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Tome sixième.
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quitter. La raison de cet usage est, que nosancêtres attachant à leur ceinture unebourse, des clefs, &c. la ceinture étoit unsymbole d’état ou de condition , dont laprivation de cette partie du vêtement in-diquoit qu’on étoit déchu. L’histoire rap-porte que la veuve de Philippe I, duc deBourgogne, renonçaaudroit qifelle avoirà sa succeíston , en quittant sa ceinture surle tombeau du duc. Voy. INVESTITURE.

La distinction des étoffes & des habitssubsista en France jusqu’au commencementdu quinzième siecle. On a un arrêt du par-lement de 1420 , qui défend aux femmesprostituées la robe à collet renversé , laqueue , les boutonnières , & la ceinturedor ée ,• mais les femmes galantes ne fe sou-mirent pas long-tems à cette défense, l’u-niformité de leur habillement les confon-dit bientôt avec les femmes sages ; & laprivation ou l’usage de la ceinture n’étantplus une marque de distinction , on fit leproverbe, bonne renommée vaut mieuxque ceinture dorée.

L’usage des ceintures parmi nous n’étantpoint passé, mais seulement restreint, com-me nousl’avons dit, nous avons une com-munauté de teinturiers. Les teinturierss’appelloient autrefois courroycrs. VoyezCeinturiers.

Ceinture de virginité des an-ciens. C’étoit la coutume chez les Grecs& les Romains, que le mari dénouoit laceinture de fa femme le premier soir de sesnoces.

Homere, liv. XI de son Odyjsée , ap-pelle cette ceinture } vxftnír.v , ceinture

virginale.

Festus rapporte qu’elle étoit de laine debrebis, & que le mari la délioit lorsqu’ilétoit dans le lit avec fa femme. II ajoutequ’elle étol»; nouée d’un nœud singulier ,qu’on appelloit/e noeud d’Hercule , & quele mari le défaisoit, comme un présage quilui promettoit autant d’enfàns qu’Herculeen avoit ’uistè en mourant.

Les poètes donnent à Vénus une especede ceinture appellée cefius , à laquelle ilsattribuent le pouvoir d’inspirer del’amour.Voye\ CESTE. (G)

* Ceinture de virginité des mo-dernes , elle n’arien de commun avec celle

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des anciens. Chez les anciens, l’époux ótoicâ fa femme la ceinture virginale , la pre-mière nuit de ses noces ; & chez les mo-dernes , c’est un présent qu’un mari jalouxlui fait quelquefois dès le lendemain. Cetteceinture est composée de deux lames defer très-flSxibles, assemblées en croix ; ceslames font couvertes de velours. L’une deces lames fait le tour du corps au-dessus desreins ; l’autre paíso entre les cuisses, & sonextrémité vient rencontrer les deux extré-mités delapremiere lame; elles sont toutestrois tenues réunies par un cadenat dontle mari seul a le secret. í'soyqC adena t.La lame qui passe entre les cuiílès, est per-cée de maniéré à assurer un mari de la sa-gesse de sa femme, sans gêner les autresfonctions naturelles. On dit que cet instru-ment si infâme, si injurieux au sexe, apris naissance t n Italie; c’est peut-être unecalomnie : ce qu'd y a de certain , c’est quel’Iralie n’est pas le seul pays où l’on en aitfait usage.

Ceinture , ( chrétien de l'a )Hifi. mod. Molaraekkel , dixieme califede la famille des Abaíïides , ordonna l’an235 del’hégyre, de Jéfus-Christ 856, auxjuifs & aux chrétiens de porter une grandeceinture de cuir pour marquer leur pro-fession , ce qu’ils pratiquent encore au-jourd’hui dans tout l’orient. Depuis cetems-li les chrétiens ù’Asie , &c fur-toutceux de Syrie & de la Mésopotamie , quisont presque tous nestoriens ou jacobi-tes, font appelles chrétiens de la ceinture .

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Ceinture de la reine, ( Hift-mod. ) ancien impôt ou taxe qu’on leve aParis de trois ans en trois ans, fur le pieddé trois deniers par chaque muid de vin »& de six pour chaque queue, pour l’entre-tien de la maison de la reine. On l’a depuisaugmenté, & mis fur quelques autres den-rées ou provisions, comme le charbon,

On l’appelloit aussi la taille du pain Ù ditvin , comme il paroit par des registres dela chambre des comptes. Vigenere fupp°* eque le nom de ceinture a été donné à cetimpôt, parce qu’autreíbis la ceinture set"voit de bourse ; mais il ajoute qu’on levo'Cil y a deux mille ans en Perse une pareilletaxe, & sous le même nam, & cite pont