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Tome sixième.
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CAU

de l’ulcere se panse à l’ordinaire.

La carie profonde demande une appli-cation plus force des cautères qu’une cariesuperficielle ; parce que , pour en tirer lefruit qu’on en attend , il faut brûler jní-qu’aux parties saines , a6n de dessécher &tarir les vaisseaux d’où viennent les sérosi-tés rongeantes. Voye\ Carie.

Les anciens cautériíòient les parties mol-les pour les fortifier ou pour procurer unégout aux matières impures de la maffè dusang ; mais Phorreur que fait cette opéra-tion , l’a fait rejeter depuis long - tems.Voyez CAUTERE Ù SÉTON. (Z)

, CAUTION , f. f. en droit, sûreté quel’on donne pour l’exécution de quelqu’en-gagement; en ce sens il est synonyme àcautionne me n t. Voy. C A U TI ON N E M E N T.

Caution signifie aussi la personne mémequi cautionne ; & en ce second sens il estsynonyme à pleige , qui est moins usité.Voye^ PiEIGE.

Par Pancien droit romain, le créancierpouvoir s’adresser directement à la cau-tion & lui faire payer le total de la dette,fans être obligé à faire aucunes poursuitescontre le débiteur ; & s’il y avoit plusieurscautions 3 elles étoient toutes obligées so-lidairement. Mais I’empereur Adrien leuraccorda premièrement le bénéfice de divi-sion , & dans la fuite Justinien leur ac-corda celui d’ordre on de discussion. Voye\Division L' Discussion.

La caution ne peut pas être obligée àplus que le principal obligé ou débiteur,mais elle peut être obligée plus étroitement;ainsi l’obligation de la caution subsiste ,quoique celle du principal obligé, mineur,soit éteinte par la restitution en entier. Demême la caution peut hypothéquer sesimmeubles, quoique le débiteur n’ait pasobligé les siens.

Les cautions entr’elles n’ont aucunea &ion l’une contre Pautre ; de forte que* d y avoit plusieurs cautions > & queyjnc , on conséquence de l’inlòlvabilité dussbiteur, paie îe tout , la caution qui aobligée de payer, n’a aucun recoursOontre les autres , si elle n’a pas eu la pré-caution d’obliger le créancier à lui céderes droits, parce que les cautions n’ont pascontracté P une avec l’autrc , mais í'eu-

CAU s8i

[ lement avec le principal débiteur.

Caution judiciaire. V. Judicia ire.

Caution juratoire. Voyea Jura-toire. (B)

Caution bourgeoise , répondant qui ason domicile, qui est établi, qui a des biensapparens dans un lieu , dans une ville.

CAUTION banale 3 se dit au contraired’un homme sans bien , qui n’ayant rien àperdre, est toujours prêt à cautionner tellespersonnes qui se présentent, & pour tellessommes qu’on veut,

II y a une espece de caution de cettesorte aux consuls de la ville de Paris, quipour une somme très-modique, s’obligepour l’exécution de toutes les sentencesqui portent cette clause si ordinaire, endonnant caution. Dictionnaire du com-merce , tome II, page i q6. ( G)

CAU TIONNEMEN T, ( Jurisprud , )action de celui qui cautionne. 11 signifieaussi Y acte qu’on dresse chez le notaire ouau greffe.

CAUTIONNER, ( Jurisp. ) se rendrecaution , répondre pour quelqu’un, soitpar acte public, soit sous seing privé, soitpar un simple engagement verbal. Idem .ibid. ( G )

, CAUWO ou. COU W A, ( Geog. ) ri-vière de P Amérique.

CAWROORA ou COURWO, {Geog.)riviere de P Amérique, à huit lieues deCayane.

C AUX, ( LE PAYS DE ) Geog’. contréede France, située entre la Seine & I’Océan,la Picardie, îe pays de Bray & le Vexin-Normand. La capitale est Caudebec , oùl’on fabrique des chapeaux de ce nom.Voye\ Chapeau. Ce pays produit duchanvre, du lin, &c est très-fertiîe.

C AX A, si m. ( Comm. ) petite mon-noie des Indes fabriquée à Chinceo , villede Chine, qui n’a cours que depuis i^go.Cette monnoie est très-mince & fort ca-fu.elle : c’est un mélange de plomb & d’é-cume de cuivre ; elle a un trou au centre ,pour pouvoir être ensilée dans un cordonappellé/omftf. Quand on est obligé d’enrecevoir, il ne les faut compter que pourun seizième de denier.

C AXAMALCA, ( Ge'og) ville & petitpays de P Amérique méridionale, au le-