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Tome sixième.
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talligues diffèrent assez essentiellement descendres végétales & animales, pour qu’ilsoit plus exact de ne pas confondre les unes& les autres sous la même dénomination.Voye\ Chaux métallique.

Un végétal ou un animal n’est, pour unchymiste, qu’une espece d’éditìce terreux,cimenté par un mastic ou gluten inflamma-ble , & distribué en différentes loges ouvaisseaux de diverses capacités, qui con-tiennent des composés de plusieurs especes >tous inflammables : car nous ne considé-rons ni dans les végétaux , ni dans les ani-maux , relativement à leur analyse ou dé-composition réelle , nous ne considéronspoint, dis-je , le véhicule aqueux, qui étend& distribue, dans le vivant, la matière dela nutrition & des sécrétions. Voye\ VÉ-GÉTALE. {Analyse.)

C’est aux ruines de cet édifice, de la baseterreuse , du soutien ( hypoftafis ) de nostijjìis y qu’ell due ta portion la plus consi-dérable de la matière propre , de la terrede leurs cendres. L’autre portion , infini-ment moindre, de cette terre, est fourniepar les composés terreux détruits par l’in-flanimation, & même par quelques mixtesqui n’ont pu échapper à son action. VoyetVÉGÉTALE. {Analyse.)

Outre la terre dont nous venons de par-ler , les cendres végétales contiennent pres-que toutes ( on a dit toutes , mais on peutraisonnablement douter que ce produit dei’analyíe des végétaux soit absolument gé-néral, je dis des végétaux même non épui-sés par des extractions ) du sel fixe , alkalifixe ou lixiviel , & ordinairement des selsneutres. Le tartre vitriolé & le sel marinfont les seuls que l’on ait observés jusqu’àprésent.

Les felsfixes des cendres animales ne fontpoint encore, malgré l’autorité de plu-sieurs chymistes respectables, des êtres dont1 existence soir généralement admise enehymie. Ces sels, s’il* exirtoicnt, léroientfans doute fort analogues à ceux qu’on atant cherchés dans la chaux ; ou , pourmieux dire, seroient de vrais sels de chauxfur lesquels il s’en faut bien qu’on ait jus-qu’à présent des notions assez claires.

Les cendres , tant les végétales que lesanimales, contiennent assez généralement

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du fçr. M. Geoffroy a proposé danslcs Me r -moires de l'académie royale des sciencesen 1705,1 q problème suivant : trouverdes cendres qui ne contiennent aucunesparcelles de fer ; ce n’est que des cendresvégétales dont il parle. Ce problème n’apas encore été résolu , que je sache ; plu-sieurs chymistes illustres, entr’autres M.Henckel & M. Lémery le fils, ont confirmé,au contraire , le sentiment qui en supposedans tous les végétaux. Le bleu dePruslè ,qu’on peut retirer de presque toutes lescendres , que les soudes fur - tout fournis-sent ordinairement en très-grande abon-dance , est un ligne certain de la présencede ce métal, du fer, dans les cendres.

La cendre ne différé du charbon que parle phlogistique qui lie les parties de ce der-nier , au lieu du gluten dont nous avonsparlé plus haut. Voye\ Charbon. Lescendres paroiísent avoir toujours passe parl’état de charbon, enforte que tout com-posé qui ne donnera que peu ou point decharbon dans les vaisseaux fermés, commela résine pure, ne donneia que peu oupoint de cendres par Fuji ion á l’air libre.

La cendre ou la terre qui reste de la des-truction des végétaux & des animaux, estune portion peu considérable de leur tout.Cent livres de différens bois neufs > très-sccs, brûlés avec ie foin nécessaire, pourne perdre que la terre qui est inévitable-ment entraînée dans la fumée , n’ont saisieque trois livres dix onces de cendres cal-cinées , à peu près un trentième de leurpoidp. Ce produit doit varier considéra-blement selon que le corps qui le fournitest plus 011 moins terreux , plus ou moinsdenie, plus ou moins épuisé de ses sucs, Í*Y.C’est ainsi que les écorces en général, Scsur-tout les écorces des vieux troncs , doi-vent en fournir beaucoup plus qu’une planteaqueuse ou un fruit pulpeux ; les plantesabondantes en extrait amer , beaucoup plusque les plantes résineuses ; un os, beaucoupplus qu’un viscère, Ùc. II est telle planteaqueuse dont on peut séparer parla simpledéification , jusqu’á ^ de son poids , quipar conséquent dans cet état de sécheresse,étant supposée, routes choses d’ailleurs éga-les , d’une densité pareille à celle du boisdont nous avons parlé, ne dopneroit q»®'