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Tome sixième.
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le prouver , YAlcibiade de Platon', Cicé-ron & Achenée.

11 y a en Angleterre , pouf la méme des-tination , un impôt à peu près semblable,qu’on appelle aurum regmce^ or de la reine,queen-gold ; c'étok originairement un donqui se tàisoit librement & sans être exigi-ble. On en a fait depuis une dette , au paie-ment de laquelle les particuliers font con-traints. (H)

Ceinture de vif-argent, termede médecine ; c’esl une espece de ceinturecouverte & remplie de mercure, i Voye\Mercure.

Elle est de cuir, de linge, de drap , decoton, ou d’autre étoffe, qui enveloppe dumercure préparé ou éteint avec la salived’une personne à jeun , de la graille ouautre matière , qui en amortit la tropgrande vivacité. On l’attache en forme detopique autour des reins, quelquefois avecsuccès, quelquefois auffì au préjudice dumalade ; car elle est souvent dangereuseaux personnes qui sont d’un tempéramentsoible ou sujettes aux convulsions :on s’ensert pour guérir la gale, pour tuer la ver-mine , &c. (N)

Ceinture du four , en terme de bou-langer ù d'autres ouvriers ; c’est le tourintérieur du four, ou la partie du mur quiJe forme, &í fur laquelle la voûte est ap-puyée.

Ceinture ou Peignon , voy. Pei-GNON & CORDERIE.

CEINTURIER, í. m. ( Art me’chan. )On appelle ainsi celui qui fait ou qui venddes ceintures.

La communauté des marchands ceintu-riers dc la ville de Paris est d’un très-ancien établistèment, & étoit autrefois unedes plus considérables de cette capitale.

Le nom de teinturiers , que les maîtresprennent aujourd’hui, est aster moderne ;avant le milieu du quinzième siecle ils sonommoient maîtres courroyers , du motcourroie , parce qu’on failoit alors lesteintures avec du cuir , à la réservé deteux de mouton & de basane, qu’il étoit«étendu d’y employer.

Cette communauté s’est soutenue tant< } u ® les robes & les habillemens longs ont®te en usage cji France j mais la mode des

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habits courts que les hommes prirent aprèsle régné de Henri III, ne la fit pas pour-tant tout-à-fait tomber. Cet étalage assezbizarre de demi-ceints chargés de tant debourses, demis, & d’autres bagatelles dontles femmes , sur-tout parmi la bourgeoisie,se sont parées jusqu’assez avant dans leseizième siecle, suffit assezlong-temspouroccuper près de deux cents maîtres de cettecommunauté.

Toutes ces modes étant à la fin passées,les baudriers & les ceinturons de toutessortes, soit de velours ou d’autres étoffés,soit de diverses especes de cuirs piquésd’or, d’argent & de soie ; les ceintures &gibecières pour les grenadiers, les porte-carabines pour la cavalerie, les fburnimens& les pendans à baïonnette pour infan-terie - enfin les ceintures d’étoffe ou decuir Drodées , sont restés le partage desmaîtres de cette communauté.

Chaque maître ne peut avoir qu’uneboutique , & qu’un apprentis obligé aumoins pour quatre ans.

Les enfansde maîtres font apprentissagechez leur pere , & ne tiennent point lieud’apprentifs.

Aucun n’est reçu à la maîtrise qu’il n’aitfait chef - d’ccuvre , qui anciennementétoit une ceinture de velours à deux pen-dans , à huit boucles parle basdes pendans;la ferrure de fer à crochet, limee & perceeà jour, à feuillages encloués, & réparéedessus & dessous ; les clous avec seur con-tre-rivet, le tout bien poli. Mais depuisque ces ceintures ne sont plus d’ufage, lechef-d’œuvre est de quelqu’un des ouvra-ges que font les ceinturiers modernes.Voyez Le Dielionn. de commerce,

CEINTURON , f. m. ( A-t milit. )ceinture de buste avec une boucle, desbarres & des pendans. Le soldat se l’atta-che sur les reins, & l’épée est suspendueaux barres & aux pendans. La partie despendans dans laquelle elle passe, s’appelleLe baudrier. On a pratiqué au baudrier uneespece de boutonnière, dans laquelle entrele crochet du fourreau de l’épée. Il y ades ceinturons de soie ; il y en a de mar-roquin , de veau , &/. pour les officiers ocautres personnes qui portent 1 çpee. Lesceinturiers font les ceinturons dc buste t

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