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Tome sixième.
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de la femme ^ & le mec autour de sesreins, la femme tient Pautre bout ; on leurverse de Peau sur la tête & sur le corps ;cela fait , ils vivent ensemble auílì long-tems qu’ils s’accordent. La premiere nuitdes noces est au mari, la seconde est pourson frere , & s'il^a un troisième ou qua-trième ífere , jusqu’au septieme , chacuna sa nuit ; de cette maniéré, une femmesuffit pour une famille entiere. Les Chin-gulais ont un foin extrême de ne jamais semésallier, & ils pousiènt le scrupule si loinsur leur noblestè , qu’ils ne prendroientpoint la moindre chose, pas même un verred’eau , chez un homme d’un rang infé-rieur au leur ; un homme du commun n’apas la permission même de frapper à laporte de son supérieur. Les femmes qui fontconvaincues d’avoir eu commerce avecquelqu’un au-dessous d’elles, font puniesde mort. L’íle de Ceilan est fort abon-dante en canelle , gingembre , yvoire »pierres précieuses, camphre , &c. C’est laTaprobane des anciens.

CEINTES , PRÉCEINTES , PER-CEINTES . CARREAUX , LISSES ,

( Marine. ) ce font de longues pieces debois qu’on met bout à bout l’une de Pautre,en maniéré de ceinture , dans le corps dubordage d’un vaistèau, pour faire la liaisondes membres & pieces de charpente dontle corps du bâtiment est formé. Les ceintesfont posées les unes parallèles aux autres.Les matelots y trouvent une commodité ,lorfqu’ils veulent monter dans le vaisseau ,ou le nettoyer. Voye 3 , planche I , lalettre o , dont on marque les ceintes tellesqu’elles paraissent fur le corps du vaisseau.

II y a des charpentiers qui mettent quel-que distinction entre ces différens cordonsou ceintes ; car ils appellent préceintes lestrois plus basses ceintes , & nomment car-reaux on lisses > celles qui font au-dessus ,& la liste de vioord est la plus élevée.

Les ceintes sont ordinairement de troisou quatre pieces assemblées en écarts. Voy.pi. VI, fig. 38 , la forme de cette piecede bois. Le plus souvent il y a deux pre-ceintes au-dessous des sabords, & deux au-dessiis. Quelquefois il y en a deux au-des-sous , fans qu’il y en ait au-dessus.

Les ceintes sont le même esse t en-dc-

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hors du vaisseau, que les serre-gouttieresfont en-dedans : les unes & les autres fer-vent à lier & affermir le bâtiment : lesvaisseaux qui ont beaucoup d’acaítillage,ont plus de ceintes que les autres: en gé-néral le nombre des ceintes se réglé sur lagrandeur du bâtiment. Voye\dans la figurequi représente la coupe d’un vaisseau , ladisposition des ceintes, planche V , figurepremiere , premiere préceinte cottée 163 ;seconde préceinte , n°. 164. ; troisième pré-ceinte , n°. i6<y ,• quatrième préceinte , n°.-166.

La plus basse préceinte doit avoir d’é-paisseur la moitié de Pétrave , &de largeur,P épaisseur entiere de Pétrave. Les ceintesqui sont posées plus haut, diminuent un peupar proportion : mais lorsque les vaisseauxont 170 pieds de long de Pétrave à l’étam-bord, & au-dessus de 170 pieds, on tientles préceintes de deux pouces plus mincesque la moitié de Pétrave.

D’autres charpentiers proportionnentles ceintes suivant la longueur du vaistèau,en leur donnant douze pouces de largequand le vaistèau a cent pieds de long.Par chaque dix pieds que le bâtiment aau-dessous de cent pieds, ils ôtent auxceintes un pouce & demi de largeur ; &par chaque dix pieds que le bâtiment aau-dessus de cent pieds, ils i ajoutant auxceintes un demi-pouce de largeur.

Pour leur épaisseur, ils la font de lamoitié de la largeur, ou un peu moins.

Ces dimensions ne sont point invaria-bles ; chaque constructeur peut les changer ,>suivant les lumières ou ses principes : maiscelles que nous venons de rapporter sonten général aslèz suivies.

Presque tous les grands vaisseaux ontdeux couples , ou quatre préceintes au-desious des sabords, sous la belle, c’est-à-dire , à Pendrait où le vaistèau est l_ eplus bas. La plus bastè préceinte se doittrouver autant au-deslòus du gros du vais-seau , qu’elle a de largeur ( selon le senti-mens de quelques-uns ) ; & la seconde doitêtre placée au-dessus de cette premiere *la distance d’une ceinte & demie. Les ser-in ures qui sont entre ces préceintes , & dan slesquelles les dalots sont presque touj«" r *

percés, doivent avoir la même épaissi*"

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