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Tome sixième.
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sources qui ont les mêmes propriétés • il yen a de pareilles en Allemagne , prés deGoslar, en Suede , &c. On attribue lamême qualité à une source que l’on voità Chiessy, dans le Lyonnois. Voyez E.Schwedenborg , tome III , page 49 &suivantes. Henckel nous explique , dans faPyritologie , page 674, la cause de cesphénomènes, savoir, que les eaux qui com-posent ces sources , venant à palier furdes pyrites cuivreuses, qui ont été décom-posées dans les entrailles de la terre, endétachent les parties vitrioliques qui s’yfont formées, & les entraînent avec elles.

C’étoit une transmutation semblable àcelle qui vient d’être décrite, que produi-sirent il y a quelques années, des person-nes qui avoient trouvé le secret d’obtenirun privilège exclusif, pour convertir leseren cuivre dans toute l’étendue du royau-me ; on fut très-fìatté de l’idée de pou-voir se palier du cuivre de l’étranger , &de pouvoir en produire autant que l’onvoudroit. Tout le secret consiltoit dans uneeau vitriolique, où en faisant tremper dufer, il se faisoit une précipitation du cui-vre tout-à-fait semblable à celle que nousvenons d’expliquer dans cet article : maiscomme ces convertiílèurs de métaux n’a-voient point à leur disposition une sourced eau vitriolique auílì abondante que cellede Smolnitz,qui pût fournir long-temsàfaire leur prétendue transmutation,la fraudese découvrit, & le public fut en peu detems désabusé. (—)

CENACLE , s. m. (slrchiteclure.') dumm cccnaculum , lieu où l’on mange •c’étoit chez les anciens une salle à manger :elle étoit appellt'e triclinium , c’est-à-direheu à trois lits, parce que, comme lesanciens avoient coutume de manger cou-chés , il y avoir au milieu de cette salleune table quarrée longue , avec trois litsen maniéré de larges formes, au-devantdes trois côtés ; le quatrième côté restantvuide, à cause, du jour & du service. Celieu chez les grands, étoit dans le loge-ment des étrangers, pour leur donner àmanger gratuitement. 11 se voit à Rome,Près de S. Jean de Latran , les restes d’untr idinium ou cénacle, orné de quelquesmosaïques, que l’empereur Constantin avoir

C E N 6z?

fait bâtir pour y nourrir des pauvres. ( P )

CÉNACLE. ( Théolog. ) Notre Sauveur,la veille de fa pastion, dit à ses disciples delui aller préparer â souper dans Jérusalem ,& qu’ils y trouveroient un grand cénacletout disposé, cccnaculum grande ftratum ,une salle à manger , avec les lits de table àl’ordinaire. On a montré â Jérusalem, dansles siécles postérieurs , une salle qui futensuite convertie en église par l’impéra-triceHélene , où l’on prétendoit que notreSauveur a voit fait son dernier souper, &avoir institué l’Eucharistie ; mais on a rai-son de douter que cette salle se soit garan-tie de la ruine de Jérusalem par les Ro-mains. Calmer, Diction, de la Bible. ( G )

* CENCHRUS , ( Hifi. nat. \oolog. )efpece de serpent dont il se trouve une gran-de quantité dans les îles de Samos & deLemnos ; il a ordinairement trois pieds delong, est d’une couleur jaune tirant fur leverd , & moucheté de taches de différen-tes couleurs. Ce serpent est très-dangereux ;il s’attache au bétail, à qui il ouvre la jugu-laire pour en sucer le sang : sa morsure estmortelle. On peut le préparer de mêmeque l’on fait les viperes ; cet animal con-tient beaucoup de sel volatil, & sa chairexcite la transpiration.

CENDRE au fing. ou CENDRES auplur. s. f. ( Chymie. ) Ce corps terreux,sec & pulvérulent, que tout le mondeconnoît sous le nom de cendre , est le rési-du , ou la partie fixe des matières détrui-tes par la combustion à l’air libre, ou parl’ inflammation. Voye\ CALCINATION.

Les cendres font donc toujours des dé-bris d’une substance à la formation de la-quelle concouroit le phlogistique , ou lefeu, & ordinairement d’un corps organi-sé , ou de ceux que nous connoistons, dansla doctrine de Stahl, fous le nom de tistu,textum, c’est-à-dire, d’un végétal ou d’unanimal. Voye\ TlSSU.

On a rangé auílì fous le nom génériquede cendre , les substances métalliques pri-vées de phlogistique ; c’est ainsi qu’on a ditcendre d!étain , cendre de plomb , &cc.& qu’on trouve, sur-tout dans les anciensauteurs, diversescalcinationsde substancesmétalliques désignées par le nom d inciné-ration ou cinération : mais les chaux mé-L I 1 1 ij