os cariés, procurel’exfoliatíon, & fait obtenir une guérisonsolide de l’ulcere, par une bonne cicatrice-Voye\ EXFOLIATION.

Tour faire l’applicarion des cautères ac-tuels , on fait rougir leur extrémité anté-rieure dans un feu ardent. Pour garantirles sevrés de la plaie , de faction du feu ,quelques auteurs conseillent de les cacheravec deux petites plaques de fer fort mince ,qu’on fait tenir par deux serviteurs. Je croisqu’on doit préférer la méthode que décritM. Petit, dans son Traité des maladies desos p d d article de La carie. 11 couíeille degarnir les chairs voisines de la carie av.eedes linges mouillés , pour les garantir dufeu. 11 faut que ces linges soient bien ex-primés , parce que l’eau qui en découle-roit, refroidiroit les cautères, qui doiventêtre le plus rouges qu’on pourra , asi sti qu’ils puissent brûler, quoiqu’on les appÉ"que légèrement.

Loríqu’on a cautérisé tout ce qu’on seproposoit , ce qu’il est expédient de seitequelquefois à plusieurs reprises, on pansela carie avec de la charpie feehe. bise l na *ladeiònroit beaucoup de chaleur» on um-biberyitl» charpie d’esprit-de-via; le rel e