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Tome sixième.
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sera dégagée de tout sel & de toute partiegraílè, &invariable au feu. Pour la rendreencore meilleure , on en formera desboules que l'on fera calciner au fourneau ;on la lave ensuite de nouveau , & pour lorselle devient d’une blancheur égale à celledes os calcinés. On mêle cette cendre ,ainsi préparée , avec les os calcinés, pouren taire les coupelles. Voye\ l'articleCoupelle. (—)

Cendrée , en terme de fondeur depetit plomb , est la plus petite e^pece deplomb qui se fasse ; c’est pour cela qu’onn’en fait qu’à l’cau. Voye\ d l’art. PLOMB ,fonte de petit plomb.

CENDRIER , s. m. ( Chymie & mé-tallurgie.') On nomme ainsi l’endroit d’unfourneau , qui est immédiatement sous lefoyer , dont il n’est séparé que par unegrille. II est destiné à recevoir les cendresqui en tombent ; il a une ouverture quicommunique à l’intérieur, faite non-seu-foment pour retirer les cendres , mais en-core pour que l'air extérieur puisse y entrer& faire aller le feu , lorsque cela est né-cessaire : cette ouverture est garnie d’uneporte qui se ferme lorsque l’air ne doitpoint y être admis. La grandeur & lesdifférentes dimensions du cendrier varientà proportion de la grandeur du fourneau ,ou plutôt à proportion de la quantité decendres que donne la matière dont le feuest composé. (—)

* CENDRURES, f.s. pi. mauvaise

qualité de l’acier , voye\ l'article AciER ;elle consiste dans de petites veines , qui,quand elles se trouvent au tranchant d’uninstrument, ne lui permettent pas d’êtrefin, mais le mettent en grosse scie. VoyezVeine.

CENE, s. f. ( Hifl. eccles.) cérémonieusitée dans l’égliíb pour renouveller & per-pétuer le souvenir de-celle où Jéfus-Christinstitua le sacrement adorable de l’Eucha-ristie. C’est une grande question parmi lesthéologiens , de savoir si dans cette der-niere cene Jéfus-Christ célébra la pâque;fur cela les íentimens sont partagés : nousrenvoyons à l’article PAQUES la décisionde cette célébré dispute \ nous discuteronsles divers sentimens des théologiens ; &»ous prouverons, conformément à l’Écri-Tonie VI.

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ture, que Jéfus-Christ a , suivant la loi deMoyse, célébré la pâque la derniere annéede la vie. Voye^ PAQUES.

CENEDA, ( Géog.) villed’Italie,dansl’état de la république de Venise, dans laMarche Trévisane. Long. 2.Y. 50. la t. 4 6 .

CENÉEN , ( Myth.'j surnom de Jupi-ter ; il fut ainsi appelìé du temple. qu’Her-cule lui éleva dans l’Eubée , fur le pro-montoire de Cenée , après avoir ravagél’GXchalie.

CENIS, (LE MONT) Géog montagnela plus haute des Alpes, sor la route deFrance en Italie.

CENIS, ( Géog. ) riviere de l’Arnériqueseptentrionale , dans la Louisiane, qui sejette dans le golfe de Mexique.

CENIS ( les ), peuple sauvage de l’Amé-rique septentrionale, dans la Louisiane,vers la source de la riviere de Ce ni s.

_ CÉNOBITE , s. m. ( Hist. eccléf ) reli-gieux qui vit dans un couvent ou en com-munauté sous une certaine réglé, différenten cela de l’hermite ou anachorète , qui vitdans la solitude. Voy. HERMITE Ù ANA-CHORETE.

Ce mot vient du grec , commu-nis , & iìdr , vita , vie.

Cassen prétend que le couvent est diffé-rent du monastère , en ce que ce dernierest l’habiration d’un seul religieux ; au lieuque couvent node peut dire que de plusieursreligieux qm habitent ensemole & qui vi-vent en communauté : mais on confondaíîèz ces deux mots. Voye\C O U VENT &MONASTERE. .

L’abbé Piammon parle de trois diffé-rentes sortes de moines qui íe trouvoienten Egypte : les cénobites , qui vivoienten communauté ; les anachorètes , qui vi-voient dans la solitude ; & les Jabaraï-tes, qai n’étoient que de faux moines &des coureurs. Voye\ ANACHORETE.

II rapporte au tems des apôtres ì’insti-tution des cénobites , comme un reste ouune imitation de la vie commune des pre-miers fidèles de Jérusalem : S. Pacômepasse cependant pour rinstituteur de la viecénobitique , parce que c’eíHe premier qmforma des communautés réglées. Voye\

Réglé ù Moine. .

Danslecodethéodosien, lib. X /, tit. 30,

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